Scène 5 : L'apocalypse de la Bête

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Scène 5 : L'apocalypse de la Bête

Message  Faust le 2015-02-18, 4:09 pm

« Sais-tu que la vie est le cauchemar de ceux qui la rêve ? » (Apocalypse Now)

Dimanche 20 Janvier 2030 10:30AM, Twin Towers Correctionnal Facilities, Pavillon C pour détenus « mentalement instables», Los Angeles



Les Twin Towers. Historiquement une ancienne prison qui ne comptait que deux pavillons et avait hérité son nom d'une référence désuète aux tours jumelles du World Trade Center de New-York, cette prison accueille en 2030 trois pavillons dans lesquels s'entassent les criminels jugés trop dangereux ou trop dingues pour pouvoir être retenus par des prisons plus conventionnelles.

Suite à l'afflux ces dernières années de cinglés de tous poils sortis des quatre coins de tous les anciens Etats-Unis, cet endroit est devenu le centre à Very Important Psychopath le plus dangereux de Los Angeles. Sécurité maximum, tourelles automatisées, barbelés et enceinte haute de quinze mètres, matériel de surveillance Hi-tek, et un nombre de gardiens égalant celui de toutes les autres prisons de L.A réunies. Et même avec tout ça, ce n'est toujours pas suffisant : l'établissement est toujours listée dans la «zone rouge» du catalogue des établissements selects de la Haute Sécurité. Du coup être incarcéré ici est devenu un des pires cauchemars des criminels les plus endurcis, car comme le dit l'adage de ces dernières années : « Il y a plus de 10.000 façons de mourir à TT ». Et elles n'impliquent pas toutes les prisonniers eux-mêmes, à ce que tu as entendu dire.

Tu es donc accueilli sous une tempête maintenant diluvienne par de chaleureux molosses paranoïaques, qui te pratiquent une fouille au corps dans le détail et deux scanners avant de te laisser passer les formalités administratives.
Guidé jusqu'au pavillon C, tu remarques que ce bloc de détention est encore plus surveillé que les autres. Normal quand on connait le surnom d'Arkham qu'un petit malin de journaliste a eut un jour le bon goût de donner à cette partie plus récente du pénitencier.

L'asile d'Arkham ouvre donc ses portes devant toi, et tu comprends pourquoi ce petit nom a survécu depuis : une aura d'étrangeté te saute aux yeux avant même de pénétrer le complexe. Mais l'intérieur est bien pire. Est-ce que ça vient de la couleur sale des murs, du côté hôpital psychiatrique aux néons clignotant, de la lueur verdâtre qui se dégage de l'ensemble ? Tu ne saurais pas dire, mais tes sens exacerbés n'apprécient pas, et en ton for intérieur, toi non plus.

Au détour d'un des couloirs, le Dr Chilton apparaît alors devant toi.


Tout dans son attitude suinte un mélange de miel et d'arrogance lorsqu'il s'adresse à toi en te tendant une main amicale :
- Détective Dane. Un plaisir, vraiment ! Dr Chilton, le psychiatre personnel de Shawn Parker. Pardonnez mon aveux de but en blanc, mais j'admire votre travail et vos interviews, on peut dire qu'elles ne manquent jamais de mordant !
L'homme est tout à fait conforme au portrait que t'en a fait Daphnée. Suite à ta réponse éventuelle,  il semble marquer un temps de réflexion. Mais tu sens que cet homme est en représentation permanente, avec probablement des séances de répétitions intensives. Il affiche donc ensuite un masque calculé de contrition qui ne mérite pas un oscar, tout en t'accompagnant vers la "salle de récréation" où tu dois rencontrer Parker :
- Pardonnez-moi de poser la question, mais je ne suis pas sûr d'avoir bien saisi toute la teneur de cette visite agréablement surprenante à mon patient.... Il laisse la phrase en suspens, comme si elle se suffisait à elle-même, en posant son regard de fouine sur toi. Tout à coup en regardant ce type qui te fait un effet très dérangeant malgré ses manières, il te revient un souvenir lu à quelque part sur la définition d'un psychiatre : dément dont l'idée fixe est de soigner d'autres déments, et tu te demandes de plus en plus en l'observant s'il n'y a finalement pas un gros fond de vérité dans cette tirade.
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Re: Scène 5 : L'apocalypse de la Bête

Message  Masika le 2015-05-11, 11:12 am

Longue route dans la tempête qui libère sa furie sur LA, comme si la foudre pouvait purger la ville de sa corruption galopante. Les essuie-glaces peinent à me donner une vision nette, ou est-ce la fatigue qui me trouble la vue ? J’ai à nouveau une petite pensée coupable pour Kat’ que j’ai laissé se dépatouiller avec les questions qui ne vont pas manquer au sujet de ce nouveau meurtre et de sa ressemblance, pas fortuite, avec le précédent.

TT. Twin towers. L’édifice, sombre et inquiétant, paraît toiser mon arrivée.

Je passe le contrôle d’accès, pointilleux, en me demandant ce que ce doit être pour les prisonniers. Finalement, je préfère pas le savoir et, surtout, j’espère que je n’aurai jamais à le savoir. Furieuse envie d’une clope, mais il est trop tard pour ça. L’intérieur est pire que l’extérieur. L’intérieur organique d’un monstre qui dévore ses enfants impies.

* Putain, matt’, arrêtes la sinistrose. On dirait un condamné qui monte à l’échafaud.*
Quoique qu’à bien y réfléchir, il y a un peu de ça.

Les couloirs à l’ambiance surannée ajoute à l’atmosphère étouffante de l’endroit. Les guides qui m’avaient jusque-là accompagné me remettent aux mains du maître des lieux. Il ne me faut que quelques secondes pour estimer que ce type devrait être enfermé avec ceux dont il a la garde. Un prédateur. Peut-être que vivre entouré de monstres vous transforme vous aussi en une sorte de créature avide et cruelle. Concernant le Dr Chilton, j’ai cependant l’intuition qu’il n’a pas attendu sa nomination à TT pour développer ces traits de caractère.

Je décide jouer son jeu. Un jeu dans lequel je me sais moi aussi exceller :

- Docteur Chilton. Tout le plaisir est pour moi. Faire face à une meute de journalistes me semble bien plus aisé que de se mesurer au public qui est le vôtre. D’autant plus que le mordant doit sûrement être pris au premier degré dans un endroit comme celui-ci.

Ce mec a besoin qu’on reconnaisse son génie. Daphnée avait été claire sur ce point, mais même sans son éclairage, c’est lisible dans ses attitudes. Je renvoie à son regard de fouine une expression neutre, indéchiffrable. Matthew en mode crypté. Celui des interrogatoires.

- Voyons, docteur, je pense qu’un homme occupant vos fonctions lit la presse. Inutile donc de faire injure à votre esprit en énonçant des conclusions auxquelles vous êtes déjà arrivé.

Demi-sourire.

- Et si à la place vous délivriez vos propres conclusions sur Shawn Parker ?
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Re: Scène 5 : L'apocalypse de la Bête

Message  Faust le 2015-05-11, 11:46 am

Il marque comme un temps d'arrêt. Tu sens directement le clinicien à l'oeuvre. Il essaie de t'analyser. Mais il se reprend vite :
« Mes conclusions...Oui, bien sûr...»

Encore un temps d'arrêt. Il pense. Mais apparemment pas à ses conclusions, qu'il doit connaître par coeur. Il affiche alors un sourire en t'emmenant vers une porte au bout du couloir, tout en prenant le ton de la confidence grave :
«Monsieur Parker est un sujet très intéressant, je peux vous l'affirmer. Aucuns remords, aucune émotions, c'est presque un cas témoin pour toutes les études sur les Sociopathes, vous savez ?...Vous avez lu mon livre, je suppose...», il n'attend même pas ta réponse : «Shawn Parker est un cas fascinant en vérité. Mais instable...». Il marque une micro-pause, et tu sens que son ton a changé. Ton habitude du milieu des requins te fait dire qu'on vient de passer en mode négociation : «...Très instable, à dire vrai. En fait, les visites lui sont interdites. Autant pour la santé des autres que pour la sienne...Il a tendance à...Disons avoir des réactions imprévisibles. Et si vous saviez le nombre de sessions qu'il faut ensuite pour qu'il recouvre son équilibre...». Encore une micro-pause. Puis il enchaîne avec un dosage mesuré de miel et de vinaigre : «Vous savez, j'ai toujours admiré votre travail. Devenir ce que vous êtes devenu...C'est admirable. J'imagine que la pression doit être à la limite du supportable dans ce genre d'affaires. Tous ces journalistes, toutes ces questions...Si peu de réponses. Peut-être que l'aide d'un professionnel en criminologie vous serait utile ..?.. N'allez pas prendre ça pour du débauchage, bien sûr ! Mais je serais ravi de vous faire partager mon expertise sur le cas Parker et...Sur l'affaire en cours...».

