Scène 1 : Saturday noon fever

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Scène 1 : Saturday noon fever

Message  Faust le 2013-11-14, 7:47 pm

<GENERIQUE>
TO PROTECT AND TO SERVE

#1 The GodFAther (pilot)


Scène 1 : Saturday noon fever
Putain, quand une journée elle est bonne, elle est bonne !


Samedi 19 Janvier 2030, S Alameda St, E 7th St, District de Skidrow - 11:30PM (T° : 19°C, Sunny)
<Ambiance de début d'épisode>

L'enfer au milieu du Paradis. Voilà à quoi ressemble Skidrow.  Façades taggées d'hôtels de passes bon marché ou de commerces rackettés. Parcs désertés. Entrepôts abandonnés. Trottoirs cassés débordant de détritus. Visages aux yeux vides de sdf blacks et latinos et de putes à 10$ cherchant une dose ou juste un moyen de survivre une journée de plus. Groupes d'ados aux traits aussi durs que l'acier de leurs calibres qu'ils ne prennent même plus la peine de cacher sous le cuir aux couleurs de leur gang. Route défoncée volontairement par des bulldozers pour marquer la frontière de ce stigmate urbain, cicatrice permanente d'une opération de chirurgie esthétique ratée. Blocs après blocs, la misère et le désespoir transpirent de "Wholesale district", comme la preuve suintante que la pauvreté et le crime peuvent s'infiltrer partout, y compris à Downtown.
Le boulot de flic dans ce quartier est particulier, et dangereux. Les directives du LAPD et des politiques sont claires : l'objectif est de circonscrire la criminalité au quartier, afin qu'elle ne déborde pas. Tout le monde se fout qu'un jeune black meure d'une overdose dans skidrow, tant que la jeunesse dorée des quartiers voisins peuvent sniffer sans risque. Seuls les flics les plus aguerris ou ceux qu'on veut punir atterrissent ici.

La Spitfire du LAPD qui vient de stopper a un des seuls feu rouge encore en état de marche abritent deux spécimens de la deuxième catégorie : le Détective Matthew "tombeur" Dane, et son coéquipier le Détective Daniel "Kato" Sun.

Matt et Dany sont du COPS. Des flics d'élites. Mais ils ont tous les deux des boulets accrochés à leurs pieds. Matthew, star coqueluche des médias,  traîne une sale image d'arriviste social égocentrique et pistonné dans le service des COPS. Daniel lui a de son côté une réputation de dingue de la gâchette et de gaffeur qui porte la poisse.
Et clairement cette affectation qui les oblige à faire leur service en uniforme dans ce quartier montre qu'Hawkins -leur chef de service- a réellement une dent contre eux, Moins que s'ils les avait mutés à South Central, mais tout de même.
Pourtant après quatre jours dans Skidrow, le duo infernal semble contre toute attente tenir le choc, au grand dam d'Hawkins. Ils ont même réussi à convaincre certains flics du quartiers qu'ils n'étaient pas les plaies qu'on leur avait décrit.

Le feu passe (plus ou moins) au vert. Daniel baisse le son de la musique, et montre d'un coup de sa visière de casquette du COPS un groupe de cinq latinos devant une épicerie, portant les couleurs du gang des Sangre y acero, "sang et acier" :
- "Celui avec le bouc, c'est pas ce petit enfoiré qui nous a insulté hier !?...Putain, arrêtes-toi, j’suis sûr qu’il est…"

Mais l'asiatique surexcité en uniforme n’a pas le temps de finir sa phrase que la voix d'un ange dans le haut-parleur de la spitfire le coupe en plein élan :

"A toutes les unités en zone 5, 10-35. Poursuite d'un SUV noir entre la 6ème et whittier Boulevard suite à un 211. Les suspects se dirigent vers le pont dans un van noir. Plaque 9-Kilo-Papa-Charlie-7-6-8 Confirmez."

En langage de flic, tout ça veux dire qu'on demande des renforts à un bloc à peine d'ici pour une poursuite de braqueurs à mains armées. Et si Matthew ne se trompe pas, il s'agit des "braqueurs du week-end", un groupe qui en est à quatre braquages de banque dans le centre ville en un mois. Sun se jette alors presque sur l'émetteur, puis se ravise une seconde en regardant Matthew, le pouce sur le bouton :
- "On prend, hein ? Allez, superflic, on s'les fait !"


Dernière édition par Faust le 2013-11-21, 7:19 pm, édité 2 fois
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Re: Scène 1 : Saturday noon fever

Message  Masika le 2013-11-15, 6:19 pm

Y’a des journées comme ça, où tu sens tout de suite que ça va pas être bon. Et j’ai du blair pour flairer ce genre de trucs. Mal au crâne que j’ai pas réussi à faire partir malgré le rab de doliprane. Une sinusite à te péter le front sur le volant. A se demander si je me suis pas inhalé des vapeurs de Gob toute la nuit. Puis j’ai eu le droit au coup de fil de la mère supérieure ce matin, pour se plaindre que le père était pas rentré de la nuit. Cerise sur le gâteau ou, pour être plus dans le ton, mouche sur l’étron, Kato est aussi excité que Marianna ballsucks dans « Putain, quand une pute elle est bonne, elle est bonne! ».
Je l’aime bien mon petit nem, mais quand il s’agite comme une puce sous hypno-beat, j’ai juste envie de l’assommer et de le foutre dans le coffre de la spitfire.
 
Parfait pour démarrer sa journée, je vous dis.
 
Skidrow. Affectation de merde. Hawkins cherche clairement à me dégoûter du COPS. Mais je vais sûrement pas lâcher le morceau et je vais lui montrer que j’ai la carrure pour faire partie des hommes au masque. D’ailleurs on s’en est plutôt bien tiré, même si Kato a failli nous plomber avec une bavure sur deux gosses de riches qui venaient chercher des friandises dans le quartier en les prenant pour deux chefs de gangs parce que « Matt, t’as vu le style qu’ils ont, ça peut être que des boss eux, on s’les fait ! ». Putain de nem à la sauce piment.
 
Je suis sorti de mes pensées par le 10-35. Pas le temps d’en lâcher une que Kato me fait les yeux doux. Je reste à ruminer mon mal de crâne et cette journée de merde, ou j’accroche la chance de me taper un petit reportage au 20h de ce soir ?
 
Je souris à mon coéquipier et olbige la spitfire a un demi-tour au frein à main :
 
- On s’les fait !
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Re: Scène 1 : Saturday noon fever

Message  Faust le 2013-11-16, 7:25 am

Le jeune asiatique au visage toujours amène te glisse un sourire suivi d'un "Yes" révélateur tandis que tu amorces ton demi-tour rapide au frein à main.

Ton entraînement et ton goût pour la conduite sportive paient, et la spitfire exécute un demi-tour parfait, vous secouant tandis que tu repars aussi sec en sens inverse dans un crissement de pneus sonore et le regard des habitants du quartier affolés ou tendus selon les cas. Mais bientôt ils ne sont plus que des points dans le rétroviseur.

Kato n'a pas chômé pendant ce temps :
- 5COPS21 à Central, on est dessus. Interception du van par le bout de la 7ème vers le pont, on devrait leur couper la route d'ici deux minutes à ces enfoirés !
Malgré la remarque déplacée de ton coéquipier, la voix toujours posée de l'ange vous répond tandis que vous foncez à toute allure sur la 7ème en coupant par une rue parallèle pour gagner du temps :
Bien reçu 5COPS 21. Des renforts arrivent, et un barrage est en train d'être installé à la sortie du pont. Faites attention, la circulation est dense.
- C'est pour des moments comme ça que j'adore ce job..., ne peut s'empêcher de t'avouer ton coéquipier d'un air presque enjoué en chargeant d'une main le fusil à pompe qu'il garde à côté de lui comme si c'était un trésor de guerre. Le pire, c'est que lorsqu'il met le gyro et la sirène, tu te dis qu'il le pense sérieusement.

Vous finissez par arriver à toute bombe vers pont de la 6ème, visiblement en avance sur le SUV. Tu braques violemment, et vous tournez pour vous mettre en  face d'eux mais dans l'autre sens de circulation. Tu finis alors par les apercevoir au loin,  remontant en zig-zag à votre gauche, poursuivis par trois autres spitfires.

Vous êtes sur une deux fois deux voies bordées d'entrepots, de parkings et de locaux d'entreprises abandonnés, laissant encore quelques issues éventuelles. Tandis que vous redescendez la 6ème, eux cherchent à la remonter en direction du pont qui est derrière vous.

Les braqueurs sont au moins à deux cent mètres -peut-être plus-, mais se rapprochent très vite de votre véhicule, que tu essaies tant bien que mal de faire glisser dans la circulation à grand coups de klaxons, malgré le gyrophare. Tu observes une seconde les véhicules en face qui se font doubler sans ménagement par le SUV survitaminé, et tu te dis qu'à force ça va finir par faire des blessés ou des morts.

