Scène 6 : Les Secrets dans l'Oeil du Cyclone

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Scène 6 : Les Secrets dans l'Oeil du Cyclone

Message  Faust le 2016-03-28, 1:51 pm

Le mur du Cyclone. La violence d'une Déesse déchaînée en plein dans les rues de Los Angeles. Arbres déracinés dans des vents à plus de 120km/h. Poteaux électriques dangereusement électriques. Voitures retournées et noyées dans un torrent d'eau et de boue.

Gina, la Déesse en colère, a sûrement fait plus de ravages en quelques heures que tous les criminels de L.A réunis.

Mais dans ce carnage un bolide trace son chemin, évitant les obstacles, contournant les routes impraticables, slalomant dans ce chaos. La voiture semble savoir exactement comment éviter la colère de la Déesse, comme par Magie. Mais il n'y a aucune magie dans cette course désespérée contre les éléments. Ni de chance. Seulement la mémoire d'un pilote devenu une machine à se rappeler. Chaque topographie, chaque éléments de cette nature sauvage. Probabilités complexes, mais calculables lorsqu'on a comme lui presque toutes les données en main et une Maîtrise intuitive des Mathématiques chaotiques, terme qu'il ne connaissait même pas la veille.

Les passagers sont silencieux. Effrayés, mais silencieux. Quelque chose de presque mystique est à l'oeuvre, et ils ne peuvent qu'en constater le résultat totalement irréaliste : ils viennent de traverser le mur d'un ouragan et ont parcouru la moitié de la ville. Et ils sont encore en vie.

Kato serre son fusil à pompe comme une amulette, Rain va bientôt casser la poignée au-dessus de la vitre passager en s'accrochant à chaque virage erratique que prend Matt avec un air concentré. Daphnée elle ne bouge pas, mais son regard mobile et les regards qu'elle jette à Matthew sont sans appel : elle comprend très bien que tout ça n'est pas dû au hasard, et ça semble l'effrayer presque autant que cette conduite qui ferait passer un pilote de F1 pour un jeune conducteur.

L'ambiance devient de plus en plus surréaliste lorsque vous débouchez à l'adresse de ce qui est à la fois la boutique et l'appartement de Monsieur Gunderson Senior. Enfin, ce qui était une boutique et qui n'est maintenant plus qu'une façade délavée. Le niveau de l'eau rend l'approche en voiture totalement impossible, t'obligeant à t'arrêter avant.

Tout le monde te regarde comme on regarde le propriètaire d'un manège à sensation forte en se demandant s'il va redémarrer même si on sait que ce ne sera pas le cas. Seul Rain ouvre la portière, semblant vouloir en finir vite...Ou peut-être l'envie de descendre du manège.

Vous voyez alors le décor ravagé. Il fait soudainement plus froid, et tout à l'air soudainement si calme. Tu comprends en regardant au loin que vous êtes dans l'oeil du Cyclone.

La façade délavée de l'ancien horloger mort d'un cancer il y a quelques années semble vous attendre. Tu te rappelles que le rapport parlait en détail d'une boutique-appartement, et en regardant l'immeuble et la grille baissée munie d'un cadenas, tu te doutes de la configuration des lieux : un rez-de-chaussée qui devait être la boutique elle-même, et si c'est bien le type d'immeuble que tu penses, il dispose d'un 1er étage et d'un sous-sol. Tu jettes un regard au premier étage, et confirme visuellement qu'il s'agit bien d'un appartement à la présence de bibelots et d'une commode. Et si tes nouveaux neurones ne te trompent pas il y a bien un sous-sol, visiblement accessible directement par le côté de l'immeuble avec une porte renforcée et une serrure.

Ton analyse qui ne t'a pris que quelques secondes t'amène donc à deux conclusions : c'est un repaire parfait pour un taré psychotique illuminé, et il va falloir entrer en forçant un cadenas, une serrure ou en essayant de tordre les barreaux au fenêtres.

Soudain, des éclairs violents zèbrent le ciel. Une sensation étrange te parcoure alors le corps, comme si chacune de tes cellules venaient de s'électriser. Tout le monde regarde le spectacle de ces éclairs violents. Pas parce que c'est étrange, vous en avez vu tout le long du chemin.

Non. C'est parce que ces éclairs étaient violacés, d'une couleur et d'une force qui pourrait faire penser à une série de Science Fiction.

Daphnée, Kato puis Rain te regardent alors. Mais c'est Kato qui parle en te fixant :
-« Euh...Mec, t'as pas l'air bien...Tu saignes...Ton nez, partner...»

Un étrange sentiment te parcoure alors, et par réflexe tu vérifies, et effectivement, du sang rouge-noir s'échappe de ton nez. Et tu as la tête qui commence un peu à tourner.

En regardant encore une fois l'immeuble, il te semble soudain que...Quelque chose t'attire vers lui.

Daphnée approche, et malgré ses efforts, sa voix est teintée de peur en regardant ton sang :
- «Tu...On devrait peut-être faire examiner ça par un médecin...Et tu devrais te reposer...Assieds-toi», finit-elle dans une logique pour une fois toute relative qui finit de te confirmer qu'elle est un peu affolée par ton état.
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Re: Scène 6 : Les Secrets dans l'Oeil du Cyclone

Message  Masika le 2016-03-29, 6:57 pm

Gina m’entraîne dans sa valse, une valse funèbre où le moindre faux-pas est sanctionné de mort. Mais je joue la partition à laquelle elle m'invite, suivant ses entrelacs délicats, devançant les passes complexes qu’elle dresse au fil du rythme de notre étreinte, épousant ses mouvements pour éviter une chute fatale sur un air dont je suis le seul à entendre les mélopées.

* Patience Gina, l’heure de faire expier ses péchés à ton meurtrier va bientôt sonner*

Je ne m’aperçois pas réellement du silence qui pèse sur le cockpit. Rain résigné, kato kollé au fauteuil et Daphnée dépassée. Tout va bien.

J’arrête le véhicule peu avant de faire une démonstration de pilotage d’un sous-marin. Je garde ça pour plus tard, je ne souhaite pas trop impressionné un public déjà conquis. Lorsqu’on sort de la voiture à bout de souffle, je dresse mon regard vers le ciel. *Eye of the tornado*. Un calme étrange, presque irréel après l’enfer que nous venons de traverser. Bien vite, je me concentre à nouveau sur la cible en acquisition, malgré la migraine qui menace de réduire mon cerveau en une pulpe sanguinolente. Une pulpe que je n’ai aucun mal à décoller du fond pour me faire une idée précise de l’endroit, du petit nid que Gunderson senior a légué à son meurtrier de fils. Je n’ai pas de mal non plus à localiser l’endroit qui m’intéresse. Le sous-sol.

Des éclairs d’un pourpre saisissant viennent déchirer en fragments le ciel tourmenté. Un avertissement de Gina? Sans nul doute vu le musée des horreurs qui doit nous attendre là-dessous. Je commence à me diriger vers la tangente de l’immeuble, pour mieux entraîner mes compagnons d’infortune vers l’accès direct à la cave quand Kato me fait justement remarquer que mes narines viennent une fois de plus de lâcher. Je regarde avec un air étonné le fluide rouge virant au noir qui s’échappe de mon conduit nasal comme pour mieux quitter au plus vite un cerveau au bord du court-circuit.

Daphnée s’est portée à mon secours, et je la regarde elle aussi avec étonnement. Tout ceci semble tellement… suréaliste.

- Il m’appelle, dis-je dans un murmure lointain, en regardant à nouveau le monolithe terrifiant qui fut autrefois la simple boutique d’un horloger.

Les grands yeux de biche s’affolent et me font revenir vers la réalité.

- Ce n’est rien, dis-je d’une voix raffermie et à nouveau lucide. Un coup de fatigue passagère, et je ne peux pas me permettre d’être fatigué. Alicia… comme si ce simple nom pouvait tel un mantra tout expliquer.

Je désigne la porte barricadée du menton.

- C’est par là. Restes bien derrière moi.

Puis, je m’adresse aux deux autres :

- J’offre le champagne au premier qui fait sauter ce putain de verrou. Et soyez prudents! achève-je avec un air lugubre.
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Re: Scène 6 : Les Secrets dans l'Oeil du Cyclone

Message  Faust le 2016-05-09, 5:45 pm

Daphnée te regarde en fronçant les sourcils, mais cède devant tes paroles et surtout ton attitude, ayant visiblement maintenant compris que te raisonner dans ces moments là était inutile. Kato et Rain ne rajoutent rien, mais lorsque tu lances ta dernière phrase, l'asiatique revient déjà avec une pince monseigneur sortie de la voiture et calant son pompe sous le bras met la pince sur le cadenas avec un sourire en te regardant :
- «Confucius a dit...» Son sourire s'élargit tandis qu'il fait sauter le cadenas : «...Aboules le champagne, partner...»
Rain lève les yeux au ciel et passe en boitillant devant lui en lui glissant un "Frimeur..." de circonstance tout en se positionnant sur le côté de la porte.

Tu l'ouvres et laisses passer Kato dans un duo de choc parfait. Il l'écarte en allumant la lampe intégrée à son fusil à pompe, passant le canon torche à droite puis à gauche en passant la tête pour vérifier qu'il n'y a pas de danger, avant de vous indiquer un "Clear" militaire de la main.

Vous pénétrez alors dans le sous-sol. Daphnée tente d'appuyer sur un interrupteur qu'elle a découvert, et une lumière blafarde vient alors éclairer un couloir étroit de briques larges, qui ne tarde pas à déboucher sur une porte blindée.

Tu peux sentir d'ici différentes odeurs provenant de l'intérieur. Poudre, des composés chimiques, et l'odeur du Magnésium qui te rappelle celle persistante de ton ancienne villa. Le tout en assez grande quantité pour que tu le sentes d'ici. Une chaleur un peu plus élevée en provenance de la porte picote ta peau, t'indiquant que la pièce est probablement bien chauffée. Et au-delà de la perception de vos bruits de pas, un tic-tac d'horloge sûrement inaudible pour tes compagnons rythme votre progression vers la porte. Kato est pour l'instant en tête, et Daphnée sagement postée derrière toi.
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Re: Scène 6 : Les Secrets dans l'Oeil du Cyclone

Message  Masika le 2016-07-27, 2:52 pm

Le masque que j’aborde depuis de longues heures se fissure brièvement pour laisser s’échapper un sourire devant l’échange entre Kato et Rain. Béni soit mon petit nem sauce champagne, sans le vouloir, son innocence rappelle qu’il y a encore des choses bien dans ce monde. Et puis la porte s’ouvre, sur ce qui s’apparente à mes yeux à une longue descente aux enfers. Je me raisonne en me disant que j’ai entamé la descente il y a bien longtemps. Je prends position derrière Kato et Rain, serrant fugitivement la main de daphnée pour qu’elle se tienne derrière moi.

Les effluves chimiques viennent irriter mon odorat. Magnésium, poudres… Jusqu’à la porte et la chaleur que je sens se dégager derrière celle-ci.

Le Tic-tac, que j’imaginais hanter les méandres de mon cerveau et qui m’a rappelé brièvement l’infâme pendule du chef des COPS, prend subitement tout son sens  lorsque les liens se tissent dans mon esprit en déraille. Je passe instinctivement le mouchoir sous mon nez.

La vision d’un tableau séculaire vient s’imprimer sur ma rétine.

L’enfer de Dante.

D’une voix blanche, presque un murmure, mais aux intonations traduisant une urgence suffisante pour stopper la progression des personnes qui m’accompagnent, je dis :

- Il est trop tard. Ils ont encore un coup d’avance sur moi.

La frustration se mêle à une colère brutale contre moi-même. Je ne suis qu’une pièce sur l’échiquier, et je ne parviens pas à m’extirper de cette condition. Je ne suis pas un des joueurs, juste une pièce sur le putain d’échiquier. Constatant que mes paroles puissent une nouvelle fois paraître obscures, j’ajoute :

- Ils ont piégé la pièce, il ne faut pas rester ici.

Je recule pas à pas, entraînant Daphnée à ma suite et reprenant de volée les éventuels récalcitrants à une retraite bien ordonnée. Si nous parvenons à quitter l’antichambre du Diable, je glisse à Kato :

- Contactes l’anti-bombes, donnes leur l’adresse et dis-leur qu’ils peuvent s’attendre à un feu de joie comme celui de la maison Dane.

Je me tourne, défait, vers Rain et Daphnée :

- On dirait que vous aviez vu juste. Direction le désert. Désolé de vous avoir fait perdre du temps.

Je lève les yeux vers le ciel. L’œil du cyclone. Une accalmie de bien courte durée….
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Re: Scène 6 : Les Secrets dans l'Oeil du Cyclone

Message  Faust le 2017-02-06, 7:06 pm

Ton arrêt devant la porte et ton discours assez énigmatique provoquent la stupéfaction de tes compagnons, mais malgré leurs regards en coin ils finissent par rebrousser chemin avec une prudence presque excessive, comme si l'hypothétique piège invisible allait se refermer sur eux. Lorsque tu glisses à Kato ton ordre, celui-ci hausse un sourcil. Tu sens qu'une question (sûrement plusieurs le connaissant) lui brule les lèvres, mais il ne dit rien et se contente de hocher la tête tandis que vous remontez le seuil de cet enfer miniature.

Tandis que vous parcourez le chemin en sens inverse jusqu'à la voiture, une image violente te vrille les cornées dans une intermittence qui aurait eu raison d'un troupeau d'épileptiques :


Tu te tords de douleur un instant dans la rue, mais soudain tes sens se mettent en alerte de façon suraiguë. Parker. Tu sais qu'il est ici. Tu sais même où exactement. Et tes nouveaux sens en éveil reconstituent pour toi une cartographie mentale digne d'une vue de satellite, en mieux :


La voix que tu ne connais que trop bien maintenant s'élève, et tu penses un instant que tu es encore le seul à l'entendre :
- « Matt, Matt, Matt...Faut toujours que tu te retrouves dans mes pattes, hein..?». Tu ne sais pas comment tu le sais, mais tu sens qu'il a un sourire en coin.

Daphnée s'est collée à toi, et Kato te murmure après avoir jeté un coup d'oeil rapide en chargeant son fusil à pompe :
- «Un pote à toi ?»

Tu peux déjà dire combien et où ils sont, et tu peux dire qu'ils sont tous armés de fusils d'assaut, et que Parker est bien plus armé que ça...

Soudain ta vue se trouble et le monde semble grésiller un instant devant tes yeux avant qu'apparaisse devant toi la silhouette fantomatique et tremblante d'un vieillard qui pourrait passer pour Gandalf dans le Seigneur des Anneaux, dont la voix te vrille les tympans de l'intérieur :
///FLASH///
«Ne te laisses pas avoir ! Ils...Partout ! Ne...Confian...rsonne ! Tout ça...»

Ta vue revient à la normale, et les quelques secondes de normalité qui annonce ton retour au réel te font douter de la réalité de ce à quoi tu viens d'assister. Commencerais-tu à devenir réellement fou ?
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Re: Scène 6 : Les Secrets dans l'Oeil du Cyclone

Message  Masika le 2017-02-08, 1:19 pm

Pas besoin d’observer les visages de mes compagnons alors que nous faisons demi-tour dans l’escalier pour réaliser qu’ils me prennent pour un illuminé. Est-ce que je peux leur donner tort ? A vrai dire, c’est une sorte de miracle qu’ils continuent à me suivre aveuglément. Je sais que je prends la bonne décision, mais je me rends également compte que je communique auprès d’eux avec une clarté qui ferait passer Enigma pour une séance d’orthophoniste. Malheureusement, je ne vois pas d’autre façon de faire. Je doute qu’expliquer que ce sont des nanites que mon père m’a implanté quand j’étais enfant qui m’avertissent des dangers me crédibilise à leurs yeux…

La lumière du jour, ou plutôt un ciel plombé par des cumulonimbus noirâtres, accueille notre sortie de l’antichambre de l’enfer alors que je suis à nouveau pris par une nouvelle vision apocalyptique. A croire que finalement on a pris la mauvaise sortie.

*Parker*. Comme une lame dans mon flanc. Je veux lutter pour regarder autour de moi, le repérer, protéger les miens, mais pas besoin : super-nanite veille déjà sur ses enfants et m’imprime une google map dans la céphalée. Pratique.

La voix de l’ancien ennemi public n°1 vient confirmer l’éphémère vision que je viens d’avoir de mon reflet ténébreux. Rapidement, j’indique le nombre et la position à Kato et Rain de nos assaillants par des gestes. Quand Kato m’interroge sur mes relations avec Parker, je me demande brièvement si lui dire qu’il s’agit d’un autre moi-même, un moi-même qui aurait basculé du côté obscur, l’éclairerait sur notre adversaire. Je me contente de lui adresser un : « Sors Daphnée de ce bordel, Kat’, quoi qu’il se passe… ». J’espère ne pas être trop mélodramatique, mais je n’ai pas le temps de plus considérer mon accentuation car Obiwan Kenobi fait son apparition.

Intéressant gloubi-boulga que son message, mais ça m’avance pas des masses…. Et puis il aurait au moins pu finir avec un « Que la Force soit avec toi ! ».

Ok, faut que je me méfie de tout le monde. Gros scoop. Je jette un regard rapide à Kato et reconsidère ce que je viens de lui demander. Et si… Putain non !!! Pas mon petit Nem sauce aigre-douce.

*Ne sombres pas dans la parano !*

Finalement nous y voici. Après l’œil du cyclone, il faut à nouveau plonger dans la tempête.

Je range mon arme, indiquant à mes coéquipiers que tout va bien, qu’ils restent en position d’attente. Je sors un paquet de clopes maltraité de ma poche et m’allume une cigarette, goûtant avec délice sa saveur. Je passe ensuite le coin de la rue pour faire face à Parker et à ses sbires, les mains légèrement levées en signe d’apaisement.

- Salut Shawny. Alors, tu es sorti prendre l’air ? Faut que tu arrêtes de me suivre partout comme ça… Les gens vont s’imaginer des choses.

Pause. Attitude plus assurée que je ne le suis en réalité.

- Sacrée quincaillerie que vous trimballez,  toi et tes copains. Vous avez prévu d’attaquer un bus du SWAT ?

Nouvelle latte. Expiration mesurée. Regard qui se relève vers Parker.

- Alors Shawny. C’est quoi la suite ? Tu me tires une balle ? Je crois pas, ça ne t’amuserait pas. Tu veux chopper une des personnes qui m’accompagnent ? Faudra me shooter pour ça, tu le sais, et retour par conséquent à la précédente suggestion. Donc?
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Re: Scène 6 : Les Secrets dans l'Oeil du Cyclone

Message  Faust le 2017-05-24, 4:38 pm

Le regard de the Beast se fait plus vide, et son sourire malgré son expression l'est autant, tu le sens. Il semble réfléchir, et vu ce que tu sais maintenant des nanites, tu te dis qu'il doit être allé super loin dans l'analyse lorsqu'il te répond quelques secondes plus tard en tordant son sourire d'une manière presque inhumaine :
- «...T'as du cran, Matt. J'aime ça, Vraiment. Et dans d'autres circonstances, on aurait même pu être potes...». Soudain il commence à sortir ses deux revolvers de leurs étuis de dégainage rapide placés sous les aisselles avec un rictus cruel, à une vitesse totalement surnaturelle : « ...Improvises, maintenant !»

Dans cet épisode digne d'un Matrix, tu t'aperçois alors de deux choses : La première c'est que la scène défile au ralenti, et que tu sens que tu pourrais même réagir aussi vite, voire plus vite que lui. La seconde, c'est que Kato a bien compris -pour une fois- ce que tu voulais dire par sortir Daphnée de là, et qu'il semble y avoir réfléchi, vu qu'il semble prêt (presque en arrêt sur image) à pousser Daphnée par le bras, et indique à Rain l'espèce de bennes derrière toi, faute de pouvoir rebrousser la rue dans laquelle ils se trouvent encore, qui est un cul de sac avec un grillage d'une dizaine de mètres.

Les autres Thugs de son "gang" improvisé n'ont pas encore réagi, mais tu sens qu'ils sont tous prêts à sortir leurs pétoires qui sont déjà prêtes...Et tu es visiblement la seule cible en vue pour le moment, ce qui rend leurs intentions assez limpides.

Tu as l'initiative. Que fay tu ?
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Re: Scène 6 : Les Secrets dans l'Oeil du Cyclone

Message  Masika le 2017-05-30, 1:58 pm

Les yeux.
Froids et calculateurs. Vidés de leur essence et de toute réminiscence d’humanité. Suis-je sensé devenir moi aussi ce genre de machine cruelle? Merci du cadeau, Papa.

Tic-Tac

Vision fugitive de l’horrible pendule qui trône au-dessus du bureau du patron. Compréhension aussi rapide de mon pari perdu. Shawn va tirer. Shawn n’est pas venu pour moi, il est venu pour ce qui se trouve dans l’enfer au bout de l’escalier qu’on vient de remonter.

Tic-Tac

Shawn sort ses deux bébés avec l’intention de faire un carton de ma bobine. Super-nanite veille sur son enfant : j’ai déjà effectué une roulade pour retourner à couvert du mur, tout en dégainant ma quincaillerie. Un mouvement à faire se damner un acrobate de cirque. Je vais encore saigner du nez…

Tic-Tac

Mon petit nem a fait chauffer le wok. C’est au ralenti pour mes super-sens, mais lui réagit très vite dans l’espace temporel qui est le sien. L’espace temporel des gens qui ne fonctionnent pas sur 2000 Volts, quoi. * Bien Kat’*. Les premières balles de Shawn explosent le ciment du mur derrière lequel je me suis retranché.

Tic-Tac

Mes compagnons vont se mettre à l’abri, mais leur fuite ne pourra pas aller plus loin. Pas d’autre issue pour eux.

Tic-Tac

Shawn veut accéder à la tanière du grand méchant loup. Nous ne sommes qu’un obstacle dont il veut se débarrasser.

Tic-Tac

Première excursion hors de mon abri précaire. Viser la tête d’un Ganger. Tirer. Se retrancher derrière le mur.

Tic-Tac

Hurler pour essayer de couvrir le bruit infernal des armes:« - Hey Shawn, tu sais ce qui est marrant… C’est que y’a pas de réponse là-dessous. »

Tic-Tac

Deuxième excursion, viser une deuxième tête. Tirer. Se retrancher derrière le mur.

Tic-Tac

Continuer à s'époumoner: « - On va dire qu’on passe un marché. Tu me laisses partir avec ma petite troupe, je te laisse descendre, on en parle plus. »

Tic-Tac

Rester à l’abri surtout.

Tic-Tac

Achever en appuyant les derniers mots: « - Mais si tu veux continuer à jouer à Ok Corral, ça me va. Mais tu sais que tu vas perdre, parce que tu n’es que le prototype… »
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Re: Scène 6 : Les Secrets dans l'Oeil du Cyclone

Message  Faust le 2017-06-02, 10:38 pm

Tic...Le temps se dilate autant que le sphincter de ton petit nem. Le temps d'une réflexion rapide, et ce moment est déjà passé...Tac.
Tic... L'horloge de la vie est devenue mécanique, robotique, froide comme de la glace. Comme la part d'inhumanité rationnaliste qui t'habite maintenant, tandis que tu effectues un roulé-boulé et une mise à couvert suivis d'un dégainage rapide à une vitesse et avec une aisance que tu sais toi-même être surhumaines.... Tac.
Tic...Les balles de gros calibres des deux pétoires de Shawn ricochent sur le tarmac à quelques centimètres de toi. Saignotement nasal. Rien d'inquiétant. Rien d'imprévu. Sentiment de contrôle absolu. De puissance. Tac.
Tic...Réflexion en une nanoseconde sur la position de tes camarades et leurs options. Calcul. Résultat. Tac.
Tic...Conclusion irréfutable des intentions de Shawn. Certitude mathématique. Mise en route d'une manœuvre de contre-attaque. Tac.
Tic...Calcul d'exposition minimum. Sortie du bras tenant l'arme puis de la tête. Alignement cible derrière Shawn. Détente. Détonation. Tension du muscle pour compensation du recul maximum. La balle part dans une trajectoire quasiment parfaite, et tu distingues presque le flux de l'air dans son sillage. Droit sur l'oeil de la cible. Un vrai billard meurtrier. L'orbite et l'oeil explosent sous le choc. Bouts de cervelles. Constatation du résultat. Repli. Tac.
Tic...Tentative de diplomatie, phase 1. Comme un processeur analyse les options. Le meilleur choix s'impose. Phrase courte, concise mais visant à l'agacer un peu. Réflexe de personnalité toujours en cours. Efficacité impossible à estimer vu le sujet. Il ne dit rien.
Tic...Calcul d'exposition minimum. Sortie du bras tenant l'arme puis de la tête. Alignement deuxième cible derrière shawn, 15° plus à gauche. Détente. Détonation. Tension du muscle pour compensation du recul maximum. La balle part dans une trajectoire quasiment parfaite. Flux de l'air dans son sillage. Crâne qui explose au ralenti comme un melon trop mûr. Constatation du résultat. Repli. Tac.
Tic...Analyses d'options. Tentative de diplomatie. Phase 2. Tenter un Deal win-win pour un match nul et des pertes zéro de ton côté. Lui donner ce qu'il cherche sans s'exposer à un arrêt prématuré des fonctions vitales. Tu sens un rictus chez The Beast, sans réellement le voir. Tac.
Tic...Calcul des meilleures chances de survie. Rester à couvert. Attendre et/ou rajouter une phrase visant à l'amadouer [Program Ovverride ♣•○☻-♀►] le rabaisser pour le déstabiliser. Le chaud et froid. Même les nanites ne peuvent pas tout savoir quand il s'agit des relations humaines. Mais tu es là. Tac.

Tic. Attente. Tac. Coup de feu. Etrange. Tu sais qu'il n'a pas visé. Pas vraiment. C'est un tir de barrage. Les autres par contre ne font pas dans le détail et arrosent la zone.

Tic. Attente encore. Puis la voix de Shawn s'élève, dure, en même temps que son bras :
- «CESSEZ LE FEU, SOLDATS !». Remarque efficace, et intéressante. Les sujets ont effectivement les manières et les réflexes d'entraînement de vétérans. Probablement d'anciens vrais soldats, ou des services secrets dits "actions".

Tic et tac cessent finalement leur jeu infernal de Rangers du risque et le temps se rétracte tandis que le mystérieux Shawn reprend la parole avec un léger rictus et un accent du Texas :
- « Okay, Cowboy. En selle. Et que j'vous croise plus dans c'Saloon...». Il sourit froidement. Analyse visuelle. Les vétérans ont leurs fusils pointés vers vous, mais ne tirent pas. Aucun signe de nervosité qui pourraient causer une balle perdue. Shawn est aussi expressif qu'un robot, les bras pendus sur le côté avec les deux pistolets lourds. Voyant que tu observes, il te fait signe du flingue chromé de déguerpir vers votre véhicule, tout en faisant vaguement reculer ses hommes d'un autre geste. Analyse faciale de probabilité de traîtrise: impossible. Ce qui n'est pas très étonnant. On parle de Shawn.

Regard en biais à tes coéquipiers. Yeux surpris. Incompréhension. Ils se demandent comment tu viens de faire tout ça, bien que tu calcules que justement ils n'ont pas vraiment eu le temps de "voir" tout ce qu'il s'est passé ici.
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Re: Scène 6 : Les Secrets dans l'Oeil du Cyclone

Message  Masika le 2017-06-09, 11:55 am

Sortie du monde binaire des machines, retour dans celui du sang qui pulse aux battements du cœur. Deux mondes, deux facettes, un même bonhomme qui saigne du nez. Une petite gouttelette, rien de bien méchant en comparaison des hémorragies nasales qu’occasionne habituellement le recours à la toute-puissante Nanite. Je sais pas trop si je dois m’en montrer heureux ou au contraire flipper complètement. Shawn a cédé. Ou du moins s’est rendu à la même évidence : il ne pouvait pas y avoir de vainqueur, alors autant qu’il n’y ait pas de vaincu.

Logique. Froid. Implacable. Analyse Nanitique.

J’essuie d’un revers de la main les résidus de saignement, puis fait signe à Kato et Rain d’emmener Daphnée vers la voiture. Coup d’œil rapide en direction du ciel. Météo peu clémente, mais il faudra faire avec.

On sort de notre abri. L’impression tenace d’être un bébé tortue-luth sur la plage qui essaie de rejoindre la mer alors qu’une meute de mouettes tournent dans le ciel. J’ai vu ça dans un reportage télé une fois. Bon, tout ça, c’était avant les tremblements de terre de 2008 et 2018… Depuis les tortues-luth ont foutu le camp de cette planète pour rejoindre le paradis des tortues où y’a plus de mouettes pour les traquer. Je me demande si ce genre de paradis existe  aussi pour des types chargés au circuit imprimé. Quoi que je suis pas super chaud si c’est pour y retrouver des Shawn Parker. De toute façon, faut vraiment que j’arrête les questions métaphysiques au beau milieu du boxon, elles vont me les faire fondre justement, les circuits imprimés…

Faire face à Shawn et ses porte-flingues tandis que les autres s’échappent vers la voiture. Shawn ne fera rien. Un deal est un deal, parole de nanite. Mais les as de la gâchette… Mieux vaut être prudent. Si un seul a la tremblote, je lui laisserai pas le temps de consulter un médic spécialiste de Parkinson. Aller simple pour la morgue, c’est tout ce qui l’attend. Léger sourire. C’est peut-être ce qui me différencie de mon adversaire du moment, une part d’humanité qui ne veut pas foutre le camps de ma carcasse.

- Tu t’es fait des nouveaux potes, Shawny ? Faut vraiment que tu revois tes critères de sélection par contre…. J’ai toujours eu tendance à me méfier des types qui s’astiquent le manche dès qu’ils sortent leurs pétoires.

Je commence à reculer en direction de la voiture sans tourner le dos aux cow-boys.

- Le sous-sol est piégé. J’espère que tes gars sont des experts en explosif, parce que sinon vous êtes partis pour une séance de barbecue, mais avec de la viande trop cuite. Amusez-vous bien.

Si j’arrive jusqu’à la voiture sans avoir à échanger de coups de feu, je me glisse au volant puis démarre et file en marche arrière jusqu’à nous mettre à l’abri dans la prochaine ruelle. Puis je redémarre en embrayant la marche avant. Direction la tempête et le désert au-delà de L.A.
Encore une fois un coup de retard, Matt’. Toujours à nager dans les ténèbres. Ténèbres dans lesquelles Alicia doit se noyer un peu plus à chaque secondes qui passe.

- Tu avais raison Rain. Je suis désolé. Direction le Mojave.

Temps d’arrêt dans le silence ouaté d’attente qui pèse sur l’habitacle.

- Daphnée, je pense que tu nous seras utile en restant ici. Il faut que tu nous serves de base arrière et, si tu le peux, essaies de te renseigner un maximum sur CaSaPha et Pharmacom. Ca nous permettrait sûrement d’ajouter des pièces au puzzle.

Elle est bien trop intelligente pour ne pas comprendre que je la mets sur la touche. Je répugne aussi à la laisser seule, surtout maintenant que Parker l’a vu avec moi. La mort dans l’âme, j’ajoute :

- Kat’, je peux compter sur toi pour veiller sur elle et nous trouver du renfort s’il faut faire donner la cavalerie ?

Pas vraiment une demande, même à mes propres oreilles cela sonne comme un ordre. Je sais qu’il va vouloir contester, mais je pense aussi qu’il a compris que je ne veux pas perdre Daphnée après Alicia.
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Re: Scène 6 : Les Secrets dans l'Oeil du Cyclone

Message  Faust le 2017-06-13, 2:07 am

Ta première phrase sur les nouveaux acolytes de Shawn ne provoquent pas une grande réaction. Quoique. Etait-ce un sourire en coin ? En tout cas, pas de surprise à ta deuxième phrase, juste le petit sourire qui s'élargit un peu :
- «Bonne route, Cowboy.». Une réponse à peu près aussi expressive que le reste de son corps, qui bien qu'au repos semble s'attendre à tout d'après les micro-secousses que tu es sûrement le seul à percevoir dans son corps.
Et ne meurs pas si tu peux, ce serait trop bête.... Est-ce vraiment encore sa voix dans ta tête que tu viens d'entendre, ou est-ce que tu commences à te faire des films sur son côté sadique et pervers ?

Vous atteignez tous la voiture sans encombre. Au passage, ta vision nanitique repère dans un reflet de fenêtre à une distance outrancière le tatouage du Soleil Noir dans le cou d'un des ex-soldats. Et ça, même sans nanites, tu es à peu près sûr que ce n'est pas le fruit pourri du hasard.

Rain t'as regardé étrangement tout le long du chemin. Tu te doutes du sujet de ses préoccupations, et pour quelques minutes tu devines que ce n'était pas Alicia. Il serre les poings à ta remarque qui le ramène à la réalité. Il semble réfléchir quelques secondes pendant que tu t'adresses aux autres membres du club des interloqués.

Daphnée, totalement prise d'une attraction dubitative et totalement presque choquée pour ta personne, semble vouloir gober les mouches par intermittence en te fixant. Même ta phrase lui passe d'abord totalement au-dessus de la tête, avant qu'elle ne cligne des yeux. Deux fois :
- «Hein ?! Mais...», mais elle n'a pas le temps de finir sa phrase, tu la coupes directement en t'adressant à Kato. Qui lui est totalement abasourdi, comme une sorte d'autiste dans un numéro de funambule, comme s'il n'en croyait toujours pas ce que ses yeux ont vu ou ce que son cerveau (lent) en déduit. Il se ressaisi lui aussi au bout d'un temps de silence. Mais contre toute attente, avec une question toute nemesque :
- «Mec...J'connais aucune dope qui met dans cet état...C'était quoi ça ? Et lui, c'était The Beast ? », dit-il en désignant ce qui est maintenant devenu un point dans votre horizon de nouveau bouché par des trombes d'eau. Et aux signes de hochement de Daphnée et au regard qui te fixe de Rain, il ne fait que demander tout haut ce que tout le monde se demande tout bas. Daphnée tout en te regardant ajoute à Kato :
- «Oui. C'était bien lui. Enfin...Il a changé. Mais je l'ai reconnu...Qu'est-ce qu'il se joue vraiment ici, Matt ? Parles-nous...On est là pour t'aider.»
Rain n'a pour l'instant rien dit. Soit il est lui aussi en transe sur tes performances dont ils n'ont pas pu tout percevoir, soit il est en colère. Tu parierais sur la deux. Mais au lieu de ça, il sort un mouchoir et te le tend :
- «J'espère qu'il va rien lui arriver à cause de tout ça...Sinon que Dieu me vienne en aide si cet enfoiré existe, j'te jure que j'te tue moi-même...». Malgré son ton décidé, tu sens bien qu'il a du mal à croire ce qu'il vient de dire. Probablement à cause de ce qu'il vient de voir. Mais il a l'air foutrement sincère par contre.
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Re: Scène 6 : Les Secrets dans l'Oeil du Cyclone

Message  Masika le 2017-06-19, 4:11 pm

Je saisis le mouchoir tendu par Rain, comme un rocher de répit au milieu de la tourmente. Il me donne au moins dix secondes durant lesquelles je n’aurai pas à me justifier. Dix secondes passées bien trop vite tandis que j’essuie un nouvel épanchement nasal. Je prends une profonde inspiration que je relâche dans un long soupir. Il ne me sera pas possible de m’en sortir auprès de mes compagnons à chaque fois à l’aide d’une simple pirouette. Je leur dois la vérité. Au moins celle que je sais. Au moins une partie.
Les yeux rivés sur l'horizon bouché, quasiment en mode auto-pilote, je vais pour me lancer mais pousse auparavant  un nouveau soupir devant l’énormité de ce que j’ai à dire. Autant faire simple.

- Je suis né avec une maladie génétique. Une anathème qui ne laissait guère de doutes sur la durée de mon passage sur ce caillou mourant.

Le dire comme ça me fait bizarre. Je n’ai aucun souvenir de cette période, mais j’imagine ce que devait ressentir mon père comme ma mère dans ces moments-là.

- Mon père travaillait à cette époque sur le développement de la nano-technologie. Avec l’aide de financements d’un consortium privé, il a mis au point un procédé de nanites qui permet au corps de créer des cellules auto-régénératrices. Je leur ai vraisemblablement servi de cobaye. Avait-il le choix ? Je murmure comme pour moi-même : N’aurais-je pas fait la même chose…? Je reprends avec le même ton lapidaire. Toute chose a un prix dans notre monde. D’après Dane Senior, cette technologie n’était pas à des fins médicales, mais visait à créer des super-soldats. Ils ont monté un laboratoire secret dans un bunker. Dans le Mojave.

Pause pour les laisser arriver à leur propre conclusion. Finalement, ce monologue a un côté exutoire libérateur.

- Ils se sont livrés à des expériences sur des embryons, des enfants. Inutile de vous faire le lien avec le tueur… Mon père affirme avoir voulu mettre un terme… définitif… mais le projet Ouroboros n’est pas mort. Ouroboros, le serpent, dis-je plus bas, comme une sombre litanie. Je glisse un regard vers Daphnée : Le serpent, comme les tueurs du Sun & Sushi… Il semble que le Soleil noir soit une groupuscule de mercenaires à la solde de celui qui se cache derrière Ouroboros, un certain Lynch.

Alors que la pluie frappe le parebrise avec vigueur, j’en termine de ce résumé trop succinct, symbole des parcelles lapidaires d’informations qui sont en ma possession. La suite est récitée sous le joug d’une culpabilité que je ne parviens pas à masquer.

- Les nanites que j’ai… qui infectent mon corps se sont réveillées. Elles me connectent à Shawn Parker et au tueur… Karl. Je pense qu’eux aussi ont été implantés d’une manière ou d’une autre. Peut-être qu'ils font partie des demi-succès du projet.

Silence, pénible.

- Je peux faire des choses qui devraient m’être impossible. Comme une machine.

A présent détaché, le regard perdu sur une route qui n’en est plus une sous la hargne de la tempête.

- Ils ont pris Alicia pour que je me livre à eux. Et c’est ce que je vais faire si c'est nécessaire pour lui laisser une chance de s’en sortir. A nouveau, j'ai un regard fuyant vers Daphnée . Mais je ne veux pas qu'ils s'en prennent à une autre... personne qui m'est chère... dis-je dans un murmure

* Pathétique, Matt*

Il est temps de mettre un Point final. Je me sens las malgré tous mes sens qui sont en alerte grâce à mes copines informatiques.

- C'est tout ce que je sais, je n'ai pas toutes les pièces de l'échiquier. Je n'en suis qu'un pion.
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Re: Scène 6 : Les Secrets dans l'Oeil du Cyclone

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