Scène 7 : Quand t'es dans le désert ♫

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Scène 7 : Quand t'es dans le désert ♫

Message  Faust le 2018-01-20, 7:17 pm

Dimanche 20 Janvier 2030 18:30AM, Quelque part dans le désert du Mojave, Nevada



La morsure du soleil marque un changement radical avec l'ouragan dont vous sortez. Cinq heures de routes dont la monotonie n'est rompue que par la Radio et les envies de pause pipi de Kato. Cinq heures pour toi à penser. A angoisser. A planifier. Et bien sûr, à douter.

La Mercedes vous amène à toute allure jusqu'à ce point perdu dans le désert indiqué par tes souvenirs du dossier de Parker. Les Collines rocailleuses laissent la place à de plus en plus de dunes et de cactus. Pourtant, une colline attire le GPS jusqu'à elle, et vous vous trouvez en fin de parcours lorsque la route (si on peut encore appeler ce chemin une route) s'arrête à quelques kilomètres de votre destination.

Le soleil se couche sur cette colline posée comme on indique d'un X un trésor. Le Bunker doit se situer quelque part au Nord-Est de ce monticule rocheux. Kato s'essuie le front malgré la fin de la fournaise annoncée par le crépuscule naissant :
- "Bon...On fait quoi maintenant boss ?", annonce ton acolyte en chemise avec un fin sourire en chargeant son fusil à pompe.
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Re: Scène 7 : Quand t'es dans le désert ♫

Message  Masika le 2018-01-26, 4:00 pm

5 heures à ressasser les décisions qui m’ont conduites sur cette route, à cet instant précis. Et le mauvais feeling que nombre de ces décisions n’auront pas été les miennes. Même lorsque que Kato demande sa troisième pause pipi, je n’arrive pas à me dérider. Sûrement son stress plus qu’un problème de vessie. Un stress qui finalement ne me gagne pas, remplacé par des pensées multiples qui alimentent le champs des possibles. Des pensées sombres pour la plupart.

La voiture s’arrête enfin sur un promontoire rocheux, perdu au milieu de nulle part. Je sors, ressentant avec acuité la chaleur sèche qui envahit mes poumons. Au moins, il s’agit d’une sensation biologique, pas mécanique. J’observe l’horizon, que les ombres nocturnes commencent à envahir, direction nord-est. L’endroit où nous nous trouvons reste quand même un spot idéal pour se faire repérer depuis le bunker. Altitude, désolation ambiante… Si on avait souhaité faire une annonce de l’arrivée de Matthew Dane, on ne s’y serait pas pris autrement. Si il y a encore quelqu’un par ici. Si même ce foutu bunker est dans le coin ou existe réellement…

Mon p’ti Nem sauce salé, au vu de la transpiration qui déborde de son front, met un terme à mes errances méditatives pour me ramener à un certain pragmatisme. Mon regard se reporte sur lui, et un sourire malicieux vient enfin éclairer pour quelques secondes mes traits.

- Bah on y va !

J’enfile mon masque du Cops, ne proposant plus à voir qu’un fond vert parcouru de pétale de roses en lieu et place de mon visage, puis glisse mon colt Afrikaneer dans son holster. Je branche ensuite la caméra pour filmer notre périple. Il y a quelque chose de rassurant dans ses gestes familiers. Une fois prêt, La voix légèrement étouffée à présent, j’ajoute à l’intention de Kato :

- Le bunker doit se situer dans cette zone, dis-je en désignant le nord-est d’un geste vague de la main. Pour être honnête avec toi, je ne sais pas du tout ce qui nous attend là-bas. Au mieux un musée des horreurs, au pire un piège qui nous condamnera certainement… En route !

Je joins le geste à la parole pour trouver le meilleur moyen de descendre de notre promontoire rocheux sans achever prématurément notre expédition par une chute en mode pétage de gueule. Une fois en bas, je me dirige à l’aide du meilleur GPS possible : le pifomètre. Tout cela ressemble admirablement à une opération d’amateurs, mais je n’ai rien d’autre à proposer. Et j’aimerai tellement que cette sensation de déjà-vu me lâche un peu.
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Re: Scène 7 : Quand t'es dans le désert ♫

Message  Faust le 2018-01-27, 7:36 pm

A ta phrase concise de départ, ton petit nem à la sauce de transpiration a un sourire, lève son pouce puis enfile en écho son masque de COPS auquel tu ne t'habitues décidément pas : une croix aux allures de chrétienté étrangement marquée d'un idéogramme en plein milieu, le tout sur un fond rouge qui lui donne un look bien plus agressif que le tiens. Tandis que vous cherchez une aiguille dans une dune, ton coéquipier n'a pas l'air inquiet. Mais il faut dire que tu l'as rarement vu s'inquiéter pour quoi que ce soit d'autre que la configuration feng shui d'une pièce et les superstitions de son pays d'origine.

La descente est plus rapide que prévu. Et ni la chance ni le pifoGPS n'y sont pour grand chose. Dans une sensation à laquelle tu commences à t'habituer, tes nouveaux sens super-développés te guident, et le temps de cette petite marche en fournaise tu te prends pour The Sentinel. Tu repères un sentier, même si la plupart des gens n'auraient rien vu de tangible, et il te semble même voir des traces de pas. En les suivant, vous traversez un canyon étroit, qui débouche sur une crevasse encaissée visiblement profonde et sombre, totalement invisible jusque là. La crevasse est taillée, et semble dessiner un escalier en colimaçon assez précaire. Des traces de pas et de ce que tes sens analysent comme des caisses assez lourdes.

Tu as alors des picotements dans le cerveau, et plusieurs conclusions fusent comme des flash malgré toi. Le bunker est sûrement enseveli, et ce passage dans cette crevasse d'après la topologie du terrain ne doit être qu'un des accès, mais pas la porte principale, qui a priori doit se situer de l'autre côté d'un autre promontoire rocheux qui semble avoir subi un bombardement. Cette entrée doit se situer à une dizaine de minutes de marche.

D'après les traces que tu as vu, tu penses que ta sœur et les ravisseurs -dont gunderson- ont dû passer par cet escalier rocheux. Tu ne repères pour l'instant pas de gardes ni d'éclaireurs, et tu es persuadé qu'il n'y en a pas sur au moins 500 mètres. Tout cela est assez étrange pour soulever une tonne de questionnement malgré l'urgence de ta traque.

Tu t'aperçois soudain de deux choses toutes aussi étranges. La première c'est que tu sens que ton corps semble totalement avoir arrêté de transpirer, comme si tu étais devenu touareg. La seconde, c'est qu'une sorte de pulsation étrange semble agiter ton être tout entier. Comme le poul d'un être vivant, ou le chant régulier d'une sirène qui t'attire vers l'escalier et le bunker. Un chant à la fois sombre et mélancolique. L'écho d'un chant funèbre.
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Re: Scène 7 : Quand t'es dans le désert ♫

Message  Masika le 2018-01-29, 4:41 pm

Au fur et à mesure que nos pas nous éloignent de la voiture, le vide désertique se fait plus oppressant, et renforce ce sentiment de dénuement et d’exposition qui me taraude depuis que j’ai coupé le moteur. Rien ne se distingue réellement dans cette immensité de vide agrégé par des amas rocheux tous identiques les uns aux autres. Par chance, je me retrouve comme spectateur de mes mouvements corporels, en mode auto-pilot. Quoi que je me demande s’il faut réellement se réjouir de ce changement de conducteur de plus en plus fréquent. Super-nanite semble parfaitement savoir où elle se rend. Repérant les traces de pas au sol, je m’accroupis, et coupe ainsi provisoirement le mouvement mécanique de mes jambes jusqu'alors. Je me tourne vers Kato et le masque si particulier qui cache ses traits :

- Ils sont là, Kato. Et Alicia est avec eux, dis-je en désignant les traces à mon collègue mi-homme, mi-nem.

Je redémarre l’Auto-pilot, avec ce coup-ci un fil conducteur au moins visible pour mes yeux. C’est tout juste si je me rends compte que nous nous engouffrons dans une saignée tectonique tant je suis obnubilé par les traces de pas au sol. Jusqu’à arriver au seuil de la crevasse et de cet escalier qui s’enfonce dans le sol. Comme un pop-up publicitaire, une représentation mentale de ce que doit être ce bunker se déverrouille alors automatiquement dans ma caboche.
Je relève alors la tête, pour observer les alentours. Avec une certitude, c’est que ce lieu n’est pas sous surveillance, au moins d’origine humaine. Je réalise aussi pourquoi je n’ai eu aucun mal à trouver cet endroit. En réalité, Super-nanite s'est organisée un 5 à 7 ici avec son aimant. La sombre pulsation que je perçois à présent avec force charme l’habitant technologique qui hante mes veines. Elle l’ensorcèle pour que je vienne jusqu’à elle. Inutile alors de chercher pourquoi aucune sentinelle ne surveille l’endroit. Nos ennemis savaient que mon passager fantôme me guiderait directement jusqu’à eux.

Du calme. Mode Auto-pilot désactivé. Que la chair reprenne l’empire sur la machine.

Je me tourne vers mon petit nem en boîte, et d’un signe de main lui indique qu’aucun garde ne surveille les lieux. J’enlève ensuite mon masque, et lui fait signe d’en faire autant. Lorsque nos regards se croisent , je déclare d’un ton non pas solennel, mais presque suppliant :

- Kat’, je veux que tu me fasses une promesse. Quoi qu’il se passe là-dessous, tu dois ressortir de cet endroit avec Alicia. C’est ton objectif, et le seul que tu dois avoir.

Je lui tends les clefs de la voiture, dans un moment suspendu, jusqu’à ce qu’il s’en empare.

- Il est possible que cet endroit… que cet endroit m’amène à adopter un comportement irrationnel. Alors si pour sortir Alicia de là, tu dois me tirer dessus, tu le fais. Et sans l’ombre d’une hésitation, partenaire. C’est elle ton objectif, pas moi. Tu m’as bien compris ?

Je continue de le fixer, pour m’assurer que mon message passe dans son petit crâne parfois épais dès qu’il s’agit de moi. J’ajoute alors avec un ton impérieux :

- Promets-le moi !

Je ne bouge pas d’un pouce jusqu’à ce qu’il s’exécute. je remets alors mon masque sans rien ajouter, attrape l’arme suspendue à ma ceinture et allume la lampe frontale intégrée à mon masque. J’entame ensuite ma descente dans les entrailles terrestre d’un pas plus assuré que je ne l’aurais pensé. Je préfère ne pas savoir ce que contiennent les caisses qui ont été également acheminées ici.

Surtout, j’essaie de faire en sorte que le biologique ne le cède pas au technologique.
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Re: Scène 7 : Quand t'es dans le désert ♫

Message  Faust le 2018-02-04, 3:15 pm

Le visage avenant et habituellement un peu insouciant de Kato laisse la place à une expression où passent tour à tour l'incertitude, une certaine forme de peur pour finir sur de la détermination. Il t'observe longuement sans un mot, puis se contente de hocher la tête lentement :
- "Tu as ma parole partner. Que mes ancêtres me maudissent si je la trahis..."

Après un long regard sûrement pour sceller à la fois une amitié plus profonde que tu n'aimes l'admettre et sa promesse, il esquisse un de ses sourires narquois habituels :
- "...Toute façon ça arrivera jamais. A mon avis, l'Dieu d'la mort s'est dit qu'tu serais capable de foutre la merde même en Enfer...", finit-il avec un petit rire typique de ton petit nem farceur.

