Scène 1 : Saturday noon fever

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Re: Scène 1 : Saturday noon fever

Message  Masika le 2014-02-11, 1:20 pm

Au fur et à mesure du complément d’exposé du légiste, un flot de bile s’amuse à faire du yoyo dans mon estomac. Je peine même à sourire devant l’alzeimer naissante de Simus, mais le remercie tout de même de s’être adressé à moi en premier pour me donner les informations :

- Merci docteur. Il faut croire que je suis bien né pour que votre mémoire se soit montrée opérationnelle pour notre discussion, dis-je avec un air triste mais entendu. Il est possible que je tente ma chance à nouveau en espérant un éclair de lucidité si j’ai besoin de vos lumières sur certains points.

Je m’éloigne du légiste et de son assistant qui paraît descendu de la lune pour rejoindre le groupement de personnes qui s’est massé devant l’entrepôt. Chance ou pas, je n’ai pas besoin de chercher longtemps Hawkins, puisque c’est lui qui me saute à la gorge. J’enfonce les mains dans les poches de mon uniforme. Pas la peine de la jouer contrit, Bulldog-man ne marchera pas dans la combine. Je préfère donc une version des faits non édulcorée.

- On était en patrouille avec Kato suite à l’affectation que vous nous avez délivré. L’appel des anges sur la poursuite des braqueurs nous a amené à contresens d’eux sur la 7ème. Kato a essayé de les freiner, mais avec je ne sais pas quelle réussite, ils ont réussi à sortir de la route et a traversé par la casse. On a réussi à les traquer jusqu’ici et à neutraliser l’un d’entre-eux. Ca a un peu défouirallé et le reste du gang s’est fait la malle par une issue dissimulée. Et puis on a découvert le corps…

Je marque une pause, prêt à attaquer dans le dur :

- Vous savez qui est la victime sergent, et vous savez que les médias vont se mettre sur l’affaire. Donnez-moi le dossier et je trouverai le coupable.

Mon ton est ferme et décidé, à l’instar de l’expression sur mon visage.
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Re: Scène 1 : Saturday noon fever

Message  Faust le 2014-02-11, 2:08 pm

Hawkins te jauge une seconde tandis que ses traits passent au rouge. Visiblement, il n'a pas l'air d'apprécier ce qu'il prend pour de l'humour :
- Te filer le dossier ?...Merde, elle est bonne celle-là. Tu te fous d'moi, p'tit branleur ?! Te filer le dossier ?! Mais putain, tu peux rêver ouais ! J'préférerais encore m'choper la chaude pisse avec une pute à 10$ !, dit-il avec une mauvaise veine sur le front, avant de te regarder d'un air incrédule :
J'crois que tu réalises pas la merde dans laquelle tu t'es foutu, p'tit con prétentieux. Le département va t'bouffer les couilles pour tes conneries d'aujourd'hui. Au mieux tu vas t'retrouver à user l'bitume en tenue pour le reste de ta pitoyable carrière ! Et je vais te dire mieux, j'appuierais la demande pour te faire virer !...Avoir l'affaire ?! Ah ! Ah ! Crois-moi sur parole, trouduc, moi vivant ça risque pas d'...

Son téléphone sonne. Etrange, depuis que tu le connais, tu ne l'as jamais vu décrocher. Pourtant là en voyant le numéro une drôle d'expression se peint sur son visage, et il décroche :
- Oui, Capitaine ?...
Un long silence s'en suit, seulement habité par ce que tu reconnais comme étant la voix froide et lointaine de Skripnick.
Comme un fait exprès, c'est le moment que choisit ton téléphone pour t'indiquer que tu as reçu un message. Comme si la situation n'était pas assez merdique en ce début de week-end, c'est un message assez étrange de ta sœur :
Je sais que c'est pas idéal pour toi, mais j'ai besoin de te parler d'un truc urgent, frangin. A la maison, si tu peux. Bises. Al.
Etrange parce que déjà elle ne t'écrit jamais de textos, et c'est à peine si elle te téléphone ces derniers mois.
Mais également étrange parce que "besoin de te parler" ne fait absolument pas partie de son vocabulaire, ni de ses habitudes.
Tu n'as pas le temps de te demander quelle race extra-terrestre ou terroriste de LA à pris la place de ta sœur que la conversation d'Hawkins se termine pendant qu'il t'observe d'un air encore plus furieux que tout à l'heure :
- Oui, Monsieur, j'ai compris. Ce sera fait.