Les "renforts" quant à eux n'ont pas l'air d'arriver à suivre le gymkhana du pilote du SUV, qui à leur décharge a l'air d'être un pro, et le véhicule surbaissé donne l'impression à ton œil de flic d'être blindé.

Mais toutes tes réflexions du moment n'ont pas l'air de perturber Kato, qui lui tourne sa casquette et commence à ouvrir la fenêtre pour tenter un carton au fusil à pompe comme à la fête foraine. Il crie comme si tu étais sourd :
- Ralentis pas ! J'vais te les calmer ! clame-t-il d'un ton qui est comme d'habitude le reflet de sa (souvent trop) parfaite confiance en lui.

[Que fais-tu ?]
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Re: Scène 1 : Saturday noon fever

Message  Masika le 2013-11-18, 6:52 pm

La gomme surchauffée reste sur l’asphalte tandis que la spitfire gronde sous l’effort que je lui demande. Débrayage, reprise à fond de seconde et on file vers le pont de la 6ème pendant que mon petit nem au piment m’avoue qu’il trique comme un panda au milieu d’un champ de bambous. Si je suis honnête, je ressens un peu la même chose. Oublié le mal de crâne, oublié cette affectation de merde, seule compte le bitume dévoré par le moteur lancé à plein régime de notre bagnole.
 
On déboule face au SUV qui arrive lancé aussi vite qu’un boulet de canon. Rapide évaluation de la situation : ça sent pas bon, aussi mauvais qu’un pet de rottweiller qui aurait bouffé des flageolets.
 
Se mettre en travers reviendrait à se faire défoncer par les voitures qui arrivent en face. Percuter le SUV revient à se foutre dans un mur et à claquer direct. Pas au programme du jour tout ça. J’en suis là de mes réflexions quand Kato se décide à jouer au cow-boy.
 
* Ce con va à coup sûr faire un carton sur des civils * me dis-je dans un éclair de lucidité.
 
Je le chope à la ceinture avant qu’il ne me la joue comme dans les films, tout en tenant le volant d’une main :
 
- Kato !!! Les pneus putain ! Pas de tir à hauteur de conducteur, de toute façon leur van est blindé. T’as compris ? lui dis-je avant de le relâcher.
 
Me maudissant pour ce plan à la Ave Maria que nous entreprenons, je glisse la spitfire sur la gauche de la voie pour donner le meilleur angle possible à mon partenaire, tout en priant pour que ce petit con suive mes instructions et pour que les pneus du SUV n’aie pas subit le même traitement que la carrosserie.
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Re: Scène 1 : Saturday noon fever

Message  Faust le 2013-11-18, 8:48 pm

Kato te regarde une seconde, comme s'il réfléchissait, regardant le SUV. Puis il s'invente comme d'habitude une expression de confiance à laquelle il a l'air de croire :
- Bien sûr que j'avais remarqué, ahah ! Tu m'as pris pour un bleu, superflic ?!
Il te semble l'entendre marmonner tandis qu'il remonte vers la fenêtre "Les pneus...bien ..r. Put...pourqu...ai pas pensé...pèce de nouille chinoise..."

Pendant ce temps tu coupes violemment la route à une Chrysler rouge pas assez réactive devant la poursuite qui se déroule sous ses yeux et tu te déportes vers le côté gauche. Heureusement pour toi, de simples lignes blanches délimitent le sens de circulation.

Tu regardes ton "partenaire" se caler comme il peut et aligner son tir malgré tes manœuvres d'évitement. Le temps se ralentit légèrement tandis que tu entends la détonation du Benelli Tactical. Tu n'avais pas encore pu apprécier les qualités de tireur de ton binôme (après plusieurs blâmes, il s'est peut-être décidé à se calmer) mais effectivement ce petit bout d'asiatique aux faux airs calmes sait se servir d'une arme.

Le pneu avant gauche du SUV explose complètement sous l'impact, et le véhicule se déporte violemment...Vers leur gauche, c'est à dire vers vous et les voitures qu'il reste encore entre vous et les braqueurs.

Une fraction de seconde tu imagines le SUV s'envoler en tonneau vers votre voie, décapiter le toit de la Nissan grise et ses occupants, et continuer vers vous...

Mais, bonne et mauvaise nouvelle, par un miracle (ou les compétences du pilote) le SUV arrive à simplement redresser la barre et rétablit une trajectoire précaire avec un appui-bloc moteur sur la Nissan, dont l'occupant -un employé de bureau quinquagénaire- s'accroche à son volant du mieux qu'il peut. Cette action a donc propulser le SUV à travers vos voies comme une roquette. C'est alors qu'a lieu le deuxième miracle de la matinée puisqu'ils ne font sur leur trajet que de la tôle froissée. La mauvaise nouvelle vient du portail grillagé de l'ancienne casse abandonnée de la 7ème, sur votre droite. En traversant comme ils l'ont fait ils ont atterris presque pile devant le portail et, pris dans leur élan, le chauffeur a décidé de tenter le tout pour le tout et de mettre la gomme pour défoncer le portail, le tout dans un festival de gerbes d'étincelles laissées par la roue nue contre l'asphalte.

Tu finis par appuyer comme un sourd sur la pédale de frein, ce qu'il doit rester de tes pneus lisses accrochent malgré tout assez le bitume pour vous arrêter à quelques millimètres de la Nissan, de la fumée blanc-gris s'échappant encore de tes roues à votre arrêt. Ton regard a juste eut le temps de croiser celui de Kato qui réussit de justesse à revenir dans l'habitacle, mais non sans se cogner violemment la tête dans l'encadrement de la portière dans un "mā de !" sonore, et en perd sa casquette. Le choc est rude, mais plus d'adrénaline que de mal, du moins de votre côté.

Parce que du côté des "renforts" du LAPD -surpris par votre manœuvre un peu inattendue- c'est une autre histoire. Ils tentent tant bien que mal de ne pas aller au crash, et malheureusement ce n'est pas ce qui se passe. Deux d'entre eux se rentrent dedans et finissent encastrés dans les véhicules qui les précédaient. La Spitifire la plus à gauche braque trop violemment pour éviter le carton, et se prend sur votre voie l'aile avant dans ce qu'il reste du bloc moteur de la Nissan.
Le pauvre conducteur, la tête encore enfoncée dans son airbag tremble comme une feuille et se recroqueville encore plus sous ce deuxième choc, comme un escargot rentrant dans sa coquille.

Tandis que le temps reprend sa vitesse normale, ton champs de vision s'élargit et tu retrouves l'ouie en même tant que le jet d'adrénaline arrête de pomper dans tes veines.Tu peux maintenant distinguer et entendre les bruits de tôle et de patinage de la spitfire, coincée dans le bloc moteur de la Nissan. A travers la vitre passager ouverte, tu identifies une tête connue, qui beugle un flot d'insultes à la fois contre le propriétaire du véhicule et contre le pilote de la spitfire.

Il s'agit de ton ex-partenaire, le Detective Thomas Lombard. Maintenant, ça te revient : c'est la criminelle qui est en charge de cette histoire de braquages sanglants, et tu avais entendu dire vaguement que Thomas avait décroché le pompom. Et là tout de suite, il a l'air super furax. Mais comme il faut croire que tu es vraiment en veine ce samedi matin, il ne semble pas encore t'avoir vu, lui.

Cette scène interminable n'a pourtant duré que quelques secondes, et la réalité semble finir de reprendre ses droits, avec le grésillement de la radio :
5SD12, poursuite aérienne en cours. Collision impliquant 3 véhicules de police et une dizaine de véhicules civils HS suite à un tir sur le SUV dans le 211 de la 6ème avenue. Le véhicule suspect est toujours en fuite et se dirige vers l'ancienne casse de la 6ème avec un pneu éclaté. 5COPS21 est encore dans la course. Demande de renfort à toutes les unités.

Quelques voitures te bloquent la route, mais effectivement en manœuvrant un peu, tu as peut-être le temps d'officiellement arrêter les bad guys, et officieusement voler la vedette à celui qui est chargé de l'affaire...Ou pas.


Dernière édition par Faust le 2013-12-03, 2:01 am, édité 2 fois
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Re: Scène 1 : Saturday noon fever

Message  Masika le 2013-11-20, 2:35 pm

La trajectoire temporelle s’abolit alors que les évènements s’enchaînent dans un maelström de tôles fracassées conjugué à un chaos sonore sans logique. Je suis le parcours du SUV blessé avec un mélange de fascination morbide et de peur qui vous liquéfie les entrailles.

Et si… ?

Pas le temps d’aller au bout de ma funèbre hypothèse que tout est fini en quelques secondes et notre proie file déjà à tombeau ouvert dans l’ancienne casse. Un clignement des yeux et je réalise que notre spitfire a été miraculeusement épargnée par le carambolage.

*Il y a un Dieu pour les imbéciles ! * me dis-je de façon saugrenue.