Remettant vos masques dans une synchronisation digne d'un binôme de natation, vous vous engouffrez par le sinueux escalier en colimaçon rocheux qui vous emporte jusqu'aux tréfonds des entrailles éboulées de ce qui ressemble à des couloirs métalliques rouillés éventrés par le désert rocailleux qui a repris ses droits.


Vos torches frontales percent le voile ténébreux, vous révélant un tunnel qui devait servir à faire passer des petits wagons, au vu des rails au sol. Le tout débouche sur un dédale d'autres tunnels, le tout d'une taille titanesque. Tu as beau en avoir déjà vu en photos, l'envergure de ce bunker te donne presque le vertige. A moins que ce ne soit la douce et sombre mélopée qui semble t'attirer comme un fil d'Ariane lugubre.

Une citation de l'Enfer de Dante résonne dans ta mémoire comme une mauvaise tirade sortie d'une série d'Horreur : "Vous qui entrez, abandonnez toute espérance".

Malgré le cliché resucé de la phrase, tu dois bien admettre que le froid qui te glace les os et le cœur depuis votre entrée dans ce labyrinthe de métal rend maintenant la formule nettement plus crédible. Impression encore renforcée par le bruit poussif d'aération et d'un léger éclairage lointain verdâtre, maladif et épileptique. Ce qui t'indique que c'est le système de générateurs électriques de secours qui est miraculeusement à l’œuvre.

En laissant tes yeux parcourir ce décor glauque et post apocalyptique, tu te fais soudain la réflexion que ton petit Nem s'est peut-être trompé sur le refus du Dieu de la Mort de t'accueillir chez lui...

Avançant aussi silencieusement que l'écho monstrueux de l'endroit le permet, vous vous glissez de cul-de-sacs éboulés en crevasses impossibles, te laissant guider par le chant d'une sirène qui te vrille de plus en plus le cortex. L'odeur de renfermé qui semble tout étouffer laisse au détour d'un boyau place à des senteurs nettement plus musquées : cadavres, odeur de  mélange toxique de produits chimiques et de brûlé. Éclairants les affres de l'obscurité comme deux Chevaliers de Lumière masqués, vous vous apercevez dans votre périple que les murs en plus d'être éventrés sont carbonisés d'une suie incrustée, sûrement depuis des années. Le récit de ton père te revient en tête : «...Ces Pauvres enfants. Le commando de mercenaire que j'avais engagé n'a pas réussi à les sauver pendant le sabotage. Ils...Ils sont tous...Morts... L'intérieur du complexe a été détruit.».

Subitement des bruits de pas qui approchent font trembler ton tympan. A une centaine de mètres en face de vous, tu détectes le poul de deux hommes. Armés. Après un temps de silence, un grésillement lointain s'élève, et une voix grave étouffée :
- "Alpha à Équipe Delta...Situation ?"

Le couloir dans lequel vous vous trouvez est jonché de machines cassées, de meubles métalliques détruits et brûlés, et tu penses qu'au milieu il y a un embranchement qui tourne à votre gauche et l'autre qui continue tout droit vers les deux gardes.

Un autre grésillement. Le murmure grave subvocalisé plus proche d'un des deux hommes :
- "Equipe Delta, RAS. Aucun signe des cibles...C'est aussi calme que dans l'vagin d'une vierge..."

Dernier grésillement de coupure de la communication dans l'oreillette, puis celui qui doit être le binôme de l'équipe Delta ajoute en pouffant doucement :
- "Ce lèche boule de Dalton...Quatre fois qu'y d'mande un rapport en 5 minutes...Tu crois qu'y suce le Boss ?"
petit rire sec étouffé et grave du premier : - "C't'enfoiré est pd comme un phoque pédophile à c'qu'y parait, alors ça m'étonnerait pas...Fait chier...On chasse des fantômes, y a rien ici..."

Tes sens t'indiquent qu'ils se dirigent droit vers vous. Mais tu ressens de drôles de signaux parasites. Comme si tes nouveaux auxiliaires nanos s'affolaient depuis ton entrée dans le bunker. Tu te dis que c'est ça que doit ressentir une machine lorsqu'elle bugge.

Kato lui ne semble absolument pas conscient de la menace et fait tourner son fusil à pompe dans un ballet de couverture parfaitement synchronisé au tiens, faisant valser sa lampe dans tous les sens.
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Re: Scène 7 : Quand t'es dans le désert ♫

Message  Masika le 2018-02-16, 3:59 pm

Je salue la promesse messianique de mon petit nem sauce biblique d’un sourire complice avant d’ajuster mon masque sur mon visage. * Vas pour l’enfer*, me dis-je en aparté, avant d’ouvrir la marche pour nous enfoncer dans les ténèbres qui conduisent au sous-sol. Le moins que l’on puisse dire, c’est que je ne suis pas déçu par le décor. Et si le Dieu de la mort ne veut pas de moi dans son enfer, il vient en tout cas de m’autoriser l’entrée dans son purgatoire.

Les faisceaux lumineux des torches montées dans nos masques dévoilent des couloirs métalliques tortueux où la pierre reprend lentement ses droits, sans encore avoir réussi à éliminer de ses entrailles l’intégralité des résidus de l’horreur humaine. La luminosité verdâtre, les traces de suif laissées par l’utilisation certaine de lance-flammes, tout contribue à donner l’impression de s’enfoncer dans le ventre de la bête. Impression qui n’a pourtant pas l’air de s’insinuer dans la tête de mon petit nem sauce majorette, qui défile comme à la parade de Disneyland dans cet endroit sordide. Ce petit bout d’homme est incompréhensible, rien ne semble atteindre son moral. Je vais sûrement pas m’en plaindre.

Le bourdonnement grandissant qui assaille mes tympans devient par contre un vrai problème. Les copines nanites ont l’air de s’affoler, comme si leur rock-star fétiche s’apprêtait à monter sur scène. Pas bon signe ça. Pas bon signe du tout. Un répit vient quand même interrompre cette gigue biomécanique.

Interruption momentanée des programmes, Flash news : «  Nous sommes attendus ». Wouhou, quelle surprise. Et nous voilà les deux petits rats, qui viennent chercher leur bout de gruyère dans une souricière.

D’un geste de la main, j’indique à Kato de mettre un terme à son exhibition digne de l’école de police, puis me concentre pour écouter l’échange plein de subtilités des frères pétards. Mon visage se crispe légèrement sous l’effet des grésillements qui parasitent l'écoute, avant que je ne réalise qu’il s’agit de mes propres tympans et non pas d’un quelconque émetteur / récepteur! Rien de très intéressant, si ce n’est la confirmation qu’il s’agit d’un piège et que le Boss et Dalton nous attendent. La bonne nouvelle, c’est qu’ils sont à l’aveugle, pas de caméra et donc vraisemblablement un système énergétique en vrac. La mauvaise c’est que d’autres duos d’intellectuels se promènent dans les boyaux de cet endroit maléfique.

D’un nouveau geste de la main, j’informe mon partenaire que deux de nos hôtes se dirigent droit vers nous. Un seul refuge, le couloir sur notre gauche. Au pas de course je me dirige dans cette direction, entraînant le Cops crypto-christique à ma suite. Lorsque nous y sommes, je me plaque contre le mur froid, et montre à Kat’ nos tonfas. Pas de tir ici, ou alors Dalton n’aura plus besoin de faire un check toutes les 5 minutes pour savoir si les fantômes sont dans la place.

Je me concentre à présent sur le pas des deux compères, pour estimer leur arrivée à notre niveau. Le temps paraît s’étirer à l’infini, un temps durant lequel je dois signifier deux fois à mon petit nem de patienter dans le calme. Lorsqu’enfin les deux types sont proches, je chuchote à Kato : « Chacun le sien ».

Puis, comme pris d’une inspiration, je fredonne une chanson que Kim avait l’habitude de chanter dans la salle de bain, l’un de ses tubes qui me revient en mémoire à cet instant précis. Pourquoi ? Parce que je suis sûrs que ces deux crétins se sont paluchés devant le clip pour le moins explicite. Tout en chantant à voix basse l’air, je me concentre pour que la chanson sorte des talkie-walkies des deux hommes d’armes, pour les distraire au moment où ils ne seront plus qu’à quelques pas de nous. Puissent les nanites et leurs super-pouvoirs réussirent ce tour de passe-passe.

Quoi qu’il en soit, dès qu’ils passent à portée, je sors de notre planque improvisée pour essayer de neutraliser l’un des deux gardes, avec l'espoir que Kato en fasse autant.
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Re: Scène 7 : Quand t'es dans le désert ♫

Message  Faust le 2018-02-24, 6:15 pm

|◄◄ Quelques dizaines de minutes auparavant, dans un autre complexe sous-terrain

L'homme essuyait ses lunettes à écailles dans un geste machinal et cela lui paraissait tout aussi inutile que le reste de ce qu'il vivait ici. Il se sentait en prison. Il arrêta lorsque le soldat en tenue sombre entra dans son bureau. S'apercevant de son entrée inopinée, il le salua rapidement :
- "Général, nous avons un problème...Le Sujet 0 est en phase d'éveil..."

L'homme soupira en remettant ses lunettes. La tempête. Les rapports. Et ce message. Tout semblait le confirmer maintenant. Ce n'était pas une simple anomalie. Il ralluma son téléphone pour relire encore une fois le contenu du message :
Il va aller dans la zone noire. Il est en train de s'éveiller. Enclenchez ce foutu protocole !

Les doigts de l'homme tapotèrent le téléphone quelques secondes sans dire un mot. Puis après un léger soupir de frustration, il releva un regard dur sur son subalterne et annonça d'une voix ferme:
- "Enclenchez le Protocole d'urgence."
Le soldat était visiblement décontenancé, mais finit par demander d'une voix blanche en évitant soigneusement le regard de celui qu'il appelait Général :
- "Mais, M...Général, ce protocole n'a pas été validé par le Commandement. Il risque de le ré..."
L'Homme se contenta de le couper d'une voix sèche et menaçante :
- "Soldat, avez vous un problème avec mes ordres ?"
Malgré le ton presque diplomatique, le danger qui planait dans cette phrase était presque palpable, même pour un simple d'esprit comme celui qui lui faisait face. Le jeune homme baissa la tête :
- "Non, mon Général. Bien sûr que non. Je vais l'annoncer tout de suite à l'unité Cyber, Monsieur..."
- "Faites donc ça", annonça la voix grave du Général en le renvoyant d'un simple geste de la main. Il ne le vit même pas partir, trop occupé à réfléchir aux conséquences de la décision qu'il venait de prendre, et de la confiance qu'il pouvait accorder à leur informateur. Et les réponses qu'il obtenait chaque fois qu'il y pensait ne lui plaisaient guère.


Dernière édition par Faust le 2018-02-25, 12:59 am, édité 1 fois
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Re: Scène 7 : Quand t'es dans le désert ♫

Message  Faust le 2018-02-25, 12:47 am

A ton geste d'arrêt, le masque de Samourai du Christ de ton acolyte semble se figer dans l'incompréhension avant qu'il ne réagisse, une demi seconde avant de se faire griller. Il te regarde, puis tes gestes suivants le font réagir au quart de tour et il te suit jusqu'à ton refuge sans un bruit. Son fusil à pompe en main, il se colle avec toi à la paroi glacé de ce tunnel dont vous ne distinguez rien. A la mention du Tonfa, il ne pose aucune question, range son fusil en bandoulière et sort son tonfa. Mais c'est vers les deux mercenaires dans l'autre couloir que ton attention est absorbée. Timing.