Il raccroche et laisse passer quelques secondes en te regardant, comme si tu pouvais deviner ce qu'il allait dire. Puis sa voix rocailleuse te rentre dedans une fois de plus :
- Tu peux dire merci à tes pistons Dane. On dirait que tu vas avoir ce que tu cherches. On rentre au poste, Le Capitaine veut te voir. Tout de suite, finit-il avec l'intention évidente de t'indiquer que tu ne seras pas sous le feu des projecteurs aujourd'hui.

Tu vois par ailleurs que la Crim vient de récupérer l'affaire médiatique par l'intermédiaire du Capitaine Baker, qui est en train de parler au primo-arrivants parmi les journalistes qui viennent d'être autorisés à pénétrer jusqu'au cordon de sécurité qui a été installé.

Hawkins tourne les talons, et ajoute :
- Récupères ton noich' et on y va...Et juste au cas où, c'est un ordre. Laisses les vrais flics faire leur boulot ici.
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Re: Scène 1 : Saturday noon fever

Message  Masika le 2014-02-27, 7:14 pm

L’avis de tempête était annoncé, mais je ne pensais pas essuyer un cyclone. Or c’est précisément ce à quoi je me retrouve confronté. Un séisme qui ferait rougir le Big One. J’essaie d’encaisser aussi bien que possible les uppercuts qui s’enchaînent, mais pas le temps d’en placer une pour me sortir des cordes. La sonnerie du téléphone est semblable au gong de fin de round qui vous tire d’un KO imminent.

J’en suis réduit au silence et à observer les expressions du lieutenant quand je reçois un message de la frangine. Il me faut le relire deux fois avant la fin de la conversation entre Hawkins et Skripnik pour être certain qu’il émane bien de ma soeur. A peine le temps d’obtenir confirmation que Hawkins se remet sur mon dos.

Pas de sourire triomphaliste de ma part, ça ne m’amènerait qu’à plus d’emmerdes avec le lieutenant. Je me contente d’un simple et conventionnel « reçu » mais, même ça, je ne suis pas persuadé qu'Hawkins ne le prenne pas pour un affront personnel…

Je sors de l’œil du cyclone pour chercher mon sushi au piment préféré dans la cohue qui a gagné les environs de l’entrepôt que nous avions pourtant trouvé désert moins d’une heure plus tôt. Lorsque je parviens à mettre la main dessus, je me contente d’un laconique :

- Kato, on bouge, le capitaine veut nous voir.

Inutile d’attendre la réponse de mon partenaire, je suis sûr que celui-ci s’attend à des félicitations pour le brin qu’on vient de mettre. Toujours un côté un peu décalé, mon pékinois fou.

Alors que je m’installe au volant de la spitfire, j’hésite un bref instant à faire un crochet par chez la frangine avant de rejoindre le central, mais finit par rejeter cette option. Je me contente de tapoter une message rapide de réponse avant de démarrer.

Suis convoqué chez le boss. Je viens après. Rien de grave ?

Je fais gronder le moteur avant de passer la première et de dégager de cet endroit. Curieusement un poids quitte mes épaules et il me faut quelques secondes pour réaliser que mettre des bornes entre moi et les restes mutilés de la malheureuse Gina me soulage. Pourtant, mon mal de crâne ne fait qu’empirer. Dents serrées jusqu’au central, je ne réponds que de façon lapidaire au pépiement que Kato va à coup sûr m’infliger sur la route.
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Re: Scène 1 : Saturday noon fever

Message  Faust le 2014-03-01, 8:26 pm

A ton "reçu", Hawkins plisse les yeux comme si ce simple mot visait à se foutre de lui. Mais il tourne les talons sans rien dire de plus. Il attend dans sa voiture un peu plus loin, et a l'air de vouloir s'assurer que vous ne chercherez pas à vous défiler.