Tu commences à comprendre de mieux en mieux pourquoi Daphnée avait l'air de vraiment le détester. Ces deux là sont un peu comme une super nova et un trou noir, et le contraste et de plus en plus saisissant.
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Re: Scène 5 : L'apocalypse de la Bête

Message  Masika le 2015-05-11, 2:23 pm

Chilton n’est pas arrivé au cinquième mot de son baratin que l’envie de lui claquer sa face de conspirato-psychanalyste vient me démanger. Réfrénant mes pulsions de psychopathe de la trempe, je me contente d’acquiescer à la pénible introduction de Chilton pour sa demande. Ce type est aussi balourd dans son approche qu’un hippopotame qui cherche à draguer une gazelle. Comment ce mec a t-il réussi à occuper ce poste et, surtout, s’y maintenir ?

Lorsqu’il en a terminé de son monologue sans fin sur une demande que j’ai vu arriver depuis que je lui ai serré sa main humide, je ne me départis pas de mon masque impénétrable de flic et réponds :

- Croyez bien, docteur, que je serai ravi d’avoir les conseils d’un professionnel de votre calibre. Un professionnel qui, sans nul doute, sait que l’important dans ce genre de cas est d’abord d’observer le sujet par soi-même pour ne pas être influencé par l’avis d’un tiers. C’est pour cette raison que je préférerai rencontrer Shawn Parker d’abord, avant de recueillir votre avis.

Je marque une micro-pause et ajoute :

- Ne vous inquiétez pas, je ne compte pas déstabiliser votre patient, je veux juste lui poser quelques questions. Mais si ça vous pose des problèmes, nous pouvons appeler ensemble le juge Ruiz, qui lui-même pourra appeler Monsieur le Maire si nécessaire ?

Je fixe Chilton, sans que le moindre trait de mon visage ne trahisse le jeu auquel nous nous livrons. J’ai pourtant une terrible envie d’emplafonner ce connard fini, surtout après la nuit que je viens de vivre.
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Re: Scène 5 : L'apocalypse de la Bête

Message  Faust le 2015-05-11, 2:52 pm

Il te regarde déballer ton matos de guerrier de la négociation, et tu as l'impression que sa mâchoire s'est décrochée. Il reste ahuri une seconde, avant de répondre d'un air obséquieux en se reprenant en main :
- « Non, non, bien sûr...Je m'en voudrais de déranger le Maire et le Juge Ruiz pour si peu...J'espère que vous pourrez leur expliquer bien sûr que c'est un service que je rends à la communauté...Suivez-moi, c'est par là », dit-il en t'amenant devant la porte où est marqué "Salle Commune". Enfin, ça n'a pas l'air d'être très à jour, vu que la pancarte à l'air de dater du jour de l'ouverture.

Deux molosses à l'entrée te fouillent à nouveau avec une simple introduction de "Bonjour Docteur Chilton". Un gros rouquin avec des airs de gars de la sécurité déguisé en costume blanc d'aide-soignant te dit avec un air d'automate :
- « Ne lui tendez rien, ou alors vous demandez on lui fera passer. Ne vous avancez pas. Et surtout au moindre problème, vous faites un signe, on sera juste à côté...», finit-il en mettant la main à son taser. Son collègue, une masse de muscle de chez Ikéa t'ouvre la porte, et les deux t'escortent à l'intérieur sous le regard curieux de Chilton.

La pièce est une sorte de gymnase reconverti. Gradins, une autre grande porte en face, et au milieu de cette arène improvisée, une table, une seule, et une chaise en aluminium. Assis là, tu finis par distinguer en t'approchant la silhouette d'un Shawn Parker pied et poings enchaînés à un système visiblement prévu pour sur la table.Et la prison l'a visiblement bien changé :


Il t'observe calmement, les mains enchaînées jointes sur la table. Plus encore que sur les photos, son regard est aigu, comme s'il te transperçait. Mais tu ressens sur son visage autre chose. Est-ce la folie, le désespoir, son traitement de choc ? Difficile à dire, mais lorsque tu approches, tu sens que tu viens de pénétrer dans l'antre de la bête, et son regard est celui d'un flic. Ou d'un tueur. Celui d'un prédateur à l'affût.
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Re: Scène 5 : L'apocalypse de la Bête

Message  Masika le 2015-05-11, 3:40 pm

Chilton lâche plus vite que je ne l’aurai cru, mais ce n’est pas pour me déplaire. Je n’ai pas vraiment de temps à perdre avec ce genre de rapace, pas en ce moment tout du moins. Je laisse les deux infirmiers me fouiller, bien qu’ils me fasse plus l’effet de cerbères gardant la porte des enfers que celles de gentils infirmiers se préoccupant de la santé d’un patient. J’hoche simplement la tête à leurs recommandations, je n’ai de toute façon pas l’intention d’aller faire la bise à l’ancien COPS. Enfin je pénètre dans l’antre du monstre, du moins est-ce ainsi que tout le monde s’est évertué à me le présenter.

J’avance dans la salle calmement, un peu étonné que l’entretien se déroule dans un endroit de ce genre. Au fur et à mesure de mon avancée, je commence à distinguer les traits de Shawn Parker. Pas besoin d’être un grand physionomiste pour se rendre compte que les photos que j’ai eu sous les yeux n’ont plus grand-chose à voir avec le prisonnier que me fait face à présent. J’avance dans le silence uniquement brisé par le son de mes pas. Je peux très bien m’imaginer Parker s’empresser de me dévisager lui aussi, sans doute en ruminant ses projets à mon sujet. Je dois lui faire l’impression de la biche qu’on envoie dans la cage aux lions. A moi de lui montrer qu’il se trompe.

Je prends place sur la chaise qui a été laissé à mon attention. Prenant soin de suivre les consignes données à la lettre, autant pour ma propre sécurité que pour mon interlocuteur qui m’observe. Enfin, je redresse mon regard pour croiser le sien. Mon regard azur ne faiblit pas, du moins est-ce l’espoir que j’entretiens, mais sans y faire percevoir un défi, juste de l’intérêt.

- Bonjour Shawn.

Sans attendre de réponse de sa part, je considère un instant la pièce qui nous entoure. Nul doute que Chilton doit se montrer un observateur attentif de notre entretien.

- J’ai déjà vu des cellules plus réduites, dis-je d’un ton pourtant dénué d’humour.

A nouveau, mon regard se pose sur Parker, que j’observe pendant de longues secondes avant de reprendre :

- J’imagine que tu sais qui je suis, ce qui devrait nous épargner une fastidieuse présentation mutuelle. Je pense que tu sais également pour quelle raison je suis ici. Alors on va là aussi s’épargner les formalités d’usage pour se concentrer sur l’important. Quel est ton prix ?

Je fais à présent silence, continuant à détailler le visage usé de feu l’ennemi public numéro un.
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Re: Scène 5 : L'apocalypse de la Bête

Message  Faust le 2015-05-11, 4:33 pm

L'ex-COPS tueur en série présumé ne dit rien et te laisse parler. Mais tu sens qu'il est réellement attentif a tout ce que tu lui racontes. Il esquisse d'abord un léger sourire en coin à ta plaisanterie sur la taille de la cellule, puis te laisse continuer sur ton approche pour le moins directe.

Au début, aucun trait ne bouge. Un bloc de glace. Tu aurais pu lui annoncer qu'il avait oublié son slip chez toi, ça lui aurait probablement fait plus d'effet. Puis après quelques secondes où vos regards de professionnels se croisent dans un combat presque palpable pour ne rien lâcher, il se relâche en arrière, emportant ses chaînes avec lui, et...T'applaudis des deux mains dans un bruit de métal :
- Bravo ! Bravoooo !

Il sourit ensuite. Un sourire franc et amical :
- Voilà pourquoi j'étais sûr que tu finirais COPS. Ah ! Cet enfoiré d'Hawkins me doit 100$ !...Petite intro vanne pour détendre l'atmosphère, et vu que t'as les blancs, dit-il en regardant les deux molosses avec un léger sourire sans joie : T'envoies directement la sauce. Agressif. Efficace. Déstabilisant. C'était vraiment...Impressionnant !

Tu sais comment sont les flics. Tu le sais, parce que tu sais que tu ferais probablement la même chose. Et il t'es impossible en regardant ce type de savoir s'il est sincère, ou s'il se fout de toi. C'est comme si un mec commençait un polygraphe en disant un truc insensé et que la machine ne bouge pas d'un millimètre. Et tu sais que tous les flics chevronnés (dont toi) êtes habitué à mentir. Mais soit ce gars te dit la vérité, soit il a l'art d'arriver à faire croire à la sincérité avec une acuité impressionnante.

Il t'observe, détendu, comme si tu étais un vieux copain qui lui rendait visite. Il soulève un sourcil :
T'as raison. Enfonçons les portes ouvertes. Tu es là, et on sait tous les deux qu'il n'y a qu'une raison pour qu'on me sorte de mon palace avec tout le tralala et les frères Marx. Copycat ?...Mais c'est étrange. Parce que si c'était un copycat, vu le placard dans lequel on m'a mis, il faudrait que ce soit...Grave...A moins...