Kato remue comme un clown asiatique monté sur ressorts, mais tes gestes d'arrêts mettent fin à son petit manège de chiot excité par l'action. Il patiente, jusqu'à ce que tu lui signifie "chacun le sien". Ce petit bout de Nem a beau ne pas être le plus grand penseur du COPS, tu sais que c'est un cador dans l'action. Sûrement un des meilleurs combattants corps à corps de l'unité, et pas très loin derrière sur le tir. Il serre son tonfa dans la pénombre verdâtre et se prépare à agir.

De ton côté, ton inspiration te fait fredonner le tube Coréen, et tu es sûr que Kato est bouche bée même si tu ne vois pas sa tête. Tu n'y crois qu'à moitié, mais ta prière ne semble pas être vaine. Même si le résultat n'est pas exactement celui que tu attendais.

Tandis que tu te concentres en fredonnant, tu ressens une soudaine vague de chaleur qui commence à te parcourir tout le corps comme une coulée de lave enflammée. Énergisante au début, elle commence ensuite à te picoter la colonne vertébrale. Puis elle remonte jusqu'à ta tête, et ton cerveau explose. C'est là que ton corps entier se retrouve en fusion. Tout ton être se contracte, et ton enveloppe charnelle semble vouloir se replier sur elle-même dans une sensation de déformation de l'espace autour de toi.

Tout devient lumineux. Il te semble un instant distinguer des raies de lumières dorées parcourir le tunnel, et tu entends un bourdonnement. Tous tes sens sont totalement affolés et au bout d'une seconde tu as l'impression de sentir par les yeux. Dans un instant de lucidité avant que ne vienne le frisson de la vision, tu penses que tu es en train d'expérimenter ce que les Docs appellent apparemment la synesthésie, même si tu ne sais pas d'où te sort ce mot.

Ta voix prononce les mots comme un mantra. Et pour la première fois de ta vie tu as la sensation que ce n'est pas qu'une expression. Une forme de pouvoir semble s’exhaler de ta bouche. La réalité se brouille alors, dans une explosion neurale à laquelle tu commencerais presque à t'habituer :

*FLASH*


La femme te sussure à l'oreille, vos corps entremêlés. Odeur de miel, de sexe et d'épices :
- "Sens mes mots pénétrer en toi...". Ses paroles vibrent dans ton oreille, et tu sens un désir incroyable monter en toi, comme un orgasme, en bien plus intense : "Il y a un pouvoir derrière les mots...Comprends le. Sens le. Les mots sont le reflet de ton pouvoir. De ton âme. De ta volonté...Prends conscience des vibrations du Verbe. Observe les...". Silence. Tu ouvres les yeux. Mais rien d'autre qu'une pure beauté sombre et une chambre aux torches tamisées : "...Non, pas avec tes yeux. Lies ton âme à tes yeux. Regardes encore...", dit-elle en mettant sa main sur ta tempe. Son odeur t'hypnotise. Tu fermes les yeux. Inspiration. Expiration. Lentement, tu ouvres les yeux, comme en transe.

Tu vois alors des fils lumineux. Le décor est le même, mais tout est plus clair. Des raies de lumières filent dans la pièce comme une toile. Et au milieu de cette toile, des fils partent de la fille, et semblent pulser doucement vers toi :
- "Tu peux les voir ? A toi maintenant. Ferme les yeux. Concentres toi sur ton plaisir. Et sur ma voix...Et maintenant...Chantes, mon doux...Chantes ton pouvoir, mon bien aimé..."



Tu secoues la tête. Tu entends le chant de Kim Wong dans les oreillettes des deux mercenaires. Le son coule de ta gorge, et vibre devant tes yeux. Tu sens alors tout le "pouvoir", à défaut d'un meilleur mot, qui se dégage des paroles. C'est alors qu'une déflagration dans ton être se produit, et tu sens que quelque chose change.
♫ 이 어둠에 내 눈이 갇혀있다 !
Mes yeux sont piégés dans cette obscurité !

La voix surprise d'un des deux gardes s'élève dans le tunnel au ralenti, comme dans un film :
- "Putain, c'est quoi ça, j'y vois plus r..."

Ton corps réagit d'instinct. Tu sors de ta planque comme un ouragan sous ecstasy, et aucun des deux ne te voit venir, pas plus que ton Side-Kick qui te talonne au sens propre (jet de perception vs discrétion / Sang-froid : raté automatiquement grâce à ton petit tour de passe-passe. Je considère qu'ils sont surpris et n'ont donc droit à aucune défense (surprise totale), et je vous compte une init ultra-violente +2). Le temps se dilate pendant que ton tonfa se dirige comme un missile guidé dans le plexus de ton adversaire. Aveuglé, celui-ci n'a aucune chance, surtout avec tes réflexes nanitesques. La pointe du tonfa part avec la vitesse d'un éclair et la précision d'un martialiste vers son torse (Juste parce que ça m'a fait rire, ton jet d'armes de contacts/réflexes : 6 succés !). Tu sens le bout du tonfa s'enfoncer au travers de sa cage thoracique, brisant tous les os tandis qu'il effectue un véritable vol plané-vrillé à quelques mètre de là. Ton mouvement se finit, en même temps que son cœur que tu entends s'arrêter d'un coup.
,
Malgré la surprise de tes performances vocales, l'impassible Kato se met en mouvement avec une rapidité stupéfiante - compte tenu de son statut de simple mortel - et abat le tonfa avec une redoutable précision dans la gorge du deuxième mercenaire de toute la longueur de sa matraque. Le résultat des années d'entraînement et de la fureur de ton Petit Dragon sont sans appel : Tonfa 1- Gorge 0. Il tombe, inconscient. Mais lui au moins n'est pas mort...

Le silence retombe. La scène n'a duré que quelques secondes. Mais cette accalmie est rompue quand Kato voit ton garde au sol, la poitrine enfoncée malgré son Kevlar. Sa voix rendue étrange par son masque s'élève dans un accent de surprise :
- "Merde partner, mais t'es dev'nu Superflic ou quoi ?!...Regardes moi çaaaa....Putainnnnn de merde, par les ancêtres Matt ! Le keum avait un putain d'gilet en Kevlar, maintenant on dirait qu'il a fusionné avec !...Merde, chuis sûr qu'il est mort en plus !". A ce moment précis, tu ne sais plus trop si c'est de l'admiration que tu sens dans sa voix, ou de la peur : "...Et c'était quoi ce délire Coréen !?...Enfin, j'savais pas que t'avais une aussi belle voix, remarques......Merde, j'ai dit ça tout haut ?"'

Malgré ça, ton ouie supersonique et tes sens sur-développés ne détectent rien. Pas d'alarmes. Pas d'autres pas. Visiblement, la voie est libre. Mais ta tête commence à tellement chauffer que tu te demandes s'il ne va pas falloir t'installer un ventilo dans le cerveau, et ta vue se brouille, te laissant apparaitre des figures étranges dans l'air. La mélopée de retour te vrille maintenant de plus en plus les tympans, dans une ritournelle silencieuse mais assourdissante. Et au travers de ce chant qui te traverse l'âme, tu t'aperçois, dans chaque fibre qui te compose, que quelque chose à changé. Ce ne sont pas uniquement les nanites. C'est autre chose. Comme si...Comme si tu venais de t'éveiller au monde qui t'entoure. Comme si à l'intérieur de toi, quelque chose d'endormi depuis ta naissance venait de se réveiller...
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Re: Scène 7 : Quand t'es dans le désert ♫

Message  Masika le 2018-03-12, 7:20 pm

Les secondes qui précèdent notre mise en action auraient pu être longues, très longues mais j’ai la chance (ou pas) de les traverser par le biais d’une expérience transcendantale inattendue. Pour être honnête, Je n’ai jamais vraiment compris l’enthousiasme que suscitait la musique de Kim. Tout juste pouvais-je comprendre l’enthousiasme des ados boutonneux, mais je l’expliquais par d’autres motifs que sa soupe musicale…
Et pourtant, les quelques paroles que je chantonne m’entraînent dans une expérience totalement orgasmique des sens . Une valse à Cinq sens,  une symphonie synesthésique (mais bordel comment je connais ce mot ?) jubilatoire qui ferait passer la chevauchée des walkyries pour un vulgaire morceau de country redneck. Cette envolée lyrico-sensu s’achève dans les bras, ou pour être plus précis dans la voix, d’une sorte d’amante virtuelle, résultante vraisemblable de mes fantasmes inavouables et inavoués : puissance, sexualité, pouvoir (psp, for the player). Dans ce maëlstrom chaotique infini,  je me demande si ce n’est pas mon inconscient qui me viole, de quoi filer une vilaine migraine à Freud.

Et puis j’ouvre les yeux.

Les fils qui dessinent la trame de la réalité sont toujours là, visibles et accessibles, et je n’ai qu’à utiliser l’un d’eux pour faire parvenir les paroles de Kim à nos deux limiers, et imposer leur sens à la réalité.

Le reste n’est qu’une formalité, une passe d’armes trop facile pour que nos adversaires aient la moindre chance de s’en sortir.  

Lorsque tout est fini, j’entends la sidération de mon partenemaire, mais prends d’abord soin de vérifier que l’affrontement n’a pas été détecté. Aucun autre son ne vient distordre l’uniformité des fils du réel. Seule La pulsation rythmique hypnotique règne à nouveau dans le labyrinthe du Minotaure. Sans que je sache dire si le labyrinthe où se joue cette mélopée funèbre est bien le sous-sol dans lequel nous avançons ou les méandres de mon âme.

Je reporte mon attention sur Kato, avec un sourire sans joie pour apaiser son air huluberluesque. D’ici je peux voir que ses yeux naturellement bridés luttent profondément pour lui permettre ce regard de chouette effarée :

- Ca te fera un truc à raconter à tes petits-enfants, pas vrai ? Je soupèse un instant l’opportunité de voir Kato reproduire son engeance, avant de préférer changer mentalement de sujet. Pas le genre de trucs auxquels il faut penser si on veut se concentrer sur le bien-être futur de l’humanité.

Je profite donc de l’état léthargique de la victime de Kato pour focaliser mon attention sur un autre sujet. Je m’accroupis aux côtés de notre unique prisonnier et le réveille à coups de gifles, sans ménagement. Lorsqu’il ouvre les yeux (et j’y passe le temps nécessaire), mes questions sont précises :

- Où se trouve le QG ? Combien d’hommes en armes ? Où se trouve l’otage ?

S’il le faut, j’en appelle aux nanites pour voir s’il me dit la vérité, et si ce n’est pas le cas je le redresse suffisamment pour lui montrer la dépouille de son petit camarade ainsi que le tonfa à ma ceinture qui dégoutte encore de sang frais.
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Re: Scène 7 : Quand t'es dans le désert ♫

Message  Faust le 2018-03-23, 6:03 pm

Matthew Dane a écrit:- Ca te fera un truc à raconter à tes petits-enfants, pas vrai ?
- "A mes pet...Matt...Tu fais quoi là ?...", finit-il en abandonnant sa première tirade lorsque tu décides de t'approcher de l'inconscient : "Matt...", continue-t-il d'une voix où transparait un soupçon d'inquiétude quand tu t'accroupis au-dessus de lui...Pour le réveiller d'une paire de gifle magistrale. Kato ne dit plus rien, et le garde se réveille en sursaut, comme si toute la scène avait été coupée pour lui au montage :
- "Qu.... !", mais il n'a pas le temps d'esquisser un mouvement, ta main ferme a déjà enserré son cou de taureau barbu, et tu poses tes questions rapidement et fermement. Tu sens que ton ton est presque machinal, et glacial. Le chant résonne encore à tes oreilles, et bien que tu fasses de ton mieux pour ignorer tout ce qu'il se passe en toi, tu ressens pour la première fois de ta vie que si tu ne te retenais pas, tu briserais les cervicales de ce mercenaire sans aucuns remords. Et visiblement, il le sent aussi.