Mû tant par l’adrénaline de la poursuite que par le fait que Lombard ne semble pas m’avoir encore remarqué, j’entame une marche arrière à fond les gamelles pour fuir l’enchevêtrement de métal qui s’est amoncelé sur la 6ème, avant de braquer en repassant la première et propulser notre véhicule en direction de l’ancienne casse. Je jette un bref coup d’œil en direction de Kato alors que nous passons le portail éventré et glisse entre mes dents un compatissant :

- Ca va ? Rien de cassé ?

Sans vraiment entendre la réponse de mon coéquipier, je me focalise à nouveau sur les évènements.

*Si on chope pas ces enfoirés, on va y passer du temps dans ce quartier de merde…*

Aussi Sûr qu’Hawkins doit être au bord de l’apoplexie s’il a branché sa télé et qu’il constate les dégâts. Et vu les hélicos de la presse qui commencent à plomber le ciel autour de l’accident comme des mouches sur un étron, je suis presque sûr que cette poursuite est retransmise en direct.

Galvanisé par cette pensée et ce qu'elle induit en terme de réussite ou d'échec, j’enfonce encore la pédale d’accélérateur pour faire notre retard sur le SUV. Quitte à prendre des risques.
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Re: Scène 1 : Saturday noon fever

Message  Faust le 2013-11-20, 8:20 pm

Tu accélères donc, à toute berzingue (sisi) pour rattraper ton retard, défonçant ce qu'il reste de portail grillagé au passage.
À ta question, et même si tu ne l'écoutes pas vraiment, il te semble entendre un :
- La vache ! Ouais, roules, roules !

La Spitfire réagit encore miraculeusement bien, à croire que ces caisses de flics sont aussi increvables que ceux qui les conduisent.
Arrivant dans l'allée tu slalomes entre des carcasses pour prendre de la vitesse, le gravier sous tes roues te faisant dire que tu vas sûrement glisser.
Au loin tu aperçois la casse, un labyrinthe d'autres allées séparées par des murs de carcasses rouillées. Tu te demandes une seconde quel chemin prendre, mais heureusement le support aérien ne t'a pas oublié :
5COPS21, prenez à gauche, puis la première à droite, ils se dirigent vers un entrepôt désaffecté du fond de la casse.

Tu prends donc directement à gauche dans un dérapage un peu rodéo -pour les fans avec des caméras-, puis directement à droite dans une manoeuvre un peu osée, mais qui paye. Tu vois une sorte de porche-tunnel de voiture, et au loin après le SUV et l'entrepôt.
Pendant cette cavalcade la radio se manifeste à nouveau, la voix neutre du pilote d'hélico remplacée par la voix furibarde de Thomas :
- Putain, 5COPS21, je veux vos noms et badges, parce que la prochaine fois que vous vous astiquerez avec un pompe, ce sera à la salle des pièces à conviction avec un balais !!! C'était une opération de la criminelle, qu'est-ce que vous avez foutu, bordel !!!
Tandis que vous arrivez sous le porche de voiture, Kato prend le micro, fait tourner le sélecteur d'ajustement de la fréquence, puis répond :
- Désolé, chef, on passe sous un tunnel ! dit-il en faisant grésiller la communication, puis il ajoute à ton intention : Y manque de conversation, ce trou du cul !

Vous arrivez enfin au bout du tunnel, et débouchez sur une large esplanade vaguement arrondie remplie de gravier, et au bout un entrepôt désaffecté en tôle rouillée.
Le SUV est en train de freiner comme il peut pour se coller devant la large grande porte, puis s'arrête à quelques mètres de l'entrée, et cinq personnes aux masques de clowns et aux PMs visiblement chargés en descendent. Ils se dirigent tous au pas de course vers l'entrée de l'entrepôt, les bras chargés de sac, et un des braqueurs en soutien un autre qui semble blessé. Celui qui porte l'autre et qui est à la traîne à cause de son pote vous a clairement repéré, et quelques secondes après les autres tournent la tête, mais continuent de foncer vers la porte.
Plus que quelques secondes et vous serez devant. Le tout étant de savoir comment tu vas la jouer maintenant. Ton oeil acéré repère une porte plus petite sur la cloison de droite, en espérant qu'elle soit ouverte, c'est une entrée possible.
Kato, lui, a l'air de bien savoir, chargeant son fusil, il attend visiblement que vous débarquiez comme des cow-boys.
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Re: Scène 1 : Saturday noon fever

Message  Masika le 2013-11-26, 2:36 pm

Je ne sais pas si c’est l’adrénaline ou la sinusite, mais mon crâne palpite comme si j’avais mis un skeud des «evil  désanuseurs » au volume maxi dans mes écouteurs. Virages gauche, droite, reprise. Pour un peu, j’aurai presque l’impression d’être dans un jeu vidéo, sauf que la voix de mon cher Thomas vient me ramener à la dure réalité. Fort heureusement, mon petit nem pimenté a la bonne idée de couper le sifflet à l’importun et je ne peux qu’acquiescer à sa remarque sur la conversation de mon ancien partenaire.
 
Fin de la course. Du moins pour le SUV et ses cinq occupants.
 
*Cinq, putain de merde vérolée. Et on est que deux…*
 
La procédure est claire là-dessus, faut demander des renforts. Mais on est du COPS, non ? Et la promotion ne viendra pas en attendant tranquillement que les petits copains de la crim’ viennent cueillir les fruits de notre course-poursuite. De toute façon, on s’est déjà grillé sur la 6ème à coups de fusil à pompe. Marches ou crèves en quelque sorte.
 
Rapide évaluation de la situation. Un, on est in da shit. Deux, seulement deux options s’offrent à nous : la mauvaise et la pire.
 
Je me tourne vers Kato qui n’en a pas encore fini avec sa poussée d’hormones made in « j’ai un gros engin dans les mains ». Je lui gueule par-dessus le hurlement du moteur :
 
- Du calme Kat’ ! Là, mates la porte. Je te crache devant et tu rentres. Positionnes toi pour prendre ceux qui rseront dans le hangar à revers et pour leur bloquer la sortie. Je prends le temps de tourner ma tête vers lui pour chopper son regard. NE BOUGES PAS TANT QUE JE TE FAIS PAS SIGNE OU QUE PERSONNE N'A UTILISE SA PETOIRE!!!!
 
Je m’arrête dans un crissement de pneus et un nuage de poussière devant la petite porte que j'ai préalablement repéré pour le laisser quitter la spitfire en mode commando, avant d’embrayer et de repartir de plus belle.
 
*Bloquer la porte du hangar avant que l’estropié et son souffre-douleur ne rentrent dans le bâtiment*
 
Fond de troisième avant un freinage en mode rodéo pour glisser la spitfire entre les deux derniers fugitifs et le hangar. Je choppe mon Afrikaneer et bondit de la voiture comme un diable de sa boite.
 
- COPS !!! LAPD, PLUS UN GESTE ! beugle-je aux deux fuyards en utilisant la caisse comme couverture. Bonne tactique, sauf que si ceux qui sont dans le hangar se retournent, je suis bon pour me faire plomber dans le dos si Kato ne me couvre pas.
 
Fourrer tous les espoirs d’une vie dans les mains d’un nem, faut oser... Mais, hey, à vaincre sans périls, on triomphe sans gloire.
 
Proverbe à la con.
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Re: Scène 1 : Saturday noon fever

Message  Faust le 2013-11-26, 4:11 pm

La Spitfire freine violemment devant le SUV, découvrant les deux derniers coureurs de cette fin de matinée baskets : Une armoire à glace de 2m en costume noir avec un masque de clown triste, et une silhouette d'avorton en costume gris foncé déchiré et au masque ensanglanté à moitié enlevé. Du coup tu entraperçois les traits d'un brun à la barbe de trois jours, la quarantaine, déformés par la douleur. Le regard marron dans le vague indique qu'il est vraiment mal. Il pisse le sang au niveau du ventre et de la jambe, le liquide épais coulant à grandes eaux des deux bandages improvisés.

Lorsqu'ils te voient arrivés, il est déjà trop tard pour fuir. Le gros ne bouge même pas, ayant visiblement décidé de ne pas abandonner son compagnon. Par contre, tu n'avais pas prévu qu'il lèverait son PM -un Terminator 031, un flingue qui fait beaucoup de trous- vers toi à cette distance et à découvert. Autant dire que ça va être une boucherie, et que tes chances de survie viennent de baisser drastiquement.

Sans avoir le temps de viser plus que nécessaire, tu prends la mesure de ton propre tir et appuies sur la détente en évitant de penser au sien.
Tu as juste le temps de voir le canon du Terminator commencer à cracher un déluge de balles dans la carrosserie dans un vacarme de tôle, tandis que la tienne atteint le mastodonte avec la force d'un éléphant, le projetant contre la carrosserie du SUV. Gerbe de sang sur la portière trouée, l'émule des salles de muscu est visiblement out.