Il semble réellement réfléchir une seconde, avant d'ajouter :
-...A moins évidemment que vous pensiez que j'y suis pour quelque chose...
Jet réussi de Psychologie

Là. C'était presque imperceptible pour des sens normaux. Mais toi tu l'as senti, tu l'as vu. Ce léger rictus, presque invisible à la commissure de ses lèvres. Ce léger regard avec une toute petite pointe de trop d'assurance. Cette imperceptible augmentation dans le rythme, comme quand on lâche une phrase préparée qu'on attend de caser. Il sait. Tu ne sais pas ce qu'il sait, et tu ne sais pas comment tu le sais, mais tu devines maintenant qu'il ment. La bonne nouvelle étant que tu le sais, la mauvaise étant que ce type est un monstre du mensonge et que si tu n'avais pas été dans ton état de supernano, tu serais passé à côté.

Il t'observe encore en reculant, puis finalement soupire l'air un peu blasé :
- Écoutes...Détective ? Je sais pas ce qui t'amène, et je pourrais profiter de ta visite pour te faire la conversation pour finalement t'avouer que je ne suis pas celui que tu cherches. Mais...Comme tu l'as dit, on va peut-être se passer des préliminaires ?

Mais encore une fois, tes super-sens de nanobots te disent que ces micro-tics contredisent ses paroles. Il attend. Quelque chose. Mais quoi ? Que tu lui en colles une ? Que tu t'énerves ? Que tu t'apitoies ? Malgré tes nouvelles capacités, difficile à dire, ce type est plus dur à lire qu'un manuel en Taïwanais.
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Re: Scène 5 : L'apocalypse de la Bête

Message  Masika le 2015-05-11, 5:00 pm

Je dodeline doucement de la tête en observant son cirque. Je n’espérais pas le coucher d’entrée, au vu de sa réputation et des clefs données par Daphnée, mais tout dans son attitude sent le contrôle, la maîtrise de soi. Une capacité inédite à masquer son jeu, même pour un habitué de cet exercice dans mon genre. Parker aurait dû se mettre au poker, il aurait sûrement fait un max de blé, si tant est que ce soit son centre d’intérêt. Ce dont je doute. Un instant, cette performance « inhumaine » me ramène à mes propres démons et les cellules inorganiques qui peuplent mon corps. Parker a-t-il vécu la même chose ? Est-ce que cela l’a transformé en cette créature qui semble dénuée de sentiments ?

Je remets mes questions à plus tard, l’heure n’est pas encore à se lancer dans l’analyse. D’autant plus que mon génie tueur de série vient de commettre une erreur. Certes infime, mais elle est là. Il ment. L’orgueil reste finalement mon péché préféré.

Il sait, et il ne veut pas que je m’en rende compte.

Je m’adosse un peu plus fort contre le dossier de la chaise inconfortable, masquant ma découverte. Et puis je lâche la bombe, conscient que Chilton va surement s’arracher ses cheveux parfaitement gominés après ça.

- Je suis venu ici pour que tu me parles de ta femme. Je veux savoir qui l’a assassiné.

Inutile d’en dire plus pour le moment.
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Re: Scène 5 : L'apocalypse de la Bête

Message  Faust le 2015-05-11, 5:51 pm

Ton soudain changement de cap apparent lui fais plisser les yeux une seconde à peine, comme s'il évaluait quelque chose. Il reste là, à te scanner comme s'il allait en sortir un numéro de série. Puis contre toute attente...Il rit. Un rire franc qui emplit le silence pesant de cette arène carcérale. Un rire franc, et tout ce qu'il y a de plus vrai. Mais toi tu peux y sentir une note de désespoir.

Son rire se calme aussi vite qu'il est venu, dans un soupir :
- Ah....Merci. Tu sais, j'ai plus beaucoup d'occasion de rire, ici. Groucho, Chico et Chiltounet,  ils n'ont aucun humour... Puis il se penche un peu (les gardes sont prêts à réagir mais il leur sourit), et te glisse plus prêt en murmurant : Et ils n'ont pas ton intelligence.... En reculant il te fait un clin d'oeil à l'effet assez bizarre parce que son regard est devenu un peu...Fou. Et encore plus dangereux. Étrangement une image te vient sur ta nouvelle acuité. La vague image que tu regardes un tableau pointilliste très clean vu de loin, mais avec des points que toi seul peut voir et qui forment un visage bien différent. Un visage de chaos et de folie. Et plus tu regardes bouger les points, plus tu te dis que ce clin d'oeil, cette remarque, était fait pour saluer le fait que tu l'avais percé à jour, et que tout ceci n'est qu'un vilain jeu. Tu commences à te demander si jusqu'ici il n'attendait pas que cela. Que tu aies les capacités de remarquer ces choses imperceptibles.

Il enchaine alors, comme revenu à la figure de départ. Mais il a arrêté de parler fort pour que Chilton et les gardes entendent :
- Matthew, matthew matthew...Et dire que je m'attendais à une banale partie d'échec, un truc ennuyeux à mourir. T'as monté le jeu à un tout autre niveau, mon pote..., il a sourire en coin en soulevant les sourcils : mais fais attention, si tu continues à me prendre mes tactiques et mes répliques, tu vas mal finir, dit-il en montrant la salle du regard avant de planter son regard glacé en glissant sa langue sur ses lèvres discrètement une seconde : Tu sais...La scène a ses rôles, et les réalisateurs n'aiment pas trop qu'on bousille leurs scripts..., finit-il en mettant sa main devant sa bouche de façon presque théâtrale.

Etrangement ici, pas une seule faute de frappe. Tout est bon, à la virgule prêt. Et CA, c'est inquiétant, parce que ses propos sont de plus en plus étranges. Il recule sur le dossier de sa chaise et pose les pieds sur la table :
- Ma femme...Ma femme...Qu'est-ce que j'ai fais de ma femme...Comment elle est morte ? Franchement...Tu as toute l'artillerie avec toi, et toi tu veux juste me faire plier ? Qu'est-ce que tu crois, que je vais craquer ?, son ton monte quand même. Il lâche les pieds de la table, et se rapproche à nouveau : Tu crois que je n'ai pas eut assez de temps pour digérer tout ça ?...J'ai un très bon psy, figures-toi...

Puis il recule et ricane dans sa barbe avec un petit sourire. Du moins c'est ce que tu crois, jusqu'à ce que l'impensable se produise.Tu l'entends au travers du ricanement. Pas plus qu'un chuchotis, mais toi tu l'entends.... :
- Tu crois tout savoir sur tout, hein, superflic ?...Tu commences à douter ? C'est bien. Parce que toute cette histoire est très très loin de ta catégorie mon grand...Alors commences à creuser. Parce que si c'est pas encore le cas, ils seront bientôt là. Et là tu comprendras que t'as tout faux, cowboy. L'ennemi est pas toujours celui qu'on croit, alors ouvres les yeux, Junior. Et maintenant, Showtime...

Son ventriloquisme a dû passé complètement inaperçu, à part pour toi, et uniquement a condition que ça n'ait pas été une hallucination. Il se renferme alors, et son visage commence à devenir le masque d'une haine froide :
- TU PENSES ME CONNAITRE, DANE ? TU PENSES QUE TU PEUX ME FAIRE CRAQUER ?! NON, TU ME FERAS JAMAIS CRAQUE ! TU M'ENTENDS, JAMAISSSSSSSS !!!! JE SUIS LE SERVITEUR DU SERPENT, ET IL ARRIVE ! OUI EN VERITE, IL SERA BIENTOT LA, ALORS PRÉPAREZ VOUS ! Il frappe comme un sourd sur la table, et la réaction des gardes est immédiate, ils sortent leurs tasers en avançant vers lui d'un air...menaçant.
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Re: Scène 5 : L'apocalypse de la Bête

Message  Masika le 2015-05-11, 6:28 pm

Un frisson court le long de ma colonne. Pour la première fois depuis que j’ai pénétré dans l’arène, je ressens la peur. Une peur qui se matérialise sous la forme de iceberg qui vient prendre ses quartiers dans mes entrailles. Ce sont les propos de Daphnée qui viennent me sauver d’un matthew version titanic. « Ne le laissez pas vous dominer ».

Je lève une main apaisante en direction des infirmiers.

- Tout va bien, messieurs. M. Parker en a terminé avec la démonstration de ses talents de comédien.

Je me redresse du dossier sur lequel, inconsciemment, mon dos s’était un peu plus appuyé. Je me lève, utilisant un ton qui oscille entre la vexation et l’assurance.

- Tout cela est fort intéressant M. Parker, mais nous nous reverrons. Rapidement. Et croyez bien que vous finirez par me révéler ce que je veux savoir sur le meurtre de votre femme.

Je me baisse légèrement pour lisser les plis de mon pantalon en adoptant l’attitude de flic snobinard que Chilton m’a vraisemblablement attribué et que je ne compte pas dissuader. Ce mouvement a pour ambition de me permettre de glisser à ses seules oreilles :

- Quand on indique une direction, il est de bon ton de fournir la boussole qui va avec. Wodanaz, Shawn.