Après un long déglutissement, il répond sur un ton étranglé :
- "G...auche, et e...Encore à gauche...Lâch...", mais tu resserres ton emprise, et il couine vaguement en crachant. Encore une fois une vague d'un plaisir presque meurtrier passe dans ton cœur. Une image de ta sœur. L'envie de vengeance et du sang. Mais tu n'y cède pas, et les cervicales de ta proie non plus. Tu desserres un peu la prise, et lui tourne la tête vers son ex collègue de travail. Ses yeux s'écarquillent en te regardant puis en regardant ton tonfa. Il se met alors a chanter comme un moineau tremblant pris au piège : "...Ok, ok. On est 10. Enfin, 9 maintenant", dit-il en regardant à nouveau son ancien partenaire perforé : "Ecoutes, mec, je sais pas qui t'es, et je veux pas savoir. Je gagne pas assez pour cette merde. Tiens. Prends la tablette...Là, à ma ceinture...". D'un geste rapide, tu sors la tablette de l'étui de ceinture, et comprends vite de quoi il s'agit. "Le mot de passe, c'est...Ragnarok". Tu entres les lettres, et le plan du bunker s'affiche, ainsi qu'un système de localisation de ce qui doit être le reste des Mercenaires. Tout est indiqué, y compris ce que tu évalues effectivement comme la salle principale.

Entre toi et cette salle, encore 5 gardes, dont 2 devant l'entrée d'une autre pièce située bien avant et où n'est rien indiqué, et 3 à l'intérieur de la pièce marquée "HQ".

Le type regarde ton masque parcourir le plan des yeux d'un air inquiet :
- "...Hey mec. T'es un COPS. Tu vas pas m'tuer, pas vrai ?..."

Kato a gardé le silence. Il regarde un peu par dessus ton épaule le plan du bunker, et à la question du Mercenaire n'ajoute rien, te laissant visiblement la décision de ce que tu veux faire de cet homme. Pour l'instant les 3 autres gardes restant ne sont pas dans votre aile du bâtiment, et ils semblent faire des rondes. Aucun autre bruit que celui du chant que tu soupçonnes être le seul à entendre n'est audible, et il n'y a pour le moment aucun signe de menace imminente. Pourtant, au travers de l'odeur de vieux et de pourriture qui se dégage des tunnels, un autre parfum vient effleurer tes narines : celui d'un danger. Quelque chose de sombre et de malsain. Et ce chant dont tu sembles t'approcher n'y est pas étranger, tu pourrais le jurer...
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Re: Scène 7 : Quand t'es dans le désert ♫

Message  Masika le 2018-04-06, 10:40 am

L’instant où je sens mes doigts prêt à briser les os de ce simple organisme biologique est jouissif, palpitant, presque jubilatoire. Il serait si simple de rompre cette vie faible, inférieure. Ma tête se penche légèrement de côté tandis que le garde me débite toutes les informations dont j’ai besoin. Non par besoin d’attention, car j’enregistre mécaniquement les informations, mais bien par curiosité. Je peux voir les innombrables faiblesses de cette créature de chair, et un sentiment d’incompréhension m’envahit à la pensée que cette espèce domine pourtant notre planète. Ils sont si vulnérables. La colère succède à l’incompréhension, mes veines se glacent, prêt à tuer cet imposteur. Je peux sentir la sueur qui perle à mon front.

La sueur ? Je secoue légèrement la tête, comme pour me réveiller d’un mauvais rêve. Mes doigts  desserrent leur étreinte sur le cou du mercenaire et je cligne deux fois des yeux comme pour sortir du brouillard. Le vombrissement incessant continue pourtant à me perturber, comme un gros insecte un soir de lecture sur la terrasse de la maison familiale.

*Tu es Matt'. Rien d'autre.*

Je saisis la tablette tactile lorsqu’il me la propose et réponds machinalement un « Wōdanaz » au mot de passe qui m’est donné. Toujours gêné par la palpitation incessante que je parais être le seul à entendre, je fais une analyse expresse des données contenues dans l’ordinateur de poche. Trois personnes dans le HQ. Si Alicia est ici, c’est là qu’ils la gardent captive. Et ils m’attendent comme l’araignée patiente jusqu’à ce que sa proie viennent se prendre dans la toile soigneusement tissée.

Je me redresse enfin et toise le mercenaire. « Debout. Tu marches devant. »

Puis je me retourne vers mon petit nem dont le visage s’est rassis comme un rouleau de printemps resté trop longtemps au fond d’un placard.

- Trois autres dans leur QG, deux gardes postés devant, et encore trois qui font des rondes mais pas sur notre chemin. Il y a aussi…. Autre chose. Je peux le sentir. Fais gaffe.

De nouveau à l’intention du mercenaire, en pointant mon arme dans son dos.

- Avances, toi! Parce que je n’aurais aucun scrupule à te faire connaître un sort pire que celui de ton pote à l’humour de merde.

Aux aguets, je nous fais prendre la route de la pièce notée d’un HQ sur le plan électronique.
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Re: Scène 7 : Quand t'es dans le désert ♫

Message  Faust le 2018-04-13, 7:21 pm

Kato te regarde avec un air surpris que tu devines sous son masque en hochant la tête à ton conseil, et accompagne tes menaces au garde du chargement de son fusil à pompe à son attention. Votre otage finit de pâlir malgré son apparente expérience de ce genre de situations, lève les mains et passe devant sagement, pendant que vous le suivez silencieusement dans le labyrinthe de boyaux du monstre verdâtre endormi.

Votre progression est finalement assez rapide, mais une tension que tu sais maintenant être le seul à ressentir montes dans tes propres entrailles tandis que vous approchez du couloir menant au Quartier général, que tu penses être une salle de commandement du Bunker. Un malaise te tord maintenant les tripes, comme si un liquide noir poisseux voulait se frayer un passage dans ton cerveau avec le rythme d'un marteau qui accélère lorsque vous vous retrouvez à l'embranchement du couloir.

Le garde s'arrête là, et se retourne vers toi en te montrant d'un coup de barbe le coude au-delà duquel se trouve votre destination. Jetant un oeil, tu aperçois un long couloir. Une porte sur la gauche du couloir est surveillée par deux gardes, tandis qu'au fond tu peux distinguer une double porte blindée menant à votre objectif.

Mais ton attention ne s'attarde pas sur la porte du fond, totalement absorbée par le chant noir qui s'élève de la porte sur la gauche du couloir, devenu assourdissant et hypnotique. Tons esprit se déchire un instant, et seule une volonté de fer que tu te découvres et la main de ton petit nem te permettent d'éviter de courir directement vers cette porte et les gardes. Tu reprends peu à peu tes esprits et analyses la situation :

- Les deux gardes sont armés comme ceux que vous venez de neutraliser, et ont l'air de trouver le temps long dans un silence assez pesant.
- Les trois restant sont dans la salle de commandement au fond, et selon toutes probabilité ta soeur est sûrement retenue là-bas.
- La porte est lourdement blindée et dispose d'un digicode à 12 touches, et un écran qui doit en demander quatre. Le boitier est ancien et robuste, sûrement difficile à trafiquer sans les outils nécessaires. Et les permutations de chiffres prendraient sûrement des heures à craquer, en tenant compte de tes nouvelles capacités.
- Tu as pu repérer une grille d'aération au milieu du couloir à 3 mètres de haut. Les nombreuses craquelures et marques de calcination te permettent de déduire qu'elle doit être facile à enlever. Quant à savoir si elle peut mener à la salle de commande, et si rien ne s'est effondré là-dedans, c'est une autre histoire.

Alors que tu termines ton analyse mentale, la voix du plus grand garde, un maigrichon avec un faciès de fouine, s'élève :
-- Tu crois qu'ils font quoi là-dedans ? T'as vu ce type ? Et les bocaux, tu les as vu ?
Un gros asiatique lui répond laconiquement :
- Franchement je veux pas l'savoir. Le type est barge. J'veux pas savoir ce qu'ils veulent faire avec ces foetus et cette femme. Ca m'regarde pas, et on est largement assez payés pour que j'me pose pas de questions...
- Mouais. Enfin, quand même...Payer une fortune pareille pour amener une femme et des foetus dans un bunker dans le Mojave...Ca pue comme opération.
- Moi tant que j'suis payé, j'm'en fous. Et le blond rasé payes bien. En plus le Capitaine Dalton a l'air de lui faire confiance. Moi ça m'suffit.
- Ouais ben j'espère qu'il va pas tarder le blond, et que les cibles vont s'montrer, parce que l'autre à tête de corbeau y m'rend nerveux. Et Dalton est là dedans avec eux...En plus, c'est quoi c'délire de protéger cette porte au lieu de celle-là ?
- Mpff. J'en sais rien, Morris. Arrêtes de t'en faire comme ça, on dirait mon ex-femme...


Le duo continue un peu sa petite conversation, mais la main de Kato te tape encore l'épaule et chuchotte à travers son masque rouge et blanc :
- Bon, on s'la joue comment, partner ?

Au-delà de la question assez pertinente de ton partenaire, ton cerveau reste distrait par ce qui est derrière la porte qu'ils semblent protéger. Ce chant de sirènes qui a l'air de vouloir t'attirer et auquel tu as de plus en plus de mal à résister.
Viens...
Était-ce une vraie voix dans ta tête ? Encore un coup de ton tueur ou de Parker ? Ou juste ton imagination ? Pourtant, tu n'as pas l'impression d'avoir inventé le long frisson le long de ton échine qui vient de te parcourir.
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Re: Scène 7 : Quand t'es dans le désert ♫

Message  Masika le 2018-05-23, 4:32 pm

La pulsation lascive et latente a sur moi l’effet du chant de sirène sur un navigateur. Je connais ma destination, mais j’ai tout de même envie de m’en détourner pour répondre à son appel. Il me faut puiser dans la rage que déclenche la conversation des deux miliciens au sujet de « cette femme » qui ne peut être autre qu’Alicia, ainsi que dans les questions logistiques de Kat’ pour que mon regard hypnotisé se détourne de la porte sur la  gauche du couloir. Je réponds doucement à la question de mon petit nem sauce vinaigre avec le maximum de cohérence que je puis avoir malgré la distraction infernale que représente la vibration qui secoue mes sens.

- Tu es mon joker, Kat’. Ils savent que j’arrive, mais je ne pense pas qu’ils soient informé de ta présence. Je pointe du doigt la grille d’aération. Elle est pour toi. Tu arriveras à t’orienter vers la salle du fond ? Sans douter de son approbation, j’ajoute sur un ton funèbre : N’oublies pas la promesse que tu m’as faite : si je déconne, tu me sors du jeu et tu sauves Alicia. Si tu me dois quelque chose pour toutes ces années de collaboration, c’est ça, vieux frère. Sauves Alicia.

J’attends que Kato grimpe dans le conduit, puis me tourne vers notre otage.