Tu ne mets pas longtemps à trouver ton petit nem, qui est toujours aussi emballé, comme s'il se prenait tout seul pour un héros. Il semble d'ailleurs hésiter une seconde à essayer de se mettre devant les caméras, puis le regard furibond du chef de la criminelle lui fait comprendre que c'est visiblement pas une bonne idée.

Lorsqu'il te voit arriver il commence à ouvrir la bouche, mais ta tirade assez sèche le coupe dans son élan. Il fronce un peu les sourcils, comme si tu avais quelque chose entre les dents :
- Y a un truc qui va pas, partner ?...

Devant ton silence, il te suit et rentre dans la voiture. Au début, et commençant à te connaître, il ne dit rien de plus, se contentant d'ouvrir la vitre pour respirer un peu l'air de cette fin de matinée :
- Sacrée journée, hein... Dit-il, sans que tu saches s'il attend vraiment une réponse de ta part ou si c'est juste son maladif penchant à combler les blancs.

Devant ton stoïcisme et ton expression contrariée, et pour une fois que tu pourrais marquer d'une croix blanche, il ne rajoute rien, comme s'il comprenait. Mais tu en doutes.

La réponse de ta soeur tarde un peu, et tu ne la reçois que lorsque tu arrives devant le central :
T'inquiètes pas, ça peut attendre. J'ai juste un peu de retard, ça m'inquiète...

*****

Samedi 19 Janvier 2030, Bâtiment du Central Los Angeles Police Department, 35ème étage, service des C.O.P.S  - 13:30PM (T° : 20°C, Sunny)

À peine arrivé, tu as commencé à sentir que ça tournait pas rond. L'accueil du LAPD était déjà en pleine ébullition. Et tu soupçonnes que tu y es pour quelque chose aux regards assassins de certains. Hawkins te suit et vous indique l’ascenseur de service, probablement pour gagner du temps. Il appuie sur le 35 d'un air un peu rageur. La montée se fait dans le silence de la machinerie, bon indicateur de la rogne à peine rentrée d'Iron Man. Le nem se fait étrangement tout petit, comme si le lieutenant risquait de le bouffer, en t'affichant un air interrogateur. Bingo. Sans surprise, il n'a encore rien compris à ce qui se passe.

Arrivé au 35ème côté bloc des détenus, les deux Cops de service vous regardent comme deux ronds de flancs, saluent Hawkins, et vous jettent des regards fuyants, comme si vous parler maintenant était devenue une mauvaise idée. Tu n'avais déjà pas un super relationnel dans le service, mais là ça semble pas s'arranger.

Une demi-heure. C'est le temps depuis lequel tu attends devant ton bureau à ne pas faire grand chose d'autre qu'attendre que le chef te convoque, suite à l'invitation aimable d'Hawkins de "rester là et attendre qu'on vienne vous chercher, et faire un putain de rapport". Effectivement, ça t'a laissé le temps de faire un rapport assez détaillé bien que rapide.

Kato se penche alors par dessus ton épaule, regardant autour de lui :
- Dis partenaire, c'est quoi tout ça...On a fait du bon boulot là-bas, j'pige pas.... Visiblement il a l'air un peu nerveux. Quand comme lui on a déjà passé quelques commissions disciplinaires, ça peut se comprendre.

Tu remarques que le service vous évite en faisant semblant d'être occupés, comme si toi et Kato aviez contracté une maladie contagieuse et mortelle. Sauf pour certains courageux. Compassion ou envie de vanner, c'est Arnold "Bon tuyaux" qui approche en tapant un peu dans ses mains avant de s'assoir sur le coin de ton bureau en vous regardant avec un sourire narquois. Il met une main devant sa bouche en imitant le son d'un appel radio :
- Vrrrrrrchhhh, COPS à central, 10-18, 10-18, deux flics barges s'en prennent à leurs collègues de la crim' et tirent sur tout c'qui bouge au pompe...Mais bon sang, que fait la Police ?..., finit-il en décrochant sa main de la bouche pour vous sourire :
- J'avoue, c'était couillu. Con, mais couillu..., dit-il en se levant et en te tapant l'épaule : - Mes condoléances, mon pote. C'était bon d'vous rencontrer...Promis, j'viendrais vous voir pendant vos patrouilles à SC..., son sourire amical d'un blanc parfait contrastant avec sa peau noire s'élargit et il tourne les talons.

Quelques minutes plus tard, Hawkins sort du bureau de Skripnick. Son visage est presque rouge tellement il semble furibard. Il te jette un regard noir et passe en trombe pour quitter les bureaux.

Au fond de la salle, les lunettes de Skripnick observent le départ du Lieutenant. Puis elles viennent se poser sur toi et Kato :
- Dane, Sun...Dans mon bureau. Maintenant., dit-il d'une voix pleine d'autorité devant la porte entrebaillée.

Bon gré, mal gré, vous pénétrez dans l'antre du Capitaine. Mais lorsque tu entres, tu découvres des invités surprises : assis sur une chaise l'air impatient Alfonzo "Hammer" Ruiz, l'honorable juge. Quoique vu sa mine renfermée et des récentes traces de larmes, il semble que l'honorabilité soit pas vraiment la thématique du jour. Mais plus que sa déconfiture, c'est sa rage que tu sens lorsque le Capitaine ferme la porte derrière vous. Plus grande encore est la surprise lorsque tu aperçois la deuxième silhouette à côté du juge : Robert Dane, conseiller du parti Républicain. Et accessoirement ton Oncle favori.

Avant que tu aies le temps de dire quelque chose, la voix glacée de Skripnick s'élève :
- Asseyez-vous messieurs.

Ton coéquipier en reste muet comme une carpe Koï, mais finit par s'assoir, visiblement encore plus mal à l'aise que depuis qu'il est entré dans le commissariat, si c'est possible.
Ton Oncle te salue d'un regard et d'un sourire discret, et le juge...Ne prête attention à aucun de vous deux, regarde sa montre et se lève rudement en regardant le Capitaine d'un air sévère :
- J'ai un procès dans une demi-heure, je ne peux pas rester. J'espère que nous nous comprenons bien, Capitaine. Je ne veux pas savoir comment. Mais faites-le...
Il te jette un regard avant de sortir. Difficile de faire la part entre sa rage, sa tristesse et tous les autres sentiments qui émanent de sa personne. Mais l'ensemble quitte la pièce comme un cyclone en claquant la porte violemment.

Dans un silence gênant ton oncle réajuste ses lunettes, jambes croisées dans son costume toujours impeccable, pendant que Skripnick a cet air toujours aussi énigmatique qui le caractérise pendant quelques secondes, avant de tourner son visage plastique et inexpressif vers toi :- Bien. D'abord, donnez-moi votre version des faits. Je veux toute l'histoire, et n'oubliez aucun détails...

Aucune source de réconfort dans le froncement de sourcil de ton conseiller d'oncle, qui a l'air de te mettre en garde sur le choix de tes prochaines déclaration comme tu l'as déjà vu faire une centaine de fois auparavant. Mais visiblement, il ne peut t'en dire plus.

Kato lui reste toujours planté dans son mutisme. Visiblement il s'attend à se faire virer d'une seconde à l'autre, et il ne comprend rien à tout ce bordel.


Dernière édition par Faust le 2014-04-01, 12:03 am, édité 1 fois
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Re: Scène 1 : Saturday noon fever

Message  Masika le 2014-03-13, 1:59 pm

Long trajet de retour sur le central. Enfermé dans mes pensées, je me contente de simples onomatopées au blabla de kato qui finit par s’éteindre de lui-même. Seul trouble qui s’ensuit dans la voiture, le vombrissement discret de mon portable pour annoncer le message de ma frangine. Sa lecture me surprend, puis m’interroge et enfin me fait frissonner. L’image des entrailles découverte de Gina et les mots du légiste s’imposent à mon esprit et je ne peux m’empêcher de faire la translation. Chasser l’image qui me vient du visage de ma sœur  qui se substitue à celui de Gina, tout de suite.
 
Je gare la spitfire au garage et remonte vers l’accueil du Central, sans desserrer les mâchoires. Dans l’ascenseur, je lance un regard furtif vers Hawkins. Un instant je me demande si sa fureur est dût à notre « exploit » ou au fait que lui-même à fait la liaison entre la macabre découverte du corps de la fille du juge et son ancien coéquipier
 
Retour derrière le bureau. Ambiance aussi sympa qu’un bal masqué