Le blessé lui, privé de son appui, tombe durement sur le sol et n'a visiblement pas le courage de bouger le petit doigt, agonisant. Est-il tombé dans les pommes ? Difficile à dire à cette distance...

Tu as juste le temps de te retourner vivement au claquement dans l'air de plusieurs coups de feu provenant de l'intérieur du hangar. La voix asiatique et hurlante de Kato se répercute jusqu'à toi depuis l’entrebâillement laissé dans la grand porte :
- COPS ! Arrêtez-vous, ENFOIRÉS de clowns ! J'rigole pas !
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Re: Scène 1 : Saturday noon fever

Message  Masika le 2013-11-27, 1:36 pm

Ca dérape. A nouveau cette sensation que le temps se suspend, se ralentit, alors que pourtant tout s’accélère. A peine le temps de considérer l’étrange couple claudiquant qui me fait face que la vilaine trogne d’un terminator me regarde avec insistance.
 
Je sens mes organes se liquéfier alors qu’une peur semblable à de l’acide les parcourt brutalement. Machinalement mon bras droit réagit et pointe ma quincaillerie vers le géant.
 
« L’entraînement vous sauvera la vie, ne le négligez pas », disait notre sergent instructeur à l’Académie. Je ne peux que lui donner raison en cet instant. Alors que mon corps est paralysé par la perspective de ma mort prochaine, mes réflexes prennent le dessus. Pression de l’index sur la gâchette de l’Afrikaneer. Oreilles qui bourdonnent du son des armes. Le colosse s’effondre alors que je me demande dans un instant irréel si je suis vivant ou mort.
 
Vivant.
 
Evaluation. Vu comme le grand clown a aspergé la spitfire de vermeil, y’a peu de chances qu’il vienne à nouveau me taquiner. L’avorton  a plus l’air de chercher à retenir son âme qu’à me faire un petit dans le dos. J’espère juste qu’il va pas crever si on arrive pas à calmer le jeu avec les trois derniers, histoire qu’il y en ait qui puisse jacter.
 
Coups de feu. A nouveau.
 
Et Kato qui l’ouvre. Pas bon ça.
 
Je me précipite vers la porte entrebaîllée. Sans rentrer dans le bâtiment, pour utiliser le couvert des murs, je me tords le cou pour observer l’intérieur une fois que mes yeux se seront accoutumée à la différence de luminosité.


Dernière édition par Matthew "Tombeur" dane le 2013-11-28, 10:12 am, édité 1 fois
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Re: Scène 1 : Saturday noon fever

Message  Faust le 2013-11-27, 9:36 pm

Tu te tords donc un peu le cou pour jeter un œil dans le hangar en clair-obscur. Ton champ de vision est assez réduit, et tes yeux font très vite le point grâce aux différents jours dans le mur d'en face. Et c'est heureux pour toi :


Une trappe, un masque de clown qui apparaît (le point rouge), tu as juste le temps de revenir derrière le couvert de la porte qu'une rafale traverse la paroi à cinq centimètres à gauche de ta poitrine,

Un autre coup de feu, plus violent, se fat entendre, celui d'un fusil à pompe. Puis c'est le silence. Jusqu'à ce que tu te décides à jeter un coup d'oeil à nouveau. Plus personne. Les bruits de pas sur ta droite hors de ton champs de vision t'indiquent que ton partenaire approche. Confirmé par sa tirade :
- Bordel !!!

Une seconde plus tard tandis que tu pénètres dans le local, il est déjà en train de courir vers la trappe.

Ton champs de vision s'élargit un peu, te laissant apercevoir le reste du hangar abandonné :

Le hangar est abandonné depuis plus de cinq ans, et les plans d'urbanisation dans le coin n'arrivent jamais à terme. Du coup ça fait visiblement le bonheur des junkies et de toutes les sortes de squatters, qui n'ont pas l'air d'être là. Essence, pisse, clopes, moisi, humidité rance, tout ça en même temps juste pour le régal de tes papilles.

Mais une drôle de sensation te parcoure l'échine tandis que Kato commence à braquer l'échelle avec la lampe torche de son fusil en te faisant signe de passer devant :
- Qu'est-ce que tu fous, super flic ? go ! Te chuchote-t-il presque. Au loin tu peux entendre dans le silence le cri déchirant des sirènes rassurantes.

Mais tu es ailleurs. Ton instinct de flic s'est réveillé, car dans le flot de ces odeurs nauséabondes tu es presque sûr d'avoir senti passer fugacement le relent caractéristique de la putréfaction...Et du sang. Tournant la tête à droite et à gauche, tu ne vois aucune trace de cadavre dans ton champs de vision. Ce qui ne laisse qu'une conclusion, c'est que c'est ailleurs que ça se passe...
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Re: Scène 1 : Saturday noon fever

Message  Masika le 2013-11-28, 2:51 pm

Clair-obscur, tout juste le temps de voir une face de clown qui tente de se faire la malle par ce qui doit être une trappe au sol. Les fumiers ont bien préparé leur coup, certainement pour cela que personne ne les a alpagué jusqu’à présent. Les balles fusent à nouveau trop près de moi, une très mauvaise manie du jour. Néanmoins la si prolixe et fleurie expression orale de mon partenaire ainsi que la détonation de son fusil à pompe me donne le feu vert pour tenter une infiltration dans le bâtiment.
 
Nouveau coup d’œil, espace dégagé. Courbé en deux je rentre dans le vaste hangar, essayant de ne pas prêter attention aux effluves nauséabondes qui me prennent à la gorge. Place désertée par le cirque.
 
Je m’approche de Kato qui est déjà en mode limier, mais ralentis finalement mon avancée jusqu’à m’arrêter complètement. Un truc cloche et je ne tarde pas en comprendre la raison. Ca pue la mort. Même au milieu de ce capharnaüm odorifère, l’odeur de la mort est reconnaissable. Je tourne lentement mon regard de droite et de gauche, avant de faire un signe de la main à mon petit nem pimenté qui s’impatiente pour tempérer ses ardeurs.
 
Je replis lentement les coudes, amenant mon arme hauteur de tête, gueule en l’air, puis esquisse quelques pas de recul, jusqu’à espérer obtenir une vue de la zone qui se dérobe jusqu’ici à mon regard.
 
Autant de secondes perdues dans notre poursuite des braqueurs, mais mon instinct me crie que quelque chose de plus grand se trouve ici…
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Re: Scène 1 : Saturday noon fever

Message  Faust le 2013-11-28, 4:30 pm

Tandis que tu passes en mode tortue -comme préconisé dans ce genre de cas à l'école de police- et que tu te diriges lentement vers le coin que tu ne peux distinguer, l'odeur de putréfaction s'intensifie, et tu peux entendre le bruit de mouches. Une bâche transparente finit par se découper sur la gauche, marquant l'entrée de ce qui semble être une autre pièce. Quelques pas de plus sur le côté et un niveau de curiosité plus tard, tu passes les quelques mètres jusqu'à la bâche, suivi par un Kato qui semble ne pas comprendre :

- Qu'est-ce que tu f..., mais ses paroles sont stoppées net au moment où tu te décides à ouvrir la bâche, découvrant la salle restante, et vous arrachant à tous les deux un haut le cœur :

A même le sol du hangar, un buste de femme ensanglanté, démembré et éventré, gît dans une mare de sang.
Les membres de celle-ci sont posés tout autour, comme pour composer une figure. Au bout de ce cercle macabre tu aperçois la tête tranchée de la jeune femme, les traits déformés par le début de la putréfaction et l'horreur de sa mort.

Kato semble avoir du mal à respirer et eructe un "tāmāde !......" . Quoi que ça veuille dire, ça résume sûrement parfaitement ton propre choc.

L'air te semble soudain plus épais, et tu luttes un instant contre la tentation de tomber dans les pommes ou vomir. Ta vue se trouble un instant, et lorsque tu la retrouve c'est pour retomber sur ce visage de latino. Tandis que tu la regardes, des flashbacks te prennent alors par surprise, accompagnés d'un frisson d'effroi.

Tu la connais.

Des limbes de ton esprit embrumé,  un nom finit par surgir : Gina. Tu te souviens l'avoir rencontrée à des soirées de la "Haute". Et pour cause, finis-tu par te rappeler : c'est la fille d'Alfonzo « Hammer » Ruiz...Juge de Californie. Enfin...C'était.

Malgré l'abomination de cette scène de laquelle vous n'arrivez pas à décrocher, ton regard de flic voit passer un reflet doré dans le clair obscur, juste à côté du buste éviscéré de Gina. Ça ressemble à une boite. En métal doré.

Les sirènes sont là, et tu entends le dérapage des pneus sur le gravier, le bruit des portières, et les ordres de Thomas.

Mais ton esprit lui est toujours piégé dans la fascination morbide de ce tableau presque irréel, tout droit sorti d'un film d'horreur.
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Re: Scène 1 : Saturday noon fever

Message  Masika le 2013-11-28, 5:39 pm

Un pas en arrière, puis deux et ainsi de suite. Inconsciemment, mon allure s’est ralentie, comme en prévision de quelque chose que je ne veux pas voir. Avant même de passer la bâche, je sais que ce qui se trouve derrière va changer ma vie.
 