Je me redresse, tourne les talons et entame ma sortie. Je marche d’un pas serein, conscient que le regard de Shawn Parker doit peser sur mes épaules. Le bloc de glace au milieu de mon ventre ne semble pas se décider à fondre.

* Tu joues un jeu dangereux, matt’. Très dangereux.*

J’attends que les infirmiers viennent m’ouvrir les portes de la salle commune, que je franchis sans un regard en arrière.
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Re: Scène 5 : L'apocalypse de la Bête

Message  Faust le 2015-05-12, 9:19 pm

Il n'a pas l'air calme. Pourtant tu sens toi qu'il l'est. Totalement sous contrôle. Tout ceci n'est qu'une vaste comédie, probablement destinée à votre "public".

Il ne bouge pas lorsque tu parles, mais prends une pose légèrement agité. Les deux infirmiers te font une tête dépitée du genre "Mais vous êtes malade !?!". Mais ils te laissent devant lui, se disant probablement qu'ils préfèrent que ce soit toi plutôt qu'eux.

Lorsque tu te baisses et prononce ta phrase, tu sens...Comme un «écho» qui apparaît devant tes yeux, comme si tu pouvais entendre son regard...Ses pensées ? Sensation synesthésique assez flippante.

Il te chuchote juste une chose avant que tu ne décolles :
- Au royaume des aveugles...

Tous les regards sont sur toi lorsque tu pars avec ta prestance et ton calme olympien apparent. Les deux infirmiers te rejoignent, l'un secoue la tête en te regardant comme pour signifier que tu es complètement secoué du bocal. Alors qu'ils vont t'ouvrir, la voix de Shawn s'élève :
- Le poison du Serpent est maintenant en son Fils, mais en vérité le poison est la clé, Dane !...Le serviteur d'Odin frappera bientôt à la porte, Matthew, et il réclamera le dernier fils de l'Immense bête ! Il le sacrifiera au 5609ème Cercle des Enfers, là où tout a commencé ! AHAHAHAHAHAHAHahahahahah !!!....

Au moment où tu sors, Chilton est comme un chien qui remue la queue :
- Il sait quelque chose, n'est-ce pas ? Qu'est-ce que ça voulait dire ? C'était en rapport avec votre affaire ?, demande-t-il tout en tournant autour de toi comme une hyène en chaleur.
Je te laisse lui répondre, et décider de ce que tu fais maintenant.
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Re: Scène 5 : L'apocalypse de la Bête

Message  Masika le 2015-05-13, 1:08 pm

Fin de l’acte 1 de la pièce « Matt’ dans la cage aux monstres ». Sortie pas sous les applaudissements, mais plutôt l’incompréhension des deux molosses dans leurs tenues diaphanes et sous l’œil avide du caniche à poils gominés qui attend son os. Ma tête est ailleurs.

D’abord le contact quasi-perceptible que je viens de ressentir avec Parker, alors que nous étions à plusieurs centimètres l’un de l’autre. Cette proximité me ramène immédiatement à l’empathie qui me lie au tueur. La conclusion me paraît évidente : Shawn Parker a le corps lui aussi pourri de ces saloperies qui habitent le mien. Et l'enchaînement logique ce cette pensée est que tout ce merdier remonte à des années, et aussi que si Parker a fini en cabane, que va-t-il advenir de moi ? J’appuie deux doigts sur mes yeux, comme pour effacer le voile paranoïaque qui embrume mon esprit et reprendre contact avec la réalité.

Et la réalité, c’est ce foutu docteur qui vient comme un vautour quémander les restes de son patient. Vaguement agacé, je le regarde sans le voir et dit :

- Je ne sais pas docteur, dis-je avec toute le calme dont je suis capable. Le mieux est que vous visionniez l’enregistrement que vous avez fait de cet entretien et que nous échangions sur nos différentes opinions lors de ma prochaine venue. Pour le moment je suis attendu, et je vous serai reconnaissant de me raccompagner.

C’est tout ce que ma patience me permet avant de lui mettre un coup de tronche, et je fais en sorte de le lui faire sentir.

*Fils du serpent *

Ces trois mots viennent me frapper avec force alors que nous parcourons les couloirs en chemin inverse. Je n’avais pas fait attention à cela lors de mon « échange » avec le tueur, mais lui aussi avait utilisé ces mots. Ce n’est que maintenant que je réalise que cette appellation m’est destinée. Et à nouveau Parker a fait allusion à mon aveuglement, comme le tueur auparavant. Il semble que le « Serpent » soit  le maître d’orchestre des évènements qui se précipitent et gravitent de plus en plus près de ma personne.

Fils du serpent. J’ai d’abord pensé à une métaphore, mais s’il s’agissait d’un titre à prendre au premier degré ? Et si mon père… Non... c’est impossible. Parker et le tueur sont de mèche et veulent tout simplement m’orienter dans une mauvaise direction.  

Mais la nano-technologie, n’est-ce pas exactement la spécialité de Dane senor ? Papa tommy… Mais pourquoi ?

« Le dernier fils de l’immense bête ». A nouveau l’image d’Alicia et de l’enfant qu’elle porte en elle. La conversation avec Daphné me revient en mémoire. Et si les victimes constituaient un cercle où chacune d’entre-elle formait une rune magique ? Mais quel en est le but ? Que recherche le Serpent, que veut il ressusciter ?

Je sors de ma transe au moment où j’arrive aux portes de la prison. Après avoir remercié mes accompagnateurs de manière polie mais rapide, je me dirige vers le parking. Le bon point est que j’ai récupéré mon paquet de cigarettes en même temps que le reste de mes affaires. L’âcre fumée envahie ma bouche avec une sensation réconfortante de réalité tangible.

*T’es en plein délire mon pauvre matthew !*

Pourtant, trop de faisceaux convergent vers Dane tech pour ne pas que je tienne pas compte. Les feuillets dans les visions délirantes du tueur : « Future is now » marquent mon esprit au fer blanc. Les rumeurs sur des projets de recherche illicites financés par des mécènes occultes sont sortis à intervalles réguliers dans la presse au sujet de l'entreprise paternelle. Je n'y avais jusque à présent jamais prêté oreille, mais maintenant...

Je grimpe dans ma voiture.

Coup de fil en bluetooth :

- Thomas ? Matt à l’appareil. Dis-voir, je sais que tu es occupé avec le gang des braqueurs, mais tu peux me confirmer que la filoche de ma frangine est en place ?

Mauvais pressentiment, putain de mauvais pressentiment.

Après confirmation ou renouvellement de ma demande, je raccroche et compose un nouveau numéro, prêt à laisser un message si le téléphone ne se décroche pas :

- Daphné? (Pause en quête de mots qui ne viennent pas)… daphné, c’est matthew. Je ne sais pas comment m’excuser pour mon comportement de ce matin… Je… j’aimerai vous revoir.

Et enfin last but not least:

- Bonjour, je suis bien au secrétariat de M. Tommy Dane ? Matthew Dane à l’appareil, pouvez-vous me le passer s’il est disponible ?

En tête une to do list : rencontrer mon père ou fouiller son bureau s’il est absent. Contacter Kato pour l’histoire de la boîte artisanale. Rappeler Seamus pour en savoir plus sur ce bordel nano-technologique. Voir Daphné pour me faire pardonner et savoir si le serpent a un sens dans la mythologie nordique (surtout me faire pardonner en fait). Faire mes propres recherches sur la mythologie nordique le cas échéant… Ne pas oublier d'acheter des steacks pour le repas du soir. Faire une visite de courtoisie au Dr Suresh avant d'acheter les steacks. Faire en sorte que ma soeur loge dans l'appart' de Kim pendant l'absence de cette dernière. Pas trop envie de la laisser dans la demeure familiale si le monstre est à l'intérieur! Rouler moins vite aussi, à ce rythme je vais finir dans le décor.
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Re: Scène 5 : L'apocalypse de la Bête

Message  Faust le 2015-05-19, 4:08 pm

Le bon Docteur devant ton agacement semble adopter le repli stratégique du couard manipulateur :
- Oui, oui, bien sûr...C'est par là.

Il n'ose plus sortir un mot, et tu entends à peine son babillage auquel tu ne réponds pas. Même sa poignée de main et son commentaire s'effacent de ta mémoire aussi vite qu'ils sont venus.

Tu es concentré sur tes réflexions, ta clope, et en entrant dans ta voiture, sur tes options. Tu connectes le bluetooth, et la sonnerie de ton premier appel résonne. Apparemment, pas de réponse. Appel trois fois. Toujours pas de réponse. Il te semble revenir en mémoire qu'il préparait une conférence de presse. Peut-être est-il en briefing ou en plein milieu de la conférence. A moins que...

En attendant, deuxième coup de fil. Encore un répondeur, à croire que c'est à la mode ces temps-ci. Tu laisses ton message. Sans dire que tu n'as pas de temps à perdre avec ça, mais un mauvais pressentiment vient de t'assaillir.

Troisième et dernier appel avant de retenter un autre coup de fil. La secrétaire de ton père hésite un instant, mais finis par céder :
- Très bien, Monsieur Dane. Je vais voir ce que je peux faire. Ne quittez pas.

Musique de mise en attente que tu avais l'habitude d'entendre huit fois par jour passé un temps. Et c'est toujours la même. Et elle est toujours aussi chiante.

Après bien trois minutes d'attente (à croire qu'être le fils du PDG ne suffit pas), le clic du décrochage :
- Matthew ? Qu'est-ce qu'il se passe ?, dit-il avec ce que tu reconnais subtilement comme étant sa façon de paraître inquiet.

Même si tu comprends, tu ne peux pas t'empêcher de penser que sa réflexion pourrait te paraître presque vexante.
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Re: Scène 5 : L'apocalypse de la Bête

Message  Masika le 2015-05-21, 6:28 pm

Assis dans ma voiture, sur le parking de TT, je passe mes coups de téléphone qui échouent sur des répondeurs jusqu’à celui de « papa ». Effet mémoriel immédiat consécutif à la musique d’attente, je me souviens de la fête d’anniversaire des 13 ans d’Alicia et de son test de substances stupéfiantes qui avait débouché sur une forme de coma de ma divine frangine. Appel en catastrophe au géniteur et cette même musique d’attente insupportable. Le visage livide de Gina vient se superposer à celui de l’adolescente qu’était Alicia.  Mes poings se serrent. Envie de hurler.

La voix paternelle, pleine d’une inquiétude hypocrite.

Calmes-toi.

J’ouvre les yeux sur les miradors et les grilles de Twin Towers.

- Bonjour papa. Garder la maîtrise. Jouer sur les bonnes intonations et faire sentir une urgence. Il faut que je te vois maintenant. Je suis pas loin de ton bureau. Je sais que tu es très occupé, mais c’est un cas d’urgence. Je voulais juste t’avertir avant de débarquer. A tout de suite.

Je raccroche le téléphone sans lui laisser l’occasion de s’opposer à cet impromptu. Je démarre la voiture, quittant le parking de l’antre de Parker, puis accélère jusqu’à atteindre une vitesse à faire pâlir d’envie un nem survitaminé. Le paysage urbain s’étend jusqu’à ne faire qu’une ligne uniforme aux couleurs variées.

* J’espère que Thomas a bien mis en place la surveillance que je lui ai demandé…* me dis-je tandis que les évènements de ces deux derniers jours se percutent dans mon cerveau, qui semble pourtant parvenir à les trier et les assembler en diverses hypothèses avec une facilité dont je ne me serais certainement pas cru capable. * Putain de nanites à la con…* Une part de moi sait que je suis encore en vie grâce à ces horreurs après le Sun & Sushis, mais je sais également qu’elle sont à l’origine de mes emmerdes. Etrange sensation. Un peu comme celle que doit ressentir un pénitent dans l’antichambre des enfers.

TILT.

5609ème enfer. Je savais bien que cette allusion de Parker ne cadrait pas avec le reste des conneries qu’il débitait. La photo du premier crime de Parker dans le PARD remonte de ma mémoire. Numéro 5609. Comment ai-je retenu ce numéro d’une photo au milieu d’un fouillis d’informations, impossible à savoir (putain de nanites à la con).

Le bunker, dans le désert. Impossible qu’il s’agisse d’une coïncidence, Parker est bien trop intelligent et retors pour ça. Parker cherche à insinuer que tout terminera là-bas. Une manière de boucler la boucle. Une manière aussi de me confirmer son implication dans les événements en cours. Il sait ce qui est programmé par la suite.

Building de Dane Tech. Je gare la voiture, satisfait d’avoir pu décrypter en parti le salmigondis des propos de l’ancien COPS. Un autre défi m’attend ici. Et comme pour Parker, je compte bien enregistrer cette petite discussion avec Papa… Ou le Serpent ?  

Un doute m’étreint alors que je m’avance vers les larges marches qui mènent à l’entrée du Building. Peut-être suis-je sur une fausse piste concernant mon père. Et si le serpent n’était qu’une désignation pour une sorte de traître ? Que mon père et Suresh avaient promis quelque chose au tueur, comme sauver son enfant par l’utilisation de nanites, dans un procédé qui aurait échoué. Le tueur, et son maître, chercheraient alors via les rituels à démontrer le mensonge de Dane Tech, avec une conclusion finale à laquelle je dois servir de témoin aux yeux du monde.

Alicia.

Je ne peux m’empêcher de conclure que quelles que soient mes hypothèses, tout me ramène à ma sœur. Et que mon père soit innocent ou l’horrible cerveau de cette affaire, je sens confusément que ma sœur ne peut-être que la dernière victime de cette folie meurtrière.

Quoi qu’il en soit, je ne sortirai pas d’ici sans savoir à quel niveau  se situe l’implication de Papa Dane dans cette histoire.

Je pénètre dans la tour de verre.
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Re: Scène 5 : L'apocalypse de la Bête

Message  Faust le 2015-05-21, 7:13 pm

|◄◄ (Quelques minutes après le départ de Matt du pénitencier)

L'homme aux lunettes à écailles regardait Chilton d'un air dangereusement menaçant. Celui-ci se sentait comme un patient qu'on examine, ou un étudiant qui va se faire taper sur les doigts. D'autant qu'il n'était pas du bon côté de son propre bureau. L'homme aux traits trop banals finit par briser le silence de sa voix monocorde d'un calme glacial :
- Et c'est tout ?

Chilton ne savait pas ce qu'il devait dire. Il ne voulait pas contrarier cet homme. Surtout pas. Il se décida donc pour une franchise un peu niaise :
- O...Oui. J'ai fait tout ce que vous aviez dit. Ne pas lui mettre la puce à l'oreille, faire profil bas, passer pour un imbécile..., répéta-t-il en se rappelant de ses instructions avant que Dane n'arrive.

Les lunettes d'écailles le transpercèrent d'un regard noir curieux :
- Et il n'ont rien dit d'autre que ça ? Pas d'autres indices que cette phrase ?

Le psychiatre commençait à se sentir nerveux. Il connaissait les méthodes et le profil de cet homme. Ses doigts commençaient à danser une gigue sur l'accoudoir de sa chaise. Il cria presque malgré lui :
- Non ! Je vous le jure ! Revisionnez les bandes si vous voulez...

Mais il savait que l'homme en costume classique noir assis à sa place devant l'ordinateur l'avait déjà sûrement fait. Il posa ses mains jointes sur le bureau et eut un légèr tic d'agacement. Chilton devint livide :
- Je vous ai donné un objectif simple. Et vous me ramenez une phrase cryptique et aucun indice. Vous êtes d'une incompétence rare, Docteur...

Chilton ne dit rien. Il se tassa, comme s'il voulait disparaître, en essayant de dissimuler son malaise. Mais rien n'échappait au regard d'Aigle de l'homme au costume noir. Dire qu'il ne connaissait même pas son nom !

La voix s'éleva à nouveau, dure et associée à un masque placide :
- Très bien. Je vous crois...Mais nous en avons fini avec ce petit jeu avec Parker. Je ne veux pas savoir comment, mais faites le parler. Mes hommes vous fourniront...Un support logistique.

La phrase était froide, sans concession, et malgré le côté sous-entendu, on devinait parfaitement de quoi il parlait. Un souvenir assez horrible, même pour Chilton, remonta à sa mémoire. Il prit un faux temps de réflexion, puis voulu répondre :
- Non, ce ne sera pas nécess...
Mais l'homme le coupa d'un seul geste d'une amplitude ridicule :
- Cessez vos jérémiades, Chilton. Vous n'avez pas été promu ici, ni été autorisé à faire votre livre, pour venir pleurnicher chaque fois que le vent ne tourne pas comme vous le souhaitez. Vous êtes largement remplaçable, croyez-moi, dit-il avec un petit sourire étrange.

Le psychiatre arriviste trembla. Il ne dit plus rien, se contentant de hocher la tête en signe de soumission. L'homme paru satisfait de sa réaction :
- Vous êtes un homme cupide, mais pas stupide. Conservez donc cet état d'esprit, Docteur Chilton, dit-il en se levant. Il se retourna avant de franchir la porte : Et faites parler Parker. Sinon il se pourrait que votre prochain ouvrage ne sorte à titre posthume...

La porte claqua, et les mains moites de Chilton se crispèrent de surprise. Ou de peur.
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Re: Scène 5 : L'apocalypse de la Bête

Message  Faust le 2015-05-21, 8:08 pm

Tu sors de ta voiture devant la tour de Dane Tech. Certaines choses ne changent pas, et c'est le cas de ce building. Et de la pancarte à l'entrée, qui te glace aujourd'hui le sang :


Pressé, tu shunte les gars de la sécurité (Dwayne, un ancien, te reconnais et fais un signe de tête à son collègue), et Mindy la secrétaire pour foncer directement sur l'ascenceur :
- Monsieur Da..., La phrase de la jolie rousse est tranchée par les portes de l'ascenseur aux baies vitrées. Tu appuies sur le bouton du bureau de ton paternel. 40ème étage. Le trajet te fait profiter de la vue aussi élevée qu'elle peut l'être à Los Angeles, qui avec la pluie plus que battante et la tempête menaçante est à l'image de ton état émotionnel. Tu peux voir les véhicules se raréfier et les arbres commencer à plier sous le vent qui accompagne ce cyclone tropical dont le nom résonne encore à tes oreilles.

*DING*

La sonnerie retentit. Tu pénètres dans son bureau, shuntant cette fois sa secrétaire personnelle, Mary-Ann, qui a juste le temps de dire :
- Il est en réunion, Matt...Matt, attendez !

Mais tout ça est du décorum, et là maintenant, tu ne te sens pas de supporter ces faux-semblants et cette hiérarchie de Dieu le Père.

Tu ouvres la porte. Deux japonais sont assis là, et ton père en face. Il fronce les sourcils une seconde, puis se reprend en se levant et en saluant humblement le plus vieux des deux :
- J'ai été honoré de votre visite, Kuroji-sama. Je dois malheureusement vous laisser...Une affaire urgente.
Le vieux Japonais a l'air vaguement surpris, mais enchaîne poliment en se levant et en saluant à son tour :
- Un plaisir, Dane-san. Comme toujours. Que les kamis vous accompagnent.
- Un plaisir partagé, Kuroji-sama. Passez mon bonjour à votre femme...
- Et vous à votre charmante épouse, Monsieur Dane, finit le vieil homme...En Anglais cette fois.
Juste le temps de réaliser que c'est Mori Kuroji, le PDG de la Holding Suny, que soudain tu tiltes. Tu viens de comprendre de façon parfaite toute une conversation en Japonais...(Putain...De nanites).

Mais à peine la porte se referme derrière l'homme d'affaire asiatique que ton père enchaîne :
- Qu'est-ce qu'il se passe, Matt ? La dernière fois que je t'ai vu dans cet état, c'était pour les treize ans de ta soeur...C'est...Grave ? finit-il avec un accent d'appréhension un peu plus affolé qu'à l'habitude.

Tu prépares une réponse bien sentie, mais l'alarme de son téléphone te coupe en plein vol. Tu connais cette alarme. Elle n'a retentit qu'une fois dans ta vie. Et ton père la connait aussi. Il te regarde en saisissant le téléphone, comme s'il n'y croyait pas. Son visage devient pâle, lorsqu'il t'annonce dans un murmure :
- C'est...L'alarme incendie de la villa..., continue-t-il, comme incrédule. Il se tourne vers la baie vitrée, et vous pouvez voir tous les deux la vue sur un Beverly Hills apocalyptique avec ce temps. Est-ce une lueur que tu perçois au loin dans ce ciel obscurcit par la tempête ? La pluie battante contre la vitre semble elle, indifférente à l'angoisse qui t'étreint.
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Re: Scène 5 : L'apocalypse de la Bête

Message  Masika le 2015-08-24, 1:04 pm

Mood

*Future is now*

Futur circule surtout dans mes putains de veines, me dis-je avec un frisson.

Il y a parfois du bon à être le fils du patron, et je dépasse Dwayne et ses molosses puis la toujours accueillante Mindy sans encombre. Il n’y a d’ailleurs pas que son sourire qui soit accueillant, j’ai pu le vérifier un soir de solitude. A la réflexion, Mindy a sûrement dû accueillir deux générations de Dane entre ses jambes, je doute que le paternel se soit contenté de son CV pour la mettre à ce poste.

Brève pause durant l’ascension pour constater que le climat Angelino se met au diapason de mon humeur. Tempête sous un crâne. Je réalise durant les quelques secondes que durent l’élévation que je n’ai pas le moindre plan pour confronter mon père. Et si j’ étais à côté de la plaque ?

L’arrivée au quarantième coupe court à cette hésitation. Pas envie de m’attarder au Purgatoire et je ne laisse pas Mary-Ann (qui se montre moins accueillante que sa jeune condisciple) m’empêcher d’ouvrir les portes à la volée pour me retrouver face… et bien face à deux frangins de kato, mais côté sashimis. J’efface vite de mes traits mon visage taureau qui rentre dans l’arène et hoche respectueusement la tête lorsque le vieux japonais quitte le bureau.

- Arigatô gozaïmash'ta, Kuroji-sama.

Putain, non seulement je raffole des sushis, mais je suis aussi capable de parler la langue du soleil levant maintenant. Cerveau 2.0. Flippant.

Je vais pour répondre à l’introduction du paternel avec véhémence [Si tu me permets, je voudrais faire un test Instinct de flics pour voir si il est sincère et si cette allusion à ma sœur est totalement innocente], mais la sonnerie du téléphone m’interrompt. Une sonnerie que je n’ai pas envie d’entendre à cet instant, et encore moins les mots de mon père qui suivent.

- Alicia… dis-je dans un murmure, avant que mon cerveau laser ne prenne le dessus. Je lève les yeux sur mon paternel. Tu viens avec moi. Tout de suite! Pas une demande, un ordre. S’il le faut je l’attrape pour l’entraîner à ma suite, voir sors mon arme en cas d’ultime nécessité.

Chemin inverse au pas de course. Direction la voiture et un démarrage digne de mes nouvelles capacités, ignorant les seaux d'eau que le ciel de Los Angeles nous vomit sur la tête.

*Ca ne peut pas être une coïncidence* Une pensée qui tourne en boucle dans mon cerveau.
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Re: Scène 5 : L'apocalypse de la Bête

Message  Faust le 2015-08-25, 5:48 am

En l'occurrence, ce serait plutôt un jet de Psychologie (ce qui t'arrange, en fait, vu que du coup tu viens de lui défoncer sa race aux dés d'une force à papounet...^___^")

Tes sens se tournent une seconde vers ton paternel pour évaluer la sincérité de ses paroles. Tu sais que ton père est un virtuose du mensonge, et tu laisses traîner ton regard un peu en désespoir de cause, sachant qu'il est aussi dur à décoder qu'un papyrus. Mais ça, c'était avant que ton cerveau "2.0" ne se mette en branle. Tu peux entendre le moindre défaut de langage, distinguer le moindre écart de comportement, et tu parviens même à distinguer la jugulaire de ton géniteur palpiter à un rythme irrégulier, mais qui correspond à l'affolement de sa pupille. Et si tout cela n'est pas dû à un excès de coke, tu dirais qu'il est sincère. Plus fort, ta mémoire te rappelle la scène avec le Japonais et tu penses que quelque chose d'autre le travaillait pendant qu'il lui parlait. Quelque chose qui n'avait rien avoir avec son interlocuteur, ni même avec toi. Mais impossible de pousser plus loin ton analyse sans plus d'éléments, et tu es interrompu par la sonnerie.

Tu bouscules ton père, qui reste incrédule à ta proposition, écarquillant les yeux devant le décor apocalyptique :
- « Matt, tu as perdu la t...», il ne finit jamais sa phrase, constatant que ta main est passée sur la crosse de ton pistolet. Le bloc de glace habituel qu'est Dane Senior cligne des yeux. Deux fois. Puis il fronce les sourcils et son visage se ferme :
- « Passes devant. Nous devons nous dépêcher...». Sa voix qui hier t'aurait paru transpirer la confiance en soi te semble aujourd'hui effritée, comme fendue. Ce qui semblerait confirmer ton premier jugement, et audiblement ton second. Il cache quelque chose dans son jeu. Comme il l'a quasiment toujours fait, d'aussi longtemps que tu te souviennes, même quand tu ne pouvais pas encore t'en douter.

Mais encore une fois, pas le temps pour ce genre de fioritures. Tandis que ton cerveau tourne plein régime, tu fais le chemin en sens inverse :
- « Monsieur Dan...»La fin de la phrase de Mary-Ann restera elle aussi lettre morte tandis que ton père répond avec presque de la férocité en passant la porte avec toi :
- « Annulez tous mes rendez-vous, et appelez-moi tous les pompiers de L.A s'il faut ! Ma villa est en flammes, nom de Dieu !!!... »

Tandis que vous descendez le bâtiment le plus vite possible, vous pouvez apercevoir que le temps, loin de devenir plus clément commence à faire passer les ouragans de Miami pour des orages de printemps. Ta matière grise en fusion t'indique alors que ton père vient de faire une déduction intéressante, bien que finalement assez évidente : l'origine de cet incendie est forcément chimique, d'abord à sa couleur, et à sa persistance aux conditions météo.Les arbres plient maintenant sous les trombes d'eau et le vent, et tu assistes à un ballet étrange et presque surnaturel où la nature semble vouloir défier les Lois de la gravité, arrachant poteaux, panneaux mal accrochés et commençant même à déraciner quelques palmiers.

Si tu étais croyant, tu ferais sûrement plus qu'un parallèle avec le déluge.

Soudain, tu es saisis de nausées violentes, et tu essuies une goutte de sang que ton père ne voit apparemment pas passer, ce qui n'est pas plus mal. Mais alors qu'une céphalée monstrueuse commence à t'envahir, tu sens que ces saloperies dans ton cerveau vont te faire passer un sale quart d'heure... (juste pour l'explication : je m'amuse à faire des jets de d10 de temps à autres, pour une raison que tu peux facilement imaginer Wink. Et là pas de bol, tu as fais 1. Donc ce sera -1 à tous tes jets pour une durée que je ne te donne pas, histoire de garder un peu de suspense, vu la scène suivante... Razz)

Malgré tout vous arrivez dans le hall en courant et sortez dans cet Enfer climatique. La traversée est rude, mais vous parvenez tant bien que mal jusqu'à ta voiture, nonobstant la chute de ton père sur la portière avant que tu démarres -de façon assez thématique- en trombe. Et là, tu sens dès le départ que tu aurais mieux fais de passer un permis bateau ou sous-marin pour l'occasion. Non seulement même avec les essuies-glaces à fond tu n'y vois rien à plus de cinq mètres, mais en plus tu "glisses" en total aquaplaning les 3/4 du temps.

Tandis que tu navigues à vue dans ce véritable cauchemar hurlant qui semble vouloir t'empêcher de retourner chez toi, où ta sœur est probablement en danger, tu réalises plusieurs choses dans des flashs d'une lucidité digne d'un pilote chevronné. Les routes vont être bloquées pour la plupart. Les véhicules de secours, dont les pompiers et certains collègues, risquent de vouloir vous arrêter. Et si tout ça se passe bien, tu sens qu'entre ton état et cet ouragan de malheur qui continue d'enfler, il se pourrait que ta superbe voiture de sport ne résiste pas à un choc frontal avec la fureur de "Gina".

Tu sais aussi intuitivement qu'ils ont dû bloquer la voie expresse qui te relierait le plus vite à Bel-Air. C'est un chemin qui sera plus dangereux parce que plus exposé en hauteur aux chutes de...Dieu sait quoi. D'un autre côté, il existe une autre route plus longue, mais plus abritée et probablement un peu plus sûre.

Ta main encore trempée se crispe une seconde sur le cuir du volant. Mal de tête carabiné Tes nouveaux réflexes pourraient certes t'être utile maintenant, mais apparemment les solliciter semble ne pas toujours être une idée de génie. La question se pose alors à toi dans un frisson glacé et humide contrasté par le chauffage : Jusqu'où es-tu prêt à aller maintenant ?

Comme un écho à tes pensées, la voix un peu angoissée de Tommy Dane, l'homme d'affaire, s'élève :
- «Tu...Es sûr de vouloir prendre ce risque, Fils ? Ça a l'air...Dangereux...Par où tu comptes passer ?», dit-il en faisant jouer nerveusement ses doigts mouillés sur son téléphone sans même le regarder. Difficile de savoir si c'est parce que lui-même hésite, ou si c'est une façon détournée de dire qu'il ne veut pas qu'il t'arrive quelque chose.

Il est temps de prendre une décision. Le leitmotiv de Dane Tech te revient en déformé comme une ironie de la vie.

Future is now...No Future ?

Voilà. Je te laisse me faire un nouveau court post éventuel pour m'indiquer ta stratégie compte tenu de ces infos, et j'enchaîne en fonction de tes choix ^^.
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Re: Scène 5 : L'apocalypse de la Bête

Message  Masika le 2015-08-25, 12:15 pm

Il doit y avoir quelque chose d’Oedipien dans l’analyse des réactions de son géniteur en quête d’indices permettant de déterminer s’il s’agit d’un monstrueux psychopathe ou de l’homme que vous avez toujours connu. De quoi faire bander Freud même six pieds sous terre. Tommy Dane cache quelque chose, mais peut-être pas ce à quoi je m’attendais de prime abord. Pas le temps de pousser plus loin ma psychanalyse, puisque j’en suis rendu à le menacer pour qu’il me suive jusqu’à la villa. Il semble se reprendre en s’adressant à Mary-Ann, ce qui me permet d’essuyer discrètement la goutte pourpre qui perle à ma narine.

*Ces putains d’organismes technologiques sont en train de me bouffer le cerveau*

Heureusement (…), la météo me distrait de mes pensées morbides. Météo qui m’amène à une nouvelle conclusion : c’est une certitude, l’incendie ne peut-être que criminel sous un temps comme celui-ci. A moins que le paternel ne se soit construit un laboratoire du petit chimiste illustré dans les sous-sols de la villa. Mais, même en pleine crise de paranoïa oedipienne, j'ai du mal à valider cette hypothèse.

La pénible arrivée jusque dans l’abri relatif de l’intérieur de la voiture n’ébranle pas ma volonté de prendre la route dans ce chaos météorologique. Je ne sais pas ce qui fait le plus de bruit : les trombes d’eau qui s'abattent sur la carrosserie ou la pulsation qui tambourine à  mes tempes sous l’effet d’une migraine à faire péter un encéphalogramme. Je coule un regard vitreux en direction de mon père lorsqu’il m’interroge sur ma motivation et sur mes choix GPS.

Un « Accroches-toi ! » rageur est ma seule réponse. Néanmoins sa question a le mérite de poser un cruel dilemme.

Je règle pourtant la question en une fraction de seconde. Il me suffit d'invoquer l'image de ma sœur, de la vie qui s’éveille dans sa matrice, pour clôturer le débat. Le moteur vrombit sous l’accélération que j’impulse à la voiture, en direction de la voie expresse. Deux Matthew ont décidé de cohabiter dans le même corps, celui dont l’attention se focalise sur la conduite et celui qui crache entre ses dents serrées :

- Maintenant tu vas me dire tout ce que tu sais sur les liens qui unissent Dane Tech au Dr Suresh… Papa.
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Re: Scène 5 : L'apocalypse de la Bête

Message  Faust le 2015-08-25, 8:07 pm

Tandis que tu te diriges vers l'expresse, ta question arrache une grimace à ton père, qui se referme à la mention de Suresh. Dans d'autres circonstances, tu serais presque fier de l'avoir cueilli juste au moment où il avait sa garde baissée. Il ne peut plus se cacher. Son tic était trop explicite pour qu'il croit que ça ait pu t'échapper. Au lieu de ça, il te fait un signe d'attendre en composant le numéro de ta soeur. Il éloigne le téléphone d'un air rageur :
- « Eh merde ! Pas de réseau...», déclame-t-il d'un air sombre. Mais son soupir t'indique que même sans te regarder il se doute que ça ne te détournera pas de ta question initiale. Il te jette un regard pendant que tu conduis comme un forcené sur une route que bien des pilotes de compétitions trouveraient sûrement impraticables :
- « Vraiment ? Tu veux mettre ça sur le tapis maintenant ? ». Tes mâchoires serrées et ton regard furibond lui font comprendre que oui. Il soupire un peu à nouveau, avant de regarder la route d'un air sombre :
- « Oui, je connais le Docteur Suresh. Il a pratiqué des...Expériences quand il travaillait pour moi il y a quelques années...Des expériences sur des...Femmes enceintes. Dès que je l'ai appris, je l'ai fait virer discrètement. On a passé un arrangement, et enterré l'affaire...».

Pour le moment, il a l'air de dire la vérité. Mais tes facultés de divination semblent affaiblies, et ton attention est divisée par ce chemin vers l'enfer, tandis que tu n'es plus très loin de l'expresse. (premier jet de conduite réussi (et tu es un gros chateux, voilà !))
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Re: Scène 5 : L'apocalypse de la Bête

Message  Masika le 2015-08-26, 4:50 pm

J’ai les jointures des doigts douloureuses à force de crisper mes mains sur le volant en pure perte lorsque les pneus perdent leur adhérence. Fugace compréhension de ce que peut ressentir le capitaine d’un navire au cœur de la tempête. Le paternel a le bon réflexe et tente d’appeler Alicia, en vain. Pas étonnant, tous les poteaux de relais doivent être, couchés par la colère de Belzébuth qui a certainement décidé de passer ses nerfs sur LA aujourd’hui. Avoir maintenu la voiture sur les bons rails jusqu’à présent tient du miracle, et je dois jouer l’équilibriste pour pousser la voiture à ses limites sans nous envoyer dans le décor ou percuter les nombreux véhicules à l’arrêt, comme cela a failli m’arriver au moins une dizaine de fois depuis que nous avons quitté le building de Dane Tech. Forcer au-delà ma bonne étoile n’aiderait en rien ma frangine.

J’arrive néanmoins à focaliser mon attention sur la réponse forcée de mon père, une manière comme une autre de faire patienter la peur qui rôde comme un serpent glacial dans mon ventre. Il a au moins la décence de ne pas nier.

- Et en quoi correspondaient les expériences de ton apprenti-sorcier ?

Je ne lui laisse pas le temps de répondre.

- Non, laisses moi deviner. Il cherchait à améliorer les performances des fœtus à l’aide de nano technologie, ou à les guérir de maladies ?

Une hypothèse qui expliquerait que les foutues bestioles qui hantent mon corps boostent aussi mes capacités de façon exponentielle. Capacités pour le moins nécessaire dans la présente situation.

* Allez putain, vite !*
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Re: Scène 5 : L'apocalypse de la Bête

Message  Faust le 2015-08-27, 12:57 pm

Devant tes assertions chirurgicales assénées avec le ton de la quasi-certitude, ton paternel estomaqué fronce les sourcils :
- « Comm..?»

Mais sa frénésie de contrôle ne semble connaitre comme toujours aucune limite, et il préfère masquer cette surprise avec un air de réflexion contrarié, avant de te répondre sur le ton grave des aveux :
- « Dans les grandes lignes...Oui.». Il laisse un moment de silence avant de te fixer pour tenter ce que tu pourrais qualifier de question de curiosité dans un premier temps : « Je suppose donc que le Docteur Suresh a quelque chose à voir avec le meurtre de cette pauvre Gina ?». Mais tu sens à son ton que par réflexe d'homme d'affaire il reste en fait dans son rôle de négociateur rusé et la maxime "give one to take one". Ce qui reste -même pour un homme comme lui- assez...Incongru, vue la situation.

Ton bolide fonce au travers du mur de pluie torrentiel qui s'abat sur vous, semblant menacer de traverser le pare-brise tellement la pression exercée est forte. Heureusement pour toi, tu restes sur la route, finissant par atteindre la première entrée de l'expresse, qui est effectivement bloquée par des barrières. Rien d'infranchissable théoriquement, mais ça risque d'abîmer un peu la voiture de luxe que tu conduis déjà d'une façon et dans des conditions qui n'ont pas dû être prévues par les tests constructeurs...
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Re: Scène 5 : L'apocalypse de la Bête

Message  Masika le 2015-08-28, 12:45 pm

La voie expresse, enfin. Sans surprise, les autorités ont pris soin de barrer la route pour éviter que des déments ne s’aventurent à jouer les pilotes de rallye. Le genre d’imbécile dans mon genre, en somme. Au moins ai-je l’excuse de la nécessité qui fait loi.

- Accroches-toi. Seule consigne que je laisse à mon père pour toute réponse à son interrogation alors que je fonce vers les barricades. Rien à foutre de cette bagnole, son fric pourri pourra toujours lui permettre d’en racheter une ou même le modèle supérieur. Pas sûr qu’on puisse en dire autant de son unique fille.

Mon corps doit ressembler à un bout de bois lors de l’impact tellement chacun de mes nerfs est tendu comme un filin de gréement. J’aimerai dire que mes yeux sont restés ouverts pour faire face à la réalité mais, réflexe humain, ils se ferment alors que nous percutons la barrière. Lorsque je les ouvre de nouveau, impossible de dire si nous sommes toujours à LA ou en enfer, les conditions climatiques ne permettent pas de distinguer l’une de l’autre. Que nous ayons réussi à franchir cet impossible obstacle ou que nous soyons sur l’autoroute vers l’enfer, si cher à un vieux groupe démodé, je me tourne brièvement vers mon père pour ma question suivante, avant de focaliser à nouveau tous mes sens sur la conduite :

- Dis-moi que tu as encore les dossiers des patients traités par Suresh quelque part. Ne m’oblige pas à récupérer un mandat pour retourner Dane Tech…


Voilà. Maintenant on va voir sur quelle rive du Styx se positionne mon géniteur.
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Re: Scène 5 : L'apocalypse de la Bête

Message  Faust le 2015-08-28, 2:56 pm

Au moment de passer la barrière, ton père s'appuie par réflexe sur la boite à gant, mais contre toutes probabilités (...) ton corps à un réflexe que tu n'attendais pas. Tes mains se braquent légèrement, et tu percutes la barrière selon un angle que tu vois presque apparaître dans une sensation étrange d'interface visuelle. Le coin droit du pare-choc frappe la structure à un point très précis, la faisant littéralement voler sous la rafale de vent de la tempête qui apparaît comme par magie, et dans le même temps te permet en contre-braquant de te rétablir parfaitement en profitant de la poussée.

Vu de l'extérieur, ça ressemble quand même beaucoup à une scène de John Woo Jr. La voiture envoie s'envoler l'obstacle avec ce qui semble être un coup de billard, et tu reprends la route à fond comme si de rien n'était.

Lorsque tu poses la question à ton père, tu aperçois une seconde son regard sur toi. Visiblement lui a fermé les yeux moins longtemps, et ce qu'il vient de voir semble l'avoir interloqué. Tes sens hypersensibles déclenchent alors une série de déductions. Son tic facial. Sa surprise. Sa façon de regarder ensuite la route comme si il venait de réaliser quelque chose. Tu penses, sans en être totalement sûr, qu'il sait. Ou du moins il a compris que ce que tu viens de faire n'était pas uniquement dû aux leçons de pilotage sportif sur circuit qu'il t'avait payé étant jeune.

Ta question finit de le cueillir. Indécis et se tenant à la poignée au-dessus de la portière, il semble hésiter. Et tel un vrai sens d'araignée, ton cerveau semble te prévenir qu'encore une fois, sa réponse est franche, mais qu'il cache quelque chose :
- « Je...Je devrais pouvoir les obtenir. Concentres-toi sur la route, s'il te plait, on aura peut-être pas autant de chance la prochaine fois...»

Et en parlant de prochaine fois, tu ne vois la silhouette qu'une fois qu'elle est presque sur toi. Et pour une fois, tu bénis le fait que cette saloperie de nano-tech habite ton corps. Tes mains tournent pile avec le bon timing, et tu exécutes une manœuvre tellement improbable que tu te serais foutu de la gueule de la personne qui te l'aurait raconté. Se servant de la non-adhérence du véhicule d'une façon parfaitement maîtrisée, la voiture effectue une glissade sur 360°, évitant in extremis ce barge qui traine sur un pont fermé pendant une tempête déchaînée. Tes sens toujours en éveil, tu observes tout comme un ralenti. Le manteau. La tête de clodo. Les dents dont une est en or, comble de la pauvreté façon L.A. Son air en colère et ses yeux bleus imbibés complètement fous. Et la pancarte qu'il tient, seule victime de cette entrevue qui se retrouve placardée sur ton pare-brise, avec écrit en lettre rouge :
REPENTAI VOU, PAICHEURS, L'APOKALYPSE EST PROCHE ! LE SERPENT EST LA !
Sur le coup tu ne sais pas trop si le fait que ça te secoue autant vient des fautes d'orthographes immondes de ce prospectus gênant, ou le rappel de cette histoire de serpent qui a visiblement décidé d'essayer de te faire croire au destin.

Quelques coups d'essuie-glace ton cauchemar visuel est balayé, vous laissant seuls avec un pont de voie expresse où jonchent arbres et branches dans une imitation de fôret tropicale effectivement apocalyptique. Le temps retrouve son cours sur l'affolement de ton père qui agite les bras pour se protéger :
- NOMDEDIEU !!!!. Réflexion un peu à retardement pour toi, mais finalement assez thématique étant donnée la vision assez post-apocalyptique qui s'offre à vos yeux entre le pont : des objets non identifiés qui semblent vouloir elles aussi prendre le raccourci de la voie expresse, et le feu infernal de ta maison maintenant à quelque distance, défi presque métaphysique lancé aux Dieux déchaînés de la nature. Vision de l'Enfer trônant sur une Cité des Anges en pleine destruction, écho presque parfait de ton propre état d'anxiété à fleur de peau...
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Re: Scène 5 : L'apocalypse de la Bête

Message  Masika le 2015-09-01, 1:49 pm

Tout se passe comme dans une sorte de transe, entre un rêve de pilote de rallye et l’hallucination d’un dévot en pleine crise de mysticisme. Et dans tout ça, mon cerveau laser qui note immédiatement que mon père sait ce qui vit dans mon corps, qu’il ne peut y avoir de coïncidence dans le message du clodo-prophète hormis son orthographe aléatoire, et que la putain de demeure paternelle est encore loin, trop loin. Une torche qui semble dire « viens jusqu’à moi si tu en as le courage ». Un courage qui semble échapper au paternel. Je serre douloureusement mes dents.

- Tiens le coup, Alicia., dis-je dans un murmure.

J’aimerai espérer qu’Alicia a été prise de l’une de ses irrésistibles envies de shopping qui la pique parfois et l’emmène à passer des heures dans le centre-ville, mais cet espoir est vain. Les fils du destin forment un tissage bien trop complexe à présent. Je ne sais que souhaiter. La savoir dans cette maison en proie aux flammes ou dans la camionnette du tueur. Quelle option lui laisserai le plus de chance pour que je la retrouve saine et sauve? Impossible à dire.

J’accélère.
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