- Est-ce que tu connais le code d’accès à la salle principale ? Ne me mens pas, je le saurais, lui dis-je avec une menace sourde dans la voix. Devant la confirmation du mercenaire, j’hoche doucement la tête. Je vide le chargeur de son arme, culasse comprise, avant de lui tendre mon arme. Félicitations, tu as mené ta mission à bien. Je suis ton prisonnier. Au moins pour tes deux comparses.

Je marque une pause, tant pour prendre une inspiration, que pour essayer en vain d’évacuer le bourdonnement qui m’empoisonne la concentration. L’espace d’une seconde, j’appelle le visage de Daphnée pour faire le vide dans mes pensées. Je reprends avec une assurance réelle.

- Tu m’as capturé là où nous nous sommes rencontrés. Ta radio est HS, c’est pourquoi tu n’as pas pu les contacter. Ton collègue est mort et le mien aussi dans l’affrontement s'ils posent la question.

Nouvelle pause où mon regard dur croise le sien.

- Je n’ai qu’une parole, tu joues le jeu, tu vis. Tu joues au con… Et bien tu as vu ce dont je suis capable.

Je n’ajoute rien, laissant un peu de temps à Kato. Puis, je reprends :

- C’est parti. Mets moi en joue et annonces à tes collègues qu’on se pointe avant qu’ils ne défouraillent dans tous les sens par réflexe.
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Re: Scène 7 : Quand t'es dans le désert ♫

Message  Faust le 2018-05-23, 9:59 pm

Tu devines la tête de ton Samouraï Nem derrière son masque lorsqu'il répond à ta tirade sur un ton sérieux en mettant sa main sur ton épaule :
- Tu peux compter sur moi, partner. J'sortirais ta sœur d'ici. J'te l'promets..., finit-il en se détournant de toi pour monter dans le conduit comme un petit singe asiatique. Il revient la tête en bas et te glisse tandis qu'il remonte la grille :
- Mais on va pas mourir ici. Ça aussi, j'te l'promets, mon frère.... Puis il disparait dans le conduit.

Tu laisses flotter son monologue rassurant mais tout droit sorti d'une série B de duo de flics, et tu reportes ce qu'il reste de ton attention sur le garde auquel tu demandes le code de la porte.

Mais tandis que tes paroles affluent de ta gorge, tu ressens à nouveau l'effet des sons qui se transforment sous tes yeux. Hallucination ou nouvelle sorte de sens, dur à dire, mais tu vois les pupilles de ton otage se rétracter. Une forme d'hypnose, ou un mind trick de Jedi ? Là tout de suite, les deux te semblent aussi crédibles.

Tu respires pour reprendre le contrôle, et dans cette inspiration Daphnéenne tu as l'impression de la sentir. Étrangement proche. Comme si...Elle était ici. Tu reprends ton souffle, et le calme de sa présence te rassérène un peu.  

Tu reprends ton explication de plan au garde. Son expression est hébétée, mais il reste visiblement suffisamment conscient de ce que tu es en train de lui dire pour hocher la tête à plusieurs reprises et répéter tes ordres avec autant d'émotion qu'un Shripnik sociopathe, et avec la même posture.

Il hoche la tête et te met en joue, puis te pousse vers le couloir en criant  :
- "Hey, c'est moi Joe, tirez pas bandes d'abrutis !". Ta méthode est payante, puisqu'effectivement leurs armes sont sur vous plus vite qu'une baffe d'une de tes ex-copines de Lycée.

Morris, le coéquipiers de celui qui semble s'appeler Joe, peste en baissant légèrement son arme :
- "Putain, Av', qu'est-ce tu fous ? Tu veux manger du plomb ? Les radios c'est pas pour les chiens ! C'est qui çui l..", il met sa torche vers vous et écarquille un peu les yeux : "...Putain de merde, c'est un COPS ? Qu'est-ce qu'il fout l..."
Sa voix est coupée par la voix plus grave de Joe, qui lui n'a pas baissé son arme : - "Tais toi, Morris. Laisses le causer...Il est où Jack ?"

Avery te pousse vers eux, et enchaîne directement en suivant ton script :
- "Mort. J'ai capturé ce type en zone C, mais il avait un complice...Ca a dégénéré. Son complice et Jack sont morts. Et j'ai plus d'radios...". Sa prestation mérite presque un oscar, même si quelque chose dans le timbre de sa voix te semble trop mécanique.

Les deux gardes regardent alternativement toi et Avery. Morris baisse carrément son arme, et Joe baisse légèrement son fusil d'assaut, en lâchant laconiquement :
- "Merde, c'est con. Ce fils de pute me d'vait 30 dollars...". Morris ricane un peu, et Avery continue d'avancer vers la porte. Morris fronce un peu les sourcils, et Joe se met devant toi :
- "JE lui amène.". Tu sens qu'il y a une certaine fierté derrière ce petit combat de coq, et sûrement une histoire de fric. Ce qu'Avery confirme en essayant de bluffer du mieux qu'il peut : "Et te laisser la prime de Dalton ? Va crever Joe. J'te respecte. Mais ma fille a un cancer. Tu sais très bien que j'ai besoin d'ce fric. Et j'te casserais les dents pour l'avoir s'il faut..."
Les regards des trois gardes s'affrontent dans un instant qui semble durer une éternité. Mais contre toute attente, Joe s'écarte, mais ne baisse pas les yeux :
- "Ok. Mais on y va tous les deux alors, et on prend 10% chacun, Morris et moi. Sinon on te bute ici, et ta petite sera orpheline en plus d'être cancéreuse. Deal ?". Le regard de fouine de Morris brille à la fois d'envie et d'une menace sourde. Au travers des brumes de ton propre cerveau attiré par le chant auquel tu résistes, tu sens que le cerveau de ton hypnotisé lui non plus ne tourne pas à plein régime. Il laisse passer un long silence. Trop long. Mais il finit par cracher entre ses dents :
- "T'es un vrai connard, Joe. Ok. Mais 10% chacun, pas plus."
L'armoire à glace noire amorale nommée Joe se retourne pour se mettre devant vous et vous escorter. En passant il lance sèchement à Morris qui faisait mine de vous accompagner :
- "Toi tu restes ici, et tu surveilles cette putain de porte. J'te ramène ton fric.". Le regard qu'il porte au brun aux yeux de fouines ne laissant pas beaucoup de place à la négociation,  Momo se plante devant la porte latérale, te laissant encadré par Joe devant toi et Avery derrière. Celui-ci enfonce son pistolet dans tes côtes en accompagnant la parole au geste : "Avances, trouduc."

Soudain, un bruit métallique au-dessus de vous résonne. Tu te rappelles alors que ton Nem n'est pas le Ninja le plus discret des COPS. Morris pointe nerveusement la lampe torche de son canon en haut puis sur les côtés, à la recherche du danger. Joe plisse les yeux et regarde au-dessus de vous. Ton pouls manque un battement. S'il se doute de quelque chose, vous êtes foutus. Il te regarde, puis regarde Avery...

Mais il finit par soupirer en regardant son collègue à tête de fouine :
- "Arrêtes de vouloir buter ces putains de rats..."
- "J'les hais ces saloperies..."


Vous reprenez votre avancée jusqu'à la porte. Avery joue toujours parfaitement son rôle en te poussant à nouveau de son calibre dans le dos vers l'énorme porte du Bunker. Joe tape le code sur l'antique pavé numérique, laissant ton imagination dériver quelques secondes dans l'anticipation de cette antre des cauchemars...

(si tu veux faire un truc avant que la porte s'ouvre, c'est le moment. Si tu veux agir dans l'intervalle du post avant ça, pas de soucis j'éditerais mon post. Sinon on continue Smile)
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Re: Scène 7 : Quand t'es dans le désert ♫

Message  Masika le 2018-05-24, 12:17 pm

J’ai beau savoir que l’arme d’Avery est vide, je ne me sens pas forcément à l’aise au moment où nous nous engageons dans le couloir. Comme prévu, les mercenaires sont sur les nerfs et pas loin de nous shooter à vue. Par chance, zombie Avery a bien intégré mon discours. Au point que c’en est même flippant. J’avance les mains derrière la tête, et repère de suite la caméra qui veille sur la porte principale. Faisant de mon mieux pour éviter de sombrer dans l’appel hypnotisant de ce qui se trouve derrière la porte surveillée par Morris et Joe, je laisse Avery jouer le rôle de sa vie pour essayer de perturber la chaîne de flux qui alimente la caméra. Le visage toujours abrité derrière mon masque, mes lèvres fredonnent sans faire de bruit : « ♫ 이 어둠에 내 눈이 갇혀있다! » tandis que mon attention se concentre sur la caméra.

Mon nano-cerveau enregistre dans une autre de ses zones la conversation entre les gardes. Jack est un crétin, Joe un arriviste hargneux et Avery un gars qui aurait pu m’être sympathique dans un autre contexte. On pense toujours que les ordures sont guidées par une haine aveugle, mais la vie les conduit parfois vers cette solution facile.

Pas le moment de philosopher, car le sens de la dramaturgie de mon petit nem se manifeste à nouveau avec brio après sa brillante saillie pleine d’héroïsme sauce saté lors de sa montée dans les conduits d’aération. Je n’ai pas fait appel à l’autre titre à la mode de Kim, « Lucky Luck », mais les mercenaires interprètent d'eux-même le boucan de kato comme celui des rats qui hantent cet endroit. Un instant je me demande quelle sera la réaction de mon p’tit nem lorsqu’il va croiser l’un de ces rongeurs, mais préfère évacuer le sujet pour me concentrer sur la suite de mon plan. Au moment où Joe s’apprête à taper le code, je dégaine mon tonfa avant de l’abattre sur la tête de la montagne de muscle de toutes mes forces. Sans ralentir mon mouvement, je me retourne et lance l’arme blanche en direction de la tête de Morris qui est resté à quelques mètres de là. Malgré la distance, je sais que les nanites qui s’agitent dans mes cellules vont faire le boulot. Si d’aventure ce n’était pas le cas, je parcours la distance qui nous sépare pour finir la boulot à la main, possédé par une colère froide et mécanique. J’en fais de même pour Joe dont je n’ai aucun mal à briser la nuque.

Si les deux cibles sont mises hors service, je m’adresse au dernier des Mohicans :

- Je t’avais dis que je te laisserais en vie. Si tu veux que je continue à tenir promesse, donnes moi le code et fous le camps d’ici pour ne jamais y revenir. Tu ne veux pas savoir ce qu’il va se passer ici. Si tu déconnes, je te retrouverai toi… et ta fille.

J’attends que zombie Morris s’exécute, après m’être assuré qu’il a compris le message. J’ôte alors mon masque, révélant un regard tiraillé entre la colère et un détachement de cette réalité. Je saisis mon Afrikaneer, tape le code indiqué, puis me tient bien droit devant la porte, prêt à affronter le purgatoire qui mène à l’enfer.
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Re: Scène 7 : Quand t'es dans le désert ♫

Message  Faust le 2018-05-24, 6:35 pm

Tu peux voir le résultat de ton fredonnement faire dévier le flux bleu de ce que tu supposes être le wifi, et c'était aussi facile que de décrocher un aimant d'un frigo. Le flux va se perdre derrière toi, puis est absorbé par le sol.

Suivant la situation, tu attends le moment propice pour passer à l'action, qui se présente de lui-même lorsque Joe mets la main vers le digicode.

Avec maintenant une certaine habitude, tu vois le monde qui t'entoure ralentir son rythme. La main de Joe qui se dirige au ralenti vers la console, le canon d'Avery qui s'enfonce doucement dans ton dos comme une question. Et dans ce simulacre de Flash, ton corps lui réagit à une vitesse normale pendant que le monde t'attend.Tu attrapes ton Tonfa, et lui fait décrire un arc de cercle jusqu'à la tête du géant black.

Dans un effet spécial digne d'un Avengers 10, tu vois le crâne s'aplatir avec un temps de retard, des morceaux d'os et de cerveau commençant à s'élever lentement dans un geyser de sang qui semble s’entêter à ne pas respecter les Lois de la gravité. Mais tu n'as pas le temps de profiter de cet étrange et horrifiant spectacle. Il faut agir vite. Ton tonfa en main, tu te retournes et lance la matraque en polymère dans une trajectoire calculée au millimètre vers la tête de Morris, qui commençait juste à entamer un vague mouvement de réaction. Il n'en aura plus jamais l'occasion. Le projectile troue la tête du pauvre mercenaire entre les deux yeux. Les événements retrouvent leur cours normal juste à temps pour que tu vois le corps de Morris être projeté contre la porte, la tête explosée remplacée par une éclaboussure d'éclats de matières visqueuses. Le corps glisse lentement contre la paroi tandis qu'une froide rage monte en toi. Sans que tu trouves ça étrange, tu sens une énergie dans cette colère sourde. Ces ordures doivent payées. Mais quand tes yeux se posent sur le Mercenaire survivant au faciès de bucheron chauve, et que tu vois son visage céder à la terreur, tu t'aperçois que personne n'avait jamais posé un regard aussi apeuré sur toi. Avery a l'air d'être un dur, sûrement un ancien des FS qui en a vu d'autres. Mais là il tremble comme une feuille, et tu sens qu'au fond de lui il prie même s'il n'est pas croyant, attendant ce qu'il suppose être sa mort prochaine avec une certaine acceptation.

Ta tirade le cueille juste à temps, comme un électrochoc. Il te jette un regard terrifié à toi et à ses ex-collègues, avant de balbutier :
- "...M...Merci. 5-7-A-9-2". Sa phrase à peine finie, il file à toutes jambes, comme si le Diable allait changer d'avis.

Tu ôtes ton masque, saisis ton énorme revolver qui ne te semble plus si monstrueux que ça, et dans une attitude de guerrier nordique tu tapes le code...

La porte de l'Enfer s'ouvre dans un grincement sinistre de verrins. Elle te laisse découvrir une pièce aux proportions titanesques, dont une partie au fond est remplie de rochers éboulés. Une vague de chaleur te parcoure dans le chant d'une mélopée différente de celle de l'autre porte si proche. Une odeur de pourri, de chair et métallique empli tes narines. Des cuves cassées sont disposées en rond au milieu de la salle font penser à des caissons qui ont dû contenir des corps au vu des tuyaux qui en dépassent encore.

Plus proche de toi sur ta gauche, tu vois deux hommes en noirs armés de fusils d'assauts et équipés de gilets pare-balle, puis une silhouette carrée à la brosse blonde armée d'un Desert Eagle qui t'observe un instant d'un air totalement interloqué, regardant le crâne explosé de Joe derrière toi :
- "Putain, mais t'es qui toi ?...Merde...TIREZ PUTAIN, TIREZ !" Tu reconnais la voix du fameux Dalton.

Top. Les nanites se déclenchent et te permettent de balayer la salle comme un scanner, avec une précision et une vitesse surhumaine.

Une vague d'informations te submerge quelques nano-secondes, mais ton attention est tout de suite attirée par le renfoncement sur ta droite. Un fredonnement. Un chant viking que tu reconnais tout de suite. Une salle plus petite. Une table au centre.

Ton rythme cardiaque s'emballe.

Un Cercle gravé sur le sol que tu ne connais que trop bien. Dans ses rainures commence à se gorger un flot de sang, qui remplit des bocaux que tu reconnais aussi

Ton cœur se soulève. Anticipation.

Les fœtus des pauvres victimes de ces crimes odieux.

Gina.

Ton regard remonte avec crainte vers la silhouette attachée et baillonnée sur la table au centre du cercle. Blouse blanche épousant bon gré mal gr'é un ventre bombé et retroussée jusqu'à des cuisses couvertes de bleus et maculées d'hémoglobine qui ruisselle jusqu'aux rainures. Mascara coulant de larmes sur un visage déformé par la peur qui se tourne vers toi. Regard bleu vitreux empli de terreur qui te supplie d'arrêter tout ça. Corps qui se débat dans des cris étouffés par la sangle en cuir marron usée.

Ton âme se déchire silencieusement.

Alicia...

Penché au-dessus d'elle, une silhouette dans la pénombre verdâtre, qui fredonne tranquillement cette musique qui te glace les os. Une rage indicible monte comme un torrent de lave depuis tes reins et t'enflamme le cerveau.

Karl Gunderson.

Il lève la tête, et affiche un sourire et un regard digne du Diable lui-même. Éclat d'un scalpel maculé de sang dans la main de Karl. Il commence alors a le lever théâtralement des deux mains au-dessus de sa tête.

Tu te débats pour ne pas laisser la folie de cette scène totalement surréaliste t'engloutir totalement. Tout ton corps tremble, comme pris de convulsion. Autour de toi tout semble s'arrêter, comme si une force extérieure répondait à tes prières. Tu parcoures la scène immobile, affrontant la réalité d'une situation sortant de tes pires cauchemars.

Par dessus le vacarme du chant des sirènes qui te vrille les tympans, par dessus les paroles de Dalton et de Karl, et même au-delà de cette scène cauchemardesque, tes nanos ou quoi que ce soit te préviennent : Kato est dans la place, et prêt à l'action depuis la bouche d'aération située juste au centre de la pièce.

Tu as l'initiative. Tu peux imaginer tout ce que tu veux en termes de "pouvoirs" ou de résultat de tes actions. Karl va plus vite qu'un humain "normal", mais statistiquement moins vite que toi. Les trois soldats n'iront jamais aussi vite que toi, et tu peux au moins en neutraliser deux avant que l'initiative arrive à eux.

Bref, n'hésites pas à te gaver, que ce soit sur les descriptions, les démonstrations, les cascades ou les actions stylées. C'est ton moment, cow-boy, profites ! Cool
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Re: Scène 7 : Quand t'es dans le désert ♫

Message  Masika le 2018-05-25, 10:52 am

Immobile, désormais habitué à procéder ainsi, je laisse mon nano-cerveau analyser la pièce à une vitesse inaccessible au commun des mortels. La scène cauchemardesque fait vaciller mon âme, me conduit aux frontières de la folie. Mon cœur se recroqueville.

*Sauves Alicia*

Mantra prégnant et salvateur, fil d’Ariane qui maintient sous respirateur artificiel mon humanité déliquescente.

Mon corps cesse de trembler pour retrouver une immobilité parfaite.

Je sais ce que je dois faire. Je vis alors un moment de clairvoyance ultime au milieu d’un vortex infernal. Pour la première fois depuis le début de ces funestes évènements, le biologique s’accorde au technologique pour ne faire qu’une seule et même vibration.

La scène ne m’apparaît alors plus à travers une vision 3D, mais dans un ensemble biologique et numérique. Fluides biologiques divers, impulsions électriques, interactions chimiques, courants électromagnétiques redessinent une cartographie de la réalité différente. A travers ce spectre visuel, les hommes ne sont plus que des échanges entre ces différents flux et il semble si facile d’agir sur ces facteurs.

Gestion des priorités.

Ma main se lève en direction de la cache de Kato. Je peux sentir les écoulement sanguins qui s’échappent de mon nez ainsi que de mes oreilles. Mon corps se révolte devant ce que je lui impose mais ma volonté est, elle, inflexible. * Pardonnes-moi pour ça vieux frère* dis-je mentalement à Kato avant d’entrer en action. Il est le meilleur tireur du COPS et le mieux positionné pour atteindre Gunderson. Le calcul des probabilités en fait l’outil le plus performant à ma disposition. Je n’ai plus qu’à manipuler à distance les impulsions électriques de son cerveau pour qu’il lève son shotgun et tire avec une précision mortelle en direction de la tête de Gunderson. Je relâche ensuite mon contrôle sur Kato pour le laisser libre d’agir.

Gestion des priorités.

Avec la même clarté, Je vois les balles tirées par les mercenaires prendre ma direction. Analyse de la vitesse, angle de tir, position du canon des deux armes : leurs tirs frapperont dans mon gilet pare-balles. Je redistribue les nanites dans mon corps pour absorber la violence des impacts. Le corps tendu, je réceptionne le feu de mes ennemis. Douleur. Analyse biochimique. Ecchymoses sans gravité sur l’abdomen et la poitrine. Je lève ma propre arme en réponse. Deux balles suffisent à atteindre le milieu du front des deux hommes.

Gestion des priorités.

Analyse des flux de Gunderson. Sont-ils toujours vivaces ?

Gestion des priorités.

Menacer Dalton et obtenir toutes les informations dont il dispose.
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Re: Scène 7 : Quand t'es dans le désert ♫

Message  Faust le 2018-05-25, 2:11 pm

Ton esprit embrouillé par le mix du chant funeste et de celui de Gunderson devient de plus en plus clair, pour atteindre la clarté cristalline de cette nouvelle vision semi-mécanique.

Priorité 1 : sauver Alicia
Priorité 2 : Encaisser les projectiles tirer par les deux gardes et les neutraliser
Priorité 3 : Vérifier les signes vitaux de la menace principale
Priorité 4 : Interroger le seul survivant

Ta main se lève vers Kato. Tu sens le sang qui coule de ton nez et de tes oreilles tandis que tu concentres "quelque chose" vers ton infortuné petit nem. Mais l'espace d'un instant tu doutes de ta volonté et de ton contrôle sur ces "nanites". Quelque chose bloque, comme si tu avais un soucis de connexion, comme si tu n'arrivais pas à faire pousser les fils de ta future marionnette. Mais au bout de quelques nanosecondes de plus, la machine se met en branle.

Le corps du Chevalier Samouraï sort de sa trape comme dans un film, la tête en bas, son fusil à pompe chargé aux balles dirigé droit sur Gunderson. La balle part dans une déflagration suivie de la trace de l'air autour de la balle qui file droit sur le tueur psychopathe.

Tu regardes la balle se diriger vers sa cible tandis que son scalpel descend dangereusement sur le ventre gonflé de ta soeur. Tu as une boule au ventre, mais tes prédictions sont parfaites, tu le réalises maintenant. Pas de place au doute. La balle atteint la tête du psychopathe qui se déforme avant d'exploser comme un fruit trop mûr dans une expression de surprise de ce visage horrible qui n'existera plus jamais.

Priorité 1 : Check.

Les trajectoires de tes balles de tes adversaires sont aussi faciles à suivre qu'un camé au crack. La douleur des impacts sur le gilet semble presque irréelle et lointaine, comme un souvenir. Ton Revolver monstrueux se lève vers eux. Leur expression de surprise laisse la place à l'expression de la mort tandis que les balles de gros calibres renforcées pénètrent dans leur boite crânienne, deux jets de sang accompagnant ton geste. Mais tu ne t'attardes même pas sur ce tableau digne d'un film du fils de John Woo. Tu as d'autres priorités, et ces cadavres n'en font pas partie.

Priorité 2 : Check.

Ton nouveau regard se déporte sur Gunderson tandis que tu avances à toute vitesse pour avoir une vue sur la salle dans le renfoncement. Signes vitaux de Gunderson : trait plat. Aucune activité cardiaque ou cérébrale qui indiquerait une régénération de ce corps sans tête.


Priorité 3 : Check.

Tu te retournes vers Dalton en ralentissant un peu. Ou est-ce le temps qui s'accélère, dur à dire. Tu sens que ton corps est à bout et tu essuies le sang sur ton nez. Aucune importance, tu en as presque fini.

Du coin de l’œil tu vois Kato qui retire son masque et regarde son fusil comme s'il était habité par ses ancêtres une seconde avant de descendre d'un salto sur ses pieds dans un saut digne d'un champion olympique de gymnastique et court vers Alicia.

Tu arrives devant Dalton avant même qu'il ait le temps de tirer de son Desert Eagle qu'il a à peine eu le temps de dégainer. Ta main broie son poignet comme s'il s'agissait d'un os de lapin. Il hurle et tombe à genoux, l'os de son avant bras sorti de son poignet détruit.

- "B...Bordel, mon poignet putain, mon poignet !..."

Alors que tu t'apprêtes à lui lancer une répartie cinglante, tu réalises avec une certaine surprise que tes sens ont eu un angle mort. Tu sens soudain la présence de quatre personnes de l'autre côté de la porte que tu as franchi quelques instants plus tôt.

[Exception x5F342Ex...Reboot. Emergency protocol...]

L'une d'elle pénètre dans la zone de combat en tapant dans ses mains, et une voix familière s'élève dans l'écho de ce qui devait être un labo d'expérimentation :
- "Eh ben...Sacrée boucherie, Matt !".

Ton cœur fatigué se soulève. Shawn Parker. Et tu identifies les autres présences pendant qu'un garde les entraînent dans la salle. Daphnée et Rain.

Tandis que le regard bleu acier de l'ancien COPS balaie la pièce du regard, tu prends conscience que tout ceci ne peut pas être un hasard. Le timing est bien trop parfait. Ton cerveau épuisé à un dernier sursaut lorsque tu discernes derrière toi une énergie qui se dégage du cercle gravé par Gunderson. Quoi que ce soit, c'est maintenant actif. Et ta nouvelle double vue te permet de distinguer que ce cercle est relié à d'autres énergies à l'extérieur du complexe.

- "Excuses moi, mais bon t'as pas envoyé d'invitation, du coup j'suis un peu en retard...En plus t'avais même pas prévenu tes amis qu'il y avait une fête. C'est pas très sympa, ça, Matthew...Ils étaient super vexés..."

Un sourire plastique apparaît sur ses lèvres, déformant un peu son visage aux traits froids. Tu analyses rapidement la situation, mais une migraine vient mettre fin à l'utilisation de tes "nanites". Mais les conclusions préliminaires sont sans appel. Il se passe quelque chose, et tu viens de te faire piéger. Et la situation n'est pas du tout en ta faveur. Le garde qui tient Daphnée et Rain est trop loin, et Shawn sera probablement plus rapide que toi actuellement. Mais il y a autre chose. Comme une tumeur qui envahit ta capacité d'analyse.Quelque chose ne va pas. Tu t'es fait avoir, et pas qu'une fois.

- "Mais bon, c'est pas grave, on a quand même été invité par mon meilleur ami Sowilo...". Il regarde derrière toi. Ton ventre se serre. "Pas vrai So ?". Tes entrailles se tordent. Le cercle. Le cadavre de Gunderson. Ta soeur. Tu tournes lentement la tête vers le renfoncement.


L'aura de ton coéquipier vient de changer. Elle t'aveugle presque. Sowilo. La Rune du Soleil. Le symbole qui a servi à graver les rayons du Soleil Noir.

Dans une dernière explosion de clarté, ton esprit remet les pièces en place. Kato. Ton coéquipier. Ton ami. Tout ça n'était qu'une mascarade. Il était de mèche avec Parker depuis le début. Ils avaient tout prévu pour en arriver exactement ici. L'affaire de ce tueur. Un pauvre fou manipulé par Kato et Parker. Les Nanites dans la boite. L'enquête sur Parker. Ta visite à la prison. A-t-il profité de ça pour te chopper de l'énergie ou des nanites pour s'échapper ? Est-ce que cela faisait partie du plan ? Le Kidnapping de ta soeur. La mort de ta mère. Le tout pour te faire venir ici et tuer Gunderson. Ce qui a peut-être activé ce cercle.

Ton regard revient sur Kato. Ou Sowilo, apparemment. Son expression a totalement changé. Dure. Encore plus froide que Parker. Son fusil à pompe pointé sur le ventre de ta soeur :
- "Arrêtes tes âneries Parker. On est pas là pour jouer.". Il marque une petite pause où il plonge un regard noir profond dans le tiens. Shawn soupire. La voix tranchante de Kato s'élève encore, assortie d'un accent plus compatissant : "Désolé pour tout ça...Partner. Mais il y a des choses qui doivent être faites. On a tous notre rôle. Et toi, tu es la clé. Alors tu dois t'éveiller...".

La voix de parker le coupe :
- "Pas que je veuille interrompre votre petit mélo de deux flics amis-amis, mais les renforts de papa Dane seront là d'ici 2 minutes. Donc on va peut être accélérer un peu, les explications on verra plus tard..."

Kato foudroie Shawn du regard, mais finit par hocher la tête en chargeant rapidement le fusil pour le coller sur le ventre d'Alicia qui ne cherche même plus à se débattre, probablement trop choquée pour ça :
- "C'est le moment du choix. La porte à côté. Tu y vas. Il y a une stèle noire. Tu la touches. Si tu ne le fais pas, si tu essaies de trouver un autre plan, tu m'obligeras à tuer ta soeur et tes amis..."

Daphnée ne dit rien, mais son regard en dit long sur la haine qu'elle a pour Shawn et Kato, et ce qu'elle voudrait leur faire. Mais tu peux aussi sentir qu'elle a peur. Rain lui a l'air trop choqué par la vision de son amour sur cette table. Il tente de filer vers elle malgré ses menottes, mais le garde le cueille d'un coup de crosse dans la tempe. Il commence à saigner sur le parquet, inconscient. Alicia crie.

-"Ouais, j'étais pas sûr de qui serait le meilleur levier, alors j'en ai pris plusieurs, pour être sûr, vu que tu mes les avais laissé à portée...", finit Shawn avec un petit sourire fou.

Kato lui coupe la parole sur un ton sec :
- "Ça suffit.". Il jette sur toi un regard aussi vide que l'espace, puis lâche laconiquement : "Ta décision ?". Son doigt est sur la détente du fusil.
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Re: Scène 7 : Quand t'es dans le désert ♫

Message  Masika le 2018-05-28, 5:30 pm

Mal de crâne. Migraine carabinée. Encore une fois, les nanites ont eu raison de mon corps.

Tout cela n’aurait pu être qu’un léger désagrément si nous avions sorti Alicia de là. Mais en quelques secondes, ce « nous » vole en éclat.

Parker. Elément prévisible, variable qui était depuis le départ dans mes calculs pour libérer Alicia. La présence de Rain et Daphnée, était une variable également envisagée, même si j’avais jugé plus prudent de la tenir à l’écart. Mais l’un des paramètres de l’équation était manquante. Et maintenant que les machines ont lâché les commandes de Matthew Dane, ce paramètre est douloureux. Infiniment douloureux.

Un vieux proverbe chinois dit « Gardes tes ennemis à portée ».  Mais ce que ce putain de proverbe oublie de dire, c’est qu’il faut savoir qu’il s’agit d’un ennemi!

Le numéro verbal de Parker me semble lointain, inintéressant et sans relief. Trop facile, ce qui est décevant de la part de ce que les tridéos à 2 dollars qualifierait de "Génie du mal". Lorsque Kato intime à Parker de la fermer, j’ajoute sans conviction : « C’est vrai Shawny, t’as vraiment un humour de merde. » Mais ce n’est pas lui que je regarde. Je fixe Kato, ou plutôt Sowilo… Comment peut-on à ce point se fourvoyer sur la confiance que l’on place en quelqu’un…?

*Sauves Alicia*

Urgence.

Je me redresse légèrement et passe mon avant-bras sous mes narines pour en essuyer le sang qui commence à coaguler maintenant que super-nanite s’est retranchée dans les tréfonds de mon cerveau. Je braque mes yeux dans ceux de Sowilo. Mon petit nem brille comme une luciole tout droit sortie des films de Myazaki que je matais étant gamin. Je le fixe, mais je m’adresse en réalité aussi bien à lui qu’à Parker.

- Joli coup. Mais quand on veut prendre l’échiquier, il faut s’assurer de ne laisser aucun échappatoire pour mettre le Roi échec et mat, dis-je avec un sourire devant la saveur du paradoxe de ces derniers mots. Vous avez laissé une faille: qu'est-ce que vous allez faire s’il n’y a plus de clef ?

D’un geste précis, je glisse le canon énorme de l’Afrikaneer sous mon menton.

- Voilà ce qu’on va faire. Vous allez laisser Alicia, Daphnée et Rain sortir de ce bunker, et rejoindre les renforts. En échange, j’irai « toucher » votre bout de caillou sans faire d’histoire. Pause. Ka… Sowilo, tu me connais bien maintenant. Tu sais que je tiendrai parole. Si par contre vous jouez aux cons, vous devez savoir que je suis très mauvais joueur et que je préfère renverser toute la table plutôt que d’être le seul perdant. Il vous faudra alors trouver une autre clef pour ouvrir votre putain de serrure.

Le tout est déroulé avec un ton mesuré et assuré. Mon mal de crâne se dissipe au fur et à mesure du rythme des mots. J’ajoute aussi froidement qu'une horloge au-dessus d'un bureau :

-Tic-Tac….
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Re: Scène 7 : Quand t'es dans le désert ♫

Message  Faust le 2018-05-29, 1:52 pm

Le rire de Parker empli la pièce. Puis il s'éteint et la voix du blond rasé au visage de psychopathe s'élève dans le silence de ce labo géant :
- "Tu m'dois 10$, So...J't'avais dit qu'il le ferait quand même..."

Le visage de Kato s'embrume :
- "Faut que t'apprennes à la fermer, Hag'...". Ton ancien partenaire te toise quelques secondes, son fusil à pompe contre le ventre gonflé de ta sœur. Il semble indécis, faisant tapoter son index sur la poignée de son fusil. Tic...Tac...

Son canon se lève du ventre de ta sœur, et dans un mouvement presque mystique il lève sa main au-dessus d'elle. Un halo jaune sort de sa paume, et tu peux distinguer des "fils" dorés commencer à stopper l'hémorragie d'où la vie de ta sœur commençait à s'échapper. Tu peux voir le flot de sang arrêter de s'écouler, et ta soeur retrouver des couleurs peu à peu.

Il met son fusil sur son épaule :
- "Accordé. Lèves toi, et marches...", dit-il à Alicia avec une note d'ironie. Puis il tourne son regard noir abyssal vers Shawn : "Laisses les partir.".

Shawn fronce les sourcils : "T'es sérieux ?"
Mais le regard de l'asiatique ne laisse aucune place à l'interprétation, et toi-même tu peux en sentir la menace implicite venir de son aura dorée. Parker lève les yeux et finit par faire réveiller Rain, qui se relève péniblement. Il leur donne une tablette pendant qu'Alicia cligne des yeux et se lève pour rejoindre péniblement vers Rain, passant vers toi avec un air vide, Elle est visiblement en état de choc.

Le garde les pousse tous les deux vers la sortie, pendant que Shawn a un petit sourire espiègle pour Daphnée :
- "Asta la vista...Baby..."

Daphnée et Alicia te jettent des regards d'incompréhension, mais finissent à contre-coeur par partir.

Kato hausse un sourcil :
- "Satisfait ?". Il marque une micro pause avant de soupirer : "Je comprends que tu veuilles nous tuer. Surtout après ce qu'on t'a fait. Mais t'as aucune idée de ce qui se joue ici. Tu es la pièce la plus importante de cette partie d'échec. Et tu as les moyens de tout changer. De renverser toute cette mascarade. Mais pour ça il fallait que tu t'éveilles. Et il n'y avait pas beaucoup de solutions pour le faire sans que tes ennemis s'en aperçoivent..."

La voix de Shawn te frôle l'oreille pendant qu'il s'approche en tournant autour de vous : "On est pas les méchants...Même si tout porte à le croire. Et tu es la clé de toute cette énigme. Tu peux changer les choses. Tu en as le pouvoir. Sinon tu tourneras en rond, encore et encore, à répéter toujours les mêmes erreurs.". Il a un sourire d'illuminé : "Mais bon...C'est à toi de voir."

Kato enchaîne avec une voix posée : "Rien n'est ce qu'il semble être dans cette histoire. Tu dois faire le bon choix. Suis ton instinct, Matt. Tu sens bien que quelque chose ne va pas. Et maintenant, tu sais pourquoi. Mais tu ne sais pas tout. Et si tu ne touches pas cette stèle, tu le regrettera tout ton semblant de vie..."

Les deux hommes te fixent intensément, attendant une réaction de ta part.
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Re: Scène 7 : Quand t'es dans le désert ♫

Message  Masika le 2018-05-29, 2:52 pm

Je vis un moment de calme et de sérénité d’une incongruité totale au vu de la situation. Pourtant, à présent acculé et avec une variété de choix réduit à peau de chagrin, je me sens enfin libéré du poids qui pesait sur mes épaules. Ma main qui tient l’Afrikaneer ne frémit pas, signe de ma détermination infaillible. Ou je sauve ceux que j’ai entraîné au bord de l’abîme, ou je meurs pour ne pas vivre avec la honte du mal que je leur ai fait. Je sais qu’il est déjà trop tard pour Alicia, elle sera marquée à vie par ce qui s’est passé ici. Mais au moins puis-je laisser une chance à l’enfant qu’elle porte.

Je continue de fixer Kato. Intensément. L’index sur la gâchette, prêt à mettre un terme à cette situation grotesque.

Enfin, Sowikato libère Alicia. Malgré mon attitude affirmée, mes yeux se plissent devant la prouesse que mon ancien partenaire réalise. J’ai beau avoir fait des choses hallucinantes au cours des trois derniers jours, je suis estomaqué par ce que je ne sais appelé autrement que magie. Il me faut un effort pour ne pas baisser mon arme devant ce prodige. Je maintiens pourtant ma position, conscient que des tueurs de ce genre sont capables de me tendre un nouveau piège.

Ce n’est que lorsque Rain, Alicia er Daphnée quittent les lieux, non sans que je n’ai essayé de rassurer la dernière par un hochement de tête, que je retire la menace de l’arme de ma propre tête. J’écoute les mots de Sowikato et de Parker. Mon visage n’exprime aucune émotion.

- Allez-vous faire foutre. Vous avez assassiné des personnes innocentes. Donnez-vous les justifications que vous voulez, c’est juste de la merde.

Je fais quelques pas en avant.

- Allons-y.
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Re: Scène 7 : Quand t'es dans le désert ♫

Message  Faust le 2018-05-29, 3:49 pm

L'ambiance est irréelle. Il y a moins de quarante huit heures, la chose la plus folle que tu avais faite était une opération du COPS qui t'avait en partie valu une promotion. Ta vie te paraissait il y a encore deux jours assez extraordinaire. Fils d'un magnat de l'industrie et d'une mère absente, frère d'une fille très décalée, dans un milieu aisé, tu t'étais hissé dans la fine fleur de la police de ce monde de fou. Et cette vie te semblait réellement trépidante.

Depuis tu as découvert une conspiration, des expérimentations sur des enfants, des capacités spéciales. Tu t'es fais envahir par des nanites, et il y a moins de cinq minutes tu manipulais un être humain et fonçait comme un super héros pour arrêter un tueur en série qui voulait tuer ta sœur.

Les soirées DVD avec Kim te manqueraient presque. Toute cette situation est complétement folle. Et tu ne peux pas vraiment remettre en cause la réalité de tout ça, à moins de penser que tu es totalement devenu fou et que tout ça est une hallucination.

Tout ça est dingue. Réellement. Et complètement. Dingue. Tu n'arrives d'ailleurs pas vraiment à y croire toi-même, dans un moment d'irréel aussi intense que le "miracle" que tu viens de voir exécuter SoKato. Son discours comme tout le reste sent la foutaise. Après tout, quelle que soit la cause, rien, rien ne méritait de faire tout ça, et de tuer des gens.

Le souvenir de ta mère se mêle à celui de ta sœur, de Daphnée, de Rain et de Gina. Les images tournent jusqu'à la nausée tandis que vous sortez du Labo et vous dirigez vers la porte latérale.

Le bourdonnement se transforme en chant, qui se mélange avec le bruit sourd de la porte qui se déverrouille sous les doigts de ton ancien partenaire. Ce traître. Cette immondice répugnante qui avec son pote psychopathe avaient organisé ce piège d'une complexité ahurissante pour t'amener là.

La pièce est noire. Mais toi tu peux la sentir. Une pulsation. Comme celle d'un pulsar, qui revient, encore et encore. Les images reviennent tourner avec dans un manège infernal.

En forçant sur tes yeux, tu finis par la voir.

La stèle.

Dressée là sur trois bon mètres de haut et un bon mètre de large. Au jugé on dirait du marbre noir, veiné d'or. Mais en t'approchant un peu, attiré par son chant totalement hypnotique, tu distingues que ça bouge. La façade de cette stèle bouge. Elle est liquide ? Dur à dire d'ici.

Tes sens explosent. Quelque chose vient de se fissurer dans ton âme. Un trou. Et il veut être rempli par cette substance. Par cette chose. Sûrement comme le poisson a besoin d'eau, tu sens qu'un besoin essentiel est maintenant prêt à être rempli.

Mais quelque chose brouille cette communion surnaturelle. Quelque chose qui brouille ta vision lentement. Comme si elle se fractionnait. Comme si tout ça n'avais plus aucune réalité. Tu sens que quelque chose d'enfoui très profondément tente de t'arracher à ta propre conscience dans une douleur indicible. "Réveilles toi !" te crie une voix lointaine dans ta tête. Goût de sang. Tu sens que tu n'as plus beaucoup de temps...

Matt va-t-il toucher cette stèle, ou rester ici et voir où le mène cette vision qui se brouille et semble vouloir l'amener jusqu'aux portes de l'inconscience ou de la conscience ? Vous le saurez au prochain post...
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Re: Scène 7 : Quand t'es dans le désert ♫

Message  Masika le 2018-05-29, 5:56 pm

J’emboîte le pas de Sokato habité par une rage au cœur qui se dissout pourtant instantanément à l’entrée de la pièce d’où émane le bourdonnement sinistre. Tous mes sens semblent m’abandonner pour entrer dans un espace-temps en dehors de notre réalité.

Enfin je la perçois, trônant dans les ténèbres tel un monolithe inamovible. J’oublie tout, fasciné comme par la danse d’une amante terrible et irrésistible. Je fais un pas en avant. Les autres n’existent plus, seul demeure l’impérieux besoin de satisfaire l’appétit qui grandit en moi d’absorber la sapience de la Stèle, d’absorber son pouvoir et de remplir le vide qui a toujours occupé mon âme.

Je fais un autre pas. Ma maîtresse de ténèbres m’appelle et je vais répondre à son appel. A l’instar d’un somnambule, je m’avance comme dans un rêve éveillé et m’arrête.

Gêne.

Je secoue doucement la tête comme pour chasser la brume qui vient d’envahir mon sentiment d’accomplissement. La brume s'efface alors pour laisser place à une douleur intense. Comme une attaque venant de ma propre conscience.

Qui ? Quoi ?

*Non, je ne veux pas !*

Un nouveau pas en avant, hésitant. Je frémis. La douleur est à présent constante, mais je lutte pour effectuer un nouveau pas.

Elle m’appelle, la stèle !

Je suis à portée de l’édifice liquide. Sa forme est si séduisante, ce serait tellement volupteux si je ne souffrais pas autant. Je tends enfin le bras, je peux sentir l’onde de la Stèle frémir au bout de mes doigts.

REVEILLES TOI !

Mon bras retombe instantanément.

Un tourbillon d'images vient perturber mon songe. Alicia sous l'arme de Gunderson. Le rire de Parker. Le visage emplit d'inquiétude de Daphnée. La tête d'ahuri de mon petit nem avec un regard emplit d'or. Les confession de Dane senior. Un bébé dans les bras de Rain.

Un moment d'éternité.

J’ouvre les yeux.
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Re: Scène 7 : Quand t'es dans le désert ♫

Message  Faust le 2018-05-29, 6:29 pm

Le temps. L'espace. Tout semble se dissoudre sous tes yeux en même temps que les images de tes souvenirs.

Noir Total

*
*         *


[SIMULATION CONNEXION ENDED]
> Emergency protocol activated
Waiting for brain synchronisation...


Tu ouvres les yeux. Blanc. La douleur te submerge. Trop de blanc. Trop de sons. C'est insupportable. Mourir. Tu veux mourir pour ne plus avoir à supporter cette douleur. Penser. Penser. Mal. Ta tête te fait tellement mal. Ton coeur et ta poitrine vont exploser. Tu essaies de crier, mais rien ne sort. Des sons de partout. Des voix, du métal, trop de bruit. Faites que ça s'arrête. Ouvrir ces putains d'yeux...Les sons deviennent un peu compréhensibles :
- "..del, ... va pas tenir ! ... Directeur va être fu ... ! Br...hez le sur le stimu...eur, VITE !"

Tu sens ton cœur s'arrêter. Ta poitrine s'affaisse. Tu étouffes. Tu vas mourir, tu le sens.

Tout d'un coup un choc dans ta tête, comme un coup de bélier. Tu es secoué dans tous les sens, la douleur est horrible. Ton esprit glisse encore une fois dans l'inconscience.

Noir Total.

Tu te réveilles. Tu ressens encore la douleur. Mais c'est un peu moins insupportable. Tu entends des chuchotements :
- Je me fous de son état. Il y retourne, c'est tout.
- Mais Monsieur...
- Je m'en fous j'vous dis. Ce programme doit tourner. Remettez le sur pied et remettez le en boite, j'me charge de négocier avec ces connards.
Bruits de pas lourds. Claquement de porte.
Tu ouvres les yeux. Le blanc te brûle les yeux. Tu entends une voix, celle du "Mais Monsieur". Une voix féminine.
"Gardez les yeux fermés pour l'instant. Et arrêtez de bouger, vous allez vous faire mal. Calmez-vous...Vous êtes en sécurité. C'est fini. Tout est fini. Vous êtes sorti, 1-0-1. Tout va bien."
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