Kato sur les talons, après lui avoir clos le clapet d’un nouveau signe impératif de la main, je franchis la frontière qui marque le territoire des ténèbres hantant l’âme humaine.
 
Je cligne plusieurs fois des yeux tandis que le macabre spectacle de la terrible agonie d’une femme s’étale sous mon regard vacillant. Je suis obligé de contracter mes lèvres pour retenir le flot de bile qui me remonte furieusement la gorge. J’ai déjà vu des macchab’, mais ce genre de trucs, on y croit jamais tant qu’on n’y a pas été confronté. Il me faut quelques secondes pour pas dégoupiller et fuir cet endroit qui abrite la mort dans sa forme la plus dégueulasse.
 
Lorsque je recouvre mon empire sur moi-même, je m’efforce de m’approcher. A nouveau le cœur qui se soulève, révolté.
 
*Gina…*
 
Cet amas de chair mutilée devient encore plus insupportable maintenant qu’il se personnifie. Jolie brin de fille. Je dois avoir son numéro quelque part dans mon répertoire. Jamais rappelé malgré les sourires que nous avions échangé. Je n’aurai plus jamais l’occasion de le faire. Notre rendez-vous n’est pas celui que j’espérais. Mon œil se porte enfin sur une boîte aux reflets or. Là encore mon instinct me dit cette boîte renferme une partie de l’essence du diable. Un indice laissé là par le tueur pour celui qui découvrirait le corps.
 
*Peut-être laissée par le tueur à ton intention ?*
 
Vite évacuer cette pensée. Je me redresse tandis que j’entends la cavalerie débarquée. Je me tourne vers mon petit nem :
 
- Kat’, va choper Thomas et dis-lui de me rejoindre ici. Seul. Fais établir un périmètre de sécurité autour du hangar, qu’aucun bleu ne vienne saloper la scène de crime. Fais vite.
 
Fini la déconne. L’amertume qui me pique la langue me fait prendre un ton neutre lorsque je m’adresse à mon coéquipier.
 
Alors que Kato s’éloigne, je m’accroupis à nouveau aux côtés de la dépouille mutilée et enfile une paire de gants après avoir rangé l’Afrikaneer dans son holster. La main légèrement hésitante, je finis par saisir la boîte et après une profonde inspiration, en soulève le couvercle.
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Re: Scène 1 : Saturday noon fever

Message  Faust le 2013-11-29, 6:03 pm

Kato te rend un regard chargé de gravité, et après un signe de tête part en courant vers la sortie du hangar, fusil encore à la main.

Pendant ce temps, tes doigts tremblent un peu tandis que tu enfiles la paire de gants en latex, mais lorsque tu touches au but le tremblement disparaît. Tes mains se refroidissent au contact du couvercle, et un picotement les envahit, comme si tes doigts eux-mêmes se sentaient oppressés.
Après quelques efforts, le couvercle s'ouvre et la mystérieuse boite te livre son secret. Un <air lancinant> déchire le silence pesant du hangar tandis que de minuscules rouages tournent, lentement, comme hors du temps.

Une boite à musique. Sur le fond du couvercle un symbole est finement ciselé :


Au-dessus de la mélopée, tu entends le bruit de la bâche. Lorsque tu te retournes, c'est pour voir Thomas, le regard décomposé, murmurer :
- Sainte marie mère de dieu...Gi..., dit-il dans un souffle, se mettant un poing devant la bouche, les traits presque aussi horrifiés que ceux de la tête en face de toi. Une seconde plus tard, il se tourne, et gerbe rapidement en se tenant au mur. Depuis que tu le connais, Thomas n'a jamais été affecté par quoi que ce soit. Un vrai bloc de glace. Mais là il est réellement secoué. Puis il s'aperçoit que tu le regarde, et tente de reprendre une contenance. Trop tard. Il te regarde d'un air interdit, mais revient finalement sur la scène, immobile, fixant le corps de la jeune femme figée par la mort.

Dans l'expectative lourde de cette mélodie, il tourne finalement son regard hagard vers la sortie, puis y dirige mollement ses pas, comme si la contemplation de ce spectacle morbide l'avait complètement anéanti.
La ritournelle tourne encore en boucle, presque hypnotique, et tellement décalée avec la scène de crime odieuse que tu as sous les yeux que ça en est presque insoutenable.

Te rapprocher a toutefois permis à ta partie flic de noter que le buste a été complètement éventré par une arme blanche très tranchante et précise, comme un scalpel ou un couteau très aiguisé. Mais tu n'as pas eut pour l'instant le courage de t'attarder là dessus. La mélopée envoûtante perce tes tympans, comme une vague d'émotion contradictoires entre la douce tristesse de la musique et l'indicible vision de cette mise en scène.
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Re: Scène 1 : Saturday noon fever

Message  Masika le 2013-12-02, 6:14 pm

J’ouvre la boîte de pandore, et la musique qui enveloppe alors la pièce donne à cette scène une dimension surnaturelle, hypnotique, lancinante. Mon regard reste longtemps fixé sur le symbole qui orne le couvercle de la boîte à musique. Mes mains tremblent légèrement, mes perceptions se réduisent jusqu’à ne plus se focaliser que sur la musique et l’objet dans mes mains. Seule l’irruption de Thomas parvient à me sortir de la lente torpeur qui commence à engourdir mon esprit. Le choc qu’il encaisse lui aussi est bien plus intense que celui d’un inspecteur découvrant un crime atroce.
 
*Il la connaît* me dis-je avec un étrange détachement, *et mieux que moi vu sa réaction...*

Je me redresse de la position accroupie que j’avais adopté pour examiner la boîte à musique. Je dépose d’ailleurs cette dernière à l’endroit précis où je l’avais trouvé. Une nouvelle fois je m’efforce d’embrasser la scène et le tableau qu’elle représente dans son ensemble pour, d’une part, m’en faire une image mentale que je pourrai analyser plus tard et, d’autre part, vérifier qu’aucun autre détail important ne m’aurait échappé dans ce premier examen. Je m’attarde notamment sur la disposition du corps pour voir si sa répartition ne correspondrait pas  au symbole de la boîte. [Scène de crime]
 
Lorsque je me retourne, Thomas a mis les voiles. Je sors à mon tour de la chambre de souffrance de Gina Ruiz. Déjà une dizaine de choses se bousculent dans mon esprit : Est-ce que Gina est morte ici où l’a-t-on traîner jusqu’à cet entrepôt, il me faudra vérifier dans la base du PARD [Hitek-Lotek p91] si le rite ou le symbole de ce meurtre ont déjà été identifié sur une autre scène de crime, et puis bien sûr aller taper la discut’ avec Papa Ruiz et le trou de balle à qui Gina était mariée… Mais avant tout ça, il me faut récupérer l’affaire.
 
D’un pas décidé je me dirige vers l’essaim de policiers qui s’est formé aux abords du bâtiment et cherche mon petit nem. Lorsque je l’aperçois, je le hèle avant de le prendre à part. Je me sens étonnamment calme. Clinique dans ma manière de penser.
 
- Kat’, on laisse le braquo au RHD. Laisses les courir à la chasse aux voleurs. Charges toi de leur expliquer ce qu’il s’est passé et dis leur qu’on a fait notre possible. S’ils posent trop de questions, tu les renvoies vers moi. Surtout tiens ta langue.
 
Lorsque mon coéquipier s’éloigne, j’interpelle un ancien qui passe près de moi :
 
- Karl, fais venir les gars du labo. Personne ne doit rentrer dans cette pièce sans mon accord tant qu’ils n’ont pas fait leur boulot, dis-je en désignant la pièce dont le plastique de la bâche forme la seule protection contre les curieux. Merci Karl, je compte sur toi ! achève-je avec une tape sur son épaule.
 
*Et maintenant le plus délicat…*
 
J’approche de Thomas calmement mais avec détermination. Tout va se jouer maintenant. Une fois à portée de mon ancien partenaire, je sors un paquet de cigarette et allume une sèche avant de lui tendre le paquet. Je sais qu’il a arrêté de fumer depuis que son ex-femme lui prenait la tête avec ça, mais le moment est sûrement propice pour soulager le manque…
 
- C'est pas une étrangère pour toi, hein ? Difficile, à nouveau, d’accepter que les chairs torturées que je viens d’inspecter était auparavant une personne. Une personne que je connaissais moi-même. Je veux dire, vous vous connaissiez autrement que dans les mondanités… ?
 
Je recrache la fumée dans une lente expiration, laissant à Thomas le temps d’entrer dans la danse ou non.
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Re: Scène 1 : Saturday noon fever

Message  Faust le 2013-12-02, 9:32 pm

Ta deuxième inspection de la scène du crime t'indique plusieurs choses que tu n'avais pas forcément noté à chaud :
- Le corps a été éventré, mais tu as vaguement l'impression que ce n'était pas juste pour le couper en deux. La médecine légale n'étant pas non plus ta spécialité, tu supposes qu'ils t'en diront plus.
- La disposition des restes ne semble pas due au hasard effectivement. Par contre ça ne reproduit pas le schéma du sigle que tu as trouvé. Mais...
- ...Tu finis par noter la disposition en cercle des membres, et tu constates que ce que tu as pris pour des coulures de sang ne sont pas le fruit (pourri) du hasard. Le meurtrier a tracé un cercle parfait avec le sang encore frais de la pauvre Gina, et à l'intérieur a dessiné un motif complexe, autour duquel tu vois d'autres symboles comme celui de la boite :

Aucune idée de ce que ça peut représenter. Les symboles en eux-même ne t'évoquent rien de précis. Sûrement encore un alphabet "magique" ou "démoniaque" de rituels d'illuminés New-age dont la Californie a hérité depuis son indépendance.



Au dehors, la foule de flics commencent à se presser, les représentants du commissariat semblant encore en être à comprendre la raison de toute cette merde pendant qu'on installe un cordon de sécurité autour de la casse, et du lieu de la fin de cette course poursuite. Véhicules de légistes, spitfires, et même un camion d'intervention du SWAT, à croire qu'ils se faisaient chier un samedi.
Visiblement on retient encore les journalistes à l'extérieur, mais tu sais que ça ne va pas durer avant que les vautours en hélicos et camions aient le tuyau et se ruent ici, par la force de leur liberté de la presse en clamant au 1er amendement s'il le faut.

Tu retrouves facilement Kato, puisque ce n'est toujours pas -outre la tenue de COPS façon rouleau de printemps- le plus discret des flics que tu connaisses. Il fronce les sourcils quand tu l'alpagues, et suis ton discours avec l'attention d'un étudiant en art qui assisterait à un cours de science. Puis il hoche la tête et fait un drôle d'air à ta dernière remarque, en se montrant du pouce :
- "Hé, part'naire, c'est moi !" Puis avec un sourire plein de confiance en lui, il part vers un autre groupe, (probablement) afin d'exécuter la tâche que tu viens de lui assigner.

Karl quant à lui a une expression sérieuse. Un gars sympa, un très bon flic, mais il ne faut pas le prendre à rebrousse poil. Il hoche la tête en mâchouillant un cure-dent en regardant alternativement la foule s'amasser devant -dont un détective en costume à la gueule de fouine qui parle plus fort que les autres- et le hangar :
- Ok, Kid. Par contre j'espère que t'es prêt, parce que les grands pontes vont pas tarder et je suis pas sûr que ton sourire suffise à leur expliquer ce merdier, petit...

Tu cherches ensuite Thomas. Tu le trouves sur le parapet de la porte latérale du hangar, assis sur une marche, cravate desserrée et attitude visiblement abattue pour quelqu'un qui le connait bien. Et tu le connais bien. Tu as juste la place pour t'assoir à côté et lui tendre le paquet. Il tourne la tête, hésite quelques secondes, puis le prend en se mettant une main dans les cheveux :
- Putain de journée...

Tu enchaînes directement pendant qu'il éclaire sa clope avec le briquet que tu lui tend et tire une latte et toi une autre. Sauf que lui s'étouffe. Il regarde la cigarette entre ses doigts comme si c'était un corps étranger, puis a une expression abattue suite à ta question et ton sous-entendu pas très sous-entendu :
- Putain de journée, hein...

Il tire encore une longue taffe, qu'il savoure cette fois. Il semble hésiter à te répondre quelque chose. Ou est-ce qu'il réfléchit ? Toujours est-il qu'au bout de trente secondes de silence habité uniquement par la moitié des flics du district, il finit par dire avec un sourire désabusé :
- J'arrive pas à croire que tout ça arrive. Merde, Matt. Mon mariage est fichu. Christine va me quitter quand elle va l'apprendre. Ma carrière va bientôt sauter...Et la seule femme avec qui je commençais à...
Il s'arrête, plongé dans ses pensées :
- ...Morte. Je sais plus quoi faire...Je suis vraiment dans la merde, là, partenaire, hein ? Ma carrière à la crim', c'est tout ce que j'ai, mec.
La lourde sincérité de cette confession est d'autant plus percutante que Tom n'est pas vraiment un homme qui se confie. Vous aviez une très bonne complicité à l'époque où tu bossais avec lui : il t'a traité en partenaire dès ton arrivée, n'a jamais prêté attention aux rumeurs te concernant, et t'a toujours soutenu contre les collègues réticents et même ton chef, tant que ça ne dépassait pas les bornes. Il t'a même présenté sa femme, et t'a invité à manger chez lui. Vous avez partagé des conversations sur la vie de flics et sur les affaires, et vaguement ses problèmes de couples. Mais finalement jamais il ne s'est confié intimement sur sa vie, pas même à toi.
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Re: Scène 1 : Saturday noon fever

Message  Masika le 2013-12-04, 1:20 pm

Momentanément désarçonné par la confession de mon ancien partenaire, je me donne une contenance en glissant la sèche entre mes lèvres, le temps de réfléchir à la meilleure manière de répondre. J’étais au courant de sa séparation avec sa femme, mais ses craintes au sujet de sa carrière m’interpellent plus. Quant à sa relation avec la victime, cela me ramène à la mise en scène du tueur autour de la mort de Gina. Des symboles occultes, un agencement du corps qui vise la symbolique. Impossible de se dire que ce barjot s’arrêtera là. Un tueur en série. De quoi faire triquer la presse et claquer des fesses les pontes du LAPD.
 
Je veux cette affaire, mais je sais que si je l’obtiens, Hawkins sera tellement derrière mon cul que, quand il mangera de l’ail, c’est moi qui refoulera du bec.
 
*Concentres-toi sur le présent*
 
Et le présent, c’est Thomas.
 
- Ouais, journée de merde. Et c’est pas fini ! Ca m’étonnerait que les huiles ne viennent pas rapidement faire les beaux devant la caméra et nous faire passer sous le rouleau-compresseur du sacro-saint résultat. La fille de Ruiz…

Je laisse ma phrase en suspend avant d’ajouter :
 
-Thomas, je vais récupérer l’affaire. Tu sais que les directeurs adorent que ma gueule passe à la télé et vu la médiatisation dont cette histoire va faire l’objet, ils vont me mettre sur le coup.
 
Nouvelle pause :
 
-Mets tes miches à l’abri. Toi, tu es sur l’affaire du braquo. On a réussi à toper un des membres du gang, *s’il ne s’est pas vidé sur le sol* me dis-je à part moi, remontes la filière et fais toi petit en attendant que l’orage passe. Mais s’il y a des choses que je dois savoir à propos de toi et… Gina, faut que tu te mettes à table maintenant pour que je puisse couvrir tes arrières.
 
Je me tourne vers Thomas avant une nouvelle latte, laissant le bourdonnement des sirènes emplir le silence de l’attente d’une réponse de l’agent de la crim’.
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Re: Scène 1 : Saturday noon fever

Message  Faust le 2013-12-06, 1:39 pm

L'expression de Thomas n'a pas l'air surprise lorsque tu lui annonces tes intentions. Il te connait sûrement assez bien pour savoir que tu ne pourrais pas t'empêcher de faire d'une pierre deux coups malgré la gravité de la situation. A ta question déguisée, il ne répond rien pendant une dizaine de secondes, tirant lentement sur sa cigarette, l'air absent. Puis il finit par se mettre à table :
- Je suis peut-être la dernière personne à avoir vu Gina vivante.

Il laisse la gravité de l'info tomber comme un cadavre d'un placard, puis reprend en tétant un peu trop nerveusement le filtre :
- Elle était avec moi hier soir, au motel super 8 de sunset, Chambre 402. On est arrivés vers 19h. Elle est repartie vers 22. Moi vers 22h30. Je suis rentré chez moi directement. Norman va sûrement baver dès que vous allez remonter à son hôtel...
Tu connais effectivement le Super 8 de Sunset boulevard. C'est au Sud de Downtown, et tenu par Norman "la main" Jiwenski, un manchot polonais d'origine, discret et très enclin à aider les forces de police puisqu'il fait aussi motel de passe pour des clients flics ou ceux qui cherchent dans le "un peu moins bas de gamme que dans les motels miteux". Bref, le parfait endroit pour une rencontre discrète entre amants, surtout si l'un des deux (ou les deux) est flic.

Thomas expire lentement une longue bouffée, comme soulagé, ou peut-être juste pour essayer de se détendre :
- ...Dès que ça va se savoir, je serais le suspect n°1 dans cette affaire. Et même si le juge Hammer m'apprécie, autant te dire qu'il va ruiner ma carrière avant même que j'ai eut le temps de changer de chemise. J'suis foutu, putain...Foutu., finit-il en se tenant la tête dans les mains, la fumée virevoltant au dessus de sa tête.
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Re: Scène 1 : Saturday noon fever

Message  Masika le 2014-01-10, 1:07 pm

Je me contente de tirer sur ma clope tandis que Thomas déballe son linge sale. Je suis surpris sans l’être. Thomas m’a toujours faire l’effet d’un mec qui n’irait pas se foutre dans ce genre d’embrouilles, mais Thomas est un flic et on a tous besoin de ça pour décompresser et évacuer la merde que l’on remue tous les jours. Il termine sur une conclusion qui pourrait bien constituer une vision de l’avenir. Je pose quand même une main rassurante sur son épaule.

- Il y a encore la place pour que tu t’en sortes les fesses propres. Je vais verrouiller Jiwenski et garder son rapport sous le coude.

J’écrase le mégot de cigarette sous la pointe de ma chaussure et enchaîne.

- Gina… Elle avait des problèmes ? Je vais fouiller, mais si tu me donnes une longue d’avance, ça me fera gagner du temps pour calmer les huiles et gérer le dossier plus sereinement.

Je n’essaie pas de me montrer convaincant, Thomas connaît trop la musique pour que je lui fasse à l’envers. De toute façon, il sait parfaitement que je suis sa seule chance.
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Re: Scène 1 : Saturday noon fever

Message  Faust le 2014-01-12, 4:34 pm

Ton ex-coéquipier semble surpris une seconde par ta décision de te mouiller dans cette merde, puis tu vois passer une lueur de reconnaissance dans son regard abîmé.

A ta dernière phrase il reste là à regarder la décharge devant lui. Il a l'air absorbé, mais tu sens qu'il est surtout encore sous le choc, et tu n'as aucun mal à imaginer ce qu'il voit, vu que les yeux sans vie de la tête de Gina continuent à te fixer par vagues.

Au bout de quelques secondes, il secoue la tête :
- Elle était mannequin. Sculptrice. Elle se shootait pas, et elle avait pas de soucis à part une famille trop étouffante, un père qui cherchait à diriger sa vie et un mari qui était un vrai connard.

Il ferme les yeux, et ses traits se font plus durs. Tu sens qu'il faisait plus que seulement coucher avec Gina. Il tenait à elle. Peut-être même qu'il en était amoureux. Quand ses yeux marrons s'ouvrent, il pose sur toi un regard de flic à flic :
- On a vu la même chose là-dedans. C'est pas un crime passionnel, et rien à voir avec une vengeance normale...C'était...C'est...
Il reprend son souffle, comme s'il allait se remettre à vomir, mais ses traits se recomposent lentement, habités maintenant par une haine froide :
- Tu vas trouver cet enfoiré, pas vrai ? Tu lui feras payer ça...Il faut qu'il paye. Pour Gina.

Un silence de cruelle vérité de votre monde tombe alors entre vous. Rappel muet qu'une forme de code existe chez les flics pour contrebalancer les horreurs de cette jungle urbaine, qui sinon vous ferait basculer dans le désespoir.
Évidemment, tout le monde ne respecte pas ce code implicite. Seuls les flics "bien" le font. Cette forme de justice sauvage permet de remettre les compteurs à zéros, et montre aussi par l'exemple que les criminels n'ont pas tous les droits. Du moins c'est comme ça que le voient la plupart des policiers. Les autres ne le voit que comme une forme de vengeance qui rend les flics aussi cruels et vicelards que ceux qu'ils combattent.

Avant que tu aies pu répondre, une silhouette apparaît dans ton champs de vision. Étrange, puisque justement il venait de se rappeler mentalement à toi une minute plus tôt : le nouveau coéquipier de Tom. Détective Butch Steinmarder. C'est lui que tu a vu plus tôt, qui parlait plus fort que les autres aux équipes de recherche. D'après ce que t'a raconté Tom, c'est une vraie plaie, une fouine, une grosse tête et un sacré lourd :
- Excusez-moi, on vous dérange, peut-être ?

Ton sarcastique. Tu sens qu'effectivement ce gars est l'archétype de la bonne pute lourdingue. Mais non content de son entrée, il continue :
- Non, parce qu'il faut me le dire, Thomas, si tu veux que je gère NOTRE affaire tout seul, pour aller discuter tranquillement dans un coin avec ton ex, "Calamity" Dane, dit-il en te jetant une seconde un regard noir. En vous regardant tous les deux, tu sens son regard aigu de fouine qui te scrute. Puis il revient sur Tom, vous regardant alternativement :
- A part le fait que cette affaire de braquage soit un véritable fiasco, que Dane et son coéquipier vont se faire virer et qu'en plus on vient de trouver un cadavre supplémentaire...Il y a quelque chose que je devrais savoir ?
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Re: Scène 1 : Saturday noon fever

Message  Masika le 2014-01-22, 2:00 pm

La vengeance. Seul fil qui doit encore rattacher Tomas au flux de la réalité. Voir un flic de cette trempe brisé comme il l’est a de quoi vous remuer. Mais pas le temps de philosopher sur notre métier et le plongeon dans les abysses qui semble attendre chacun d’entre-nous en bout de carrière. Je ne peux que répondre à la supplique de Tomas par l’affirmative.
 
- Je devais savoir pour Gina, Thomas, je suis désolé. On va se faire cette ordure, putain.
A nouveau le regard vide, comme d’outre-tombe, de Gina vient occulter ma réflexion. Je secoue doucement la tête pour chasser ce mauvais karma. Juste à temps pour voir débarquer le fouille-merde que Tomas se coltine en guise de co-équipier depuis mon départ.  J’accueille la saillie de ce dernier par une réponse matinée du même voile sacarstique :
 
- Je me disais bien que ça sentait le cirage à pompes de directeurs. Alors Butch, c’est pour quand cette promotion après laquelle tu cours tant? Dommage que ta gueule passe pas sur le câble, ça t’aurait aidé…
 
Pas vraiment envie de me lancer dans une guerre des mots avec cette fouine, mais l’état de Thomas et la situation ne modère que très peu mon envie d’en mettre une à ce connard.
 
- La seule chose que tu as besoin de savoir, détective Steinmarder, c’est que « Calamity » Dane a mis hors-jeu l’un des braqueurs après lequel tu cours depuis de longues semaines et que si tu traînes comme à ton habitude à chercher des poux à tes collègues, il risque de pisser tout son sang sur le sol devant l’entrepôt ou dans l’ambulance qui doit l’emmener à l’hôpital…
Je me lève, laissant mon paquet de clopes à Thomas.
 
-On s’appelle Tom, je te laisse avec ton nouveau coéquiper.
 
Je prends alors la direction du hangar, cherchant Hawkins ou même mieux, Skripnick du regard.
 
*Maintenant, il me faut récupérer l’affaire avant que Steinmarder ne fourre son nez partout.*
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Re: Scène 1 : Saturday noon fever

Message  Faust le 2014-01-22, 6:41 pm

Le regard de la fouine te suit quelques secondes, avant de lâcher :
- Te fatigues pas, "tombeur" ! Grâce à toi, notre seul témoin potentiel de la bande est déjà mort !.., dit-il d'un air cynique en te laissant continuer ton chemin vers le rassemblement de flics dans cette chaude matinée.

Tandis que tu repères la masse d'Hawkins d'assez loin en train d'aboyer comme un bulldog en rut, la silhouette efflanquée du vieux Simus, un légistes dont tu as fais la connaissance récemment, t'accoste :
- Détective...Pardonnez-moi, Détective Dane, mais nous avons peut-être trouvé plusieurs choses dignes d’intérêt, ici, dit-il en montrant de la tête à la fois son nouveau stagiaire et la porte du hangar. Tu as appris que Simus, outre une propension au langage châtié et une tchatche à rendre jaloux une star du Rap, était un érudit dans beaucoup de domaines. Il a souvent des conclusions très fines sur les scènes de crimes. De celles que bien d'autres légistes manquent souvent.

Il se rapproche un peu pour parler plus bas, jetant des coups d’œils discrets vers Hawkins, puis enchaîne :
- ...Il semble que la pauvre victime de cette odieuse tragédie a été découpée chirurgicalement avec le plus grand soin. Tout cela ressemble fort aux crimes dont j'ai été témoin il y a quelques années, lorsque Mr.Parker avait décidé de perpétrer ses "offrandes"..., finit-il presque dans un murmure, regardant à nouveau au travers de ses lunettes en direction d'Hawkins.

Tu te rappelles de cette affaire. Elle avait fait grand bruit, surtout que c'était les débuts du service COPS.
Un des membres de l'unité COPS, le détective Shawn Parker, un jeune as des as à ce qu'on en disait, avait pété un plomb suite à une série de chocs psychologiques (d'après les psys), et avait décidé "d'offrir" des victimes à une sorte de Dieu paien-New-Age comme seule L.A peut en engendrer.

Pour autant que tu te souviennes, le COPS et une partie de la municipalité de l'époque avaient tenté d'étouffer l'affaire. La mauvaise presse sur un projet qui soutenait l'indépendance de la Californie n'était pas envisageable. Ils en avaient fait un fou dangereux, isolé et psychotiques, et l'avait finalement ostracisé. Par un miracle (et avec "l'aide" de plusieurs psys) au moment du procès, Shawn "the beast" Parker fut condamné à l'internement à vie en pénitencier de haute sécurité (pavillon des secoués du bocal) plutôt qu'à l'injection létale.

Tu te souviens aussi que c'est aussi en partie grâce au témoignage de son ancien partenaire : Hawkins.

Celui-ci l'avait dépeint comme un homme brisé, qui avait complètement perdu la tête au moment des faits et n'était donc pas totalement responsable de son comportement. Le regard des psychiatres, le témoignage de son partenaire ainsi que ses états de services incroyables pour son âge ont fait que ce sont les institutions spécialisées ont eut tôt fait de s'emparer de son cas.

Et il est toujours là-bas, aux dernières nouvelles, à se faire disséquer les neurones en camisole de force.

Le regard bleu aigu de Simus te scrute une seconde au travers de ses lunettes de vue rondes, avant de rajouter :
- ...Mais, malheureusement, je crains que ce ne soit pas le plus sordide. Nous avons trouvé quelque chose de bien plus inquiétant, j'en ai peur. Ou plutôt devrais-je dire que c'est ce que nous n'avons pas retrouvé qui est inquiétant...Nous attendons les résultats définitifs des analyses pour nous prononcer, mais il semblerait que notre malchanceuse demoiselle était enceinte. De quelques mois déjà, je dirais, étant donné les formations utérines. Hors, il n'y a plus rien. Comme si...Comme si le tueur avait extrait le fœtus...Ce n'est qu'une hypothèse pour le moment, mais j'ai pensé que vous aimeriez le savoir, finit-il avec un sourire amène et poli.
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Re: Scène 1 : Saturday noon fever

Message  Masika le 2014-01-24, 12:20 pm

L’idée m’effleure de répondre à Steinmarder que, grâce à moi et kato, il va pouvoir fouiller le DABIS pour se faire une idée des compères qui gravitaient autour du type que j’ai allongé et ainsi retrouver le filon des braqueurs, mais cela n’aurait pas grand intérêt. Un, plus ce fouille-merde patauge sur l’affaire du braquo et moins il viendra mettre son nez sur le meurtre de Gina. Deux, cette fouine fait malheureusement assez bien son boulot pour y penser tout seul.

Je finis par repérer Hawkins, mais alors que je m’apprête à le rejoindre, je me fais intercepter par le légiste. Comment il s’appelle déjà ? Ah ouais, Simus, c’est ça. Drôle de bonhomme. Il m’est sympathique, mais en même temps me fait froid dans le dos. Je prends néanmoins le temps d’écouter attentivement son rapport qui, pour le coup, m’est nettement moins sympathique et me donne carrément l’impression d’avoir foutu ma colonne vertébrale dans un congélateur.

*Shawn « the beast » Parker…*

Pas le genre de noms que les huiles du LAPD vont avoir envie de ressortir du placard. Si le type est toujours interné, il est possible qu’on se coltine un copycat. Dans tous les cas, ça ne peut être une coïncidence. Je frotte légèrement les contours de mon menton avant de questionner le légiste :

- Le corps est disposé pour évoquer une symbolique particulière, mais je n’ai pas réussi à la rapprocher de quelque chose que je connaissais. Vous me dites que cette symbolique était présente dans les mises en scène macabres de Parker ?

La suite, elle, a le don de me tordre les entrailles. J’encaisse le coup difficilement. Je revois les traits dévastés de Tom et si ce fait venait à lui être transmis, il deviendrait probablement incontrôlable… Il me faut plusieurs secondes pour réagir, mon regard courant de Hawkins  qui s’égosille à l’endroit où je viens de laisser Tom et son coéquipier.

*Putain de merde*

-Merci Doc, mais cette info, faudrait la garder sous le coude pendant quelques heures si c’est possible. Si le juge Hammer apprenait ça maintenant, ça ferait plus de mal que de bien.

Je déglutis difficilement, puis ajoute :

- Le fœtus… il n’était pas viable, n’est-ce pas ?
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Re: Scène 1 : Saturday noon fever

Message  Faust le 2014-01-26, 7:43 pm

Le vieux légiste lève un sourcil comme s'il réfléchissait à ta phrase, avant de prendre un ton qui se voudrait plus ou moins rassurant étant donné la situation :
- Non, je ne pense pas, Détective. D'après ce que nous avons découvert avec Mr.Fisher, dit-il en désignant le jeune stagiaire un peu empoté quelques mètres plus loin et qui fait poliment semblant de ne pas vous écouter, je pense que cette pauvre jeune femme était encore dans les premiers temps de la gestation de son futur enfant...Il nous faudra bien sûr plus d'examens pour en avoir la certitude, mais je pense pouvoir affirmer qu'elle en était au premier trimestre de sa grossesse. Bien sûr, aucun foetus sorti du doux foyer maternel pendant cette période n'aurait la moindre chance de survie...Même en considérant une aide médicale..., dit-il en laissant la phrase en suspens et en t'observant pour bien te faire comprendre qu'il a suivi la cruelle conclusion de ton hypothèse.

Il laisse passer un silence, puis reprend en démontrant que sa mémoire est intacte malgré son âge assez avancé :
- Je ne suis qu'un humble médecin légiste, Détective. Je laisse les conclusions sur les arrangements symboliques et leur rapprochements à d'autres crimes à mes charmants collègues du bureau des scènes de crimes. Je ne faisais qu'une remarque sur le fait que j'étais présent sur les lieux des crimes de Mr.Parker. Et je n'ai pu m'empêcher de remarquer certaines similitudes dans les motifs...Simples élucubrations d'un vieux bonhomme sans fondements sérieux, bien entendu...dit-il avec un sourire en coin avant de rajouter : toutefois, si cette absurde théorie venait à se vérifier, peut-être devriez vous revenir nous voir, mon cher. Nous pourrons sûrement vous offrir une tasse de café digne de ce nom et vous pourrez en profiter pour supporter les récits des souvenirs de l'impénitent bavard que je suis...
Il fronce un peu les sourcils, son front barré par un pli de réflexion, comme s'il cherchait à se souvenir de quelque chose :
- Pardonnez-moi, Détective, je pense que je me fais vieux, et il m'arrive de perdre un peu le fil, ces derniers temps...Vous vouliez aborder certains éléments délicats à conserver pour moi, il me semble...Ah, ma mémoire n'est semble-t-elle plus ce qu'elle était. Ça ne devait pas être très important, n'est-ce pas ?...Le Lieutenant Donahue dit souvent -avec une certaine justesse, d'ailleurs- que je "perds la boule", selon ses propres termes. Je dois vous avouer avec une certaine gêne que ces petit ennuis neurologiques ont tendance à provoquer des désagréments dans l'envoi de mes rapports...Il m'arrive bien souvent d'égarer certains de mes éléments de conclusions. Heureusement pour moi, Mr Fisher -qui a une bien meilleure mémoire que moi-  finit toujours par remettre la main dessus. Avec quelques heures de retards, malheureusement.... Finit-il avec un sourire poli et entendu :
- A bientôt, Détective. Et bonne chance avec votre enquête..., avant de lancer en se retournant :
- ...Mr.Fisher, plutôt que de faire semblant de ne pas épier cette conversation, venez donc avec moi. Notre travail ici est loin d'être encore terminé. La vitalité de votre jeunesse nous sera bien utile...Saviez-vous que les peuples de l'ancienne égypte considéraient la jeunesse comm..

Sa voix faiblit tandis que les deux s'éloignent de toi, remplacée par le brouhaha des moteurs et de toutes les conversations, te ramenant à une situation plus terre à terre. Hawkins, bien qu'en discussion assez houleuse avec le Capitaine Baker (ton ancien patron de la criminelle) a visiblement fini par te repérer.

Il arrête alors brutalement la conversation en ignorant royalement Baker, et file directement vers toi comme si toute personne se mettant sur son chemin risquait de se prendre un coup de tête.
Son surnom d'Iron Man te paraît de plus en plus crédible, bien que dans l'instant "Bulldog Man" te paraîtrait plus approprié :
- Ok, Dane. T'as exactement deux minutes pour m'expliquer ta version des faits. Et crois-moi ça a intérêt à être un putain d'film gros budget qui m'fasse chialer toutes les larmes de mon corps, sinon je vais m'faire un plaisir de faire sauter vos deux faces de rats à toi et à ton clébard le bol de riz d'mes deux. J't'écoute., finit-il en te scrutant comme si son regard arrivait déjà à te mettre KO. Et même si tu es habitué aux menaces du genre depuis ton entrée au COPS, l'aura actuelle d'Hawkins est limite flippante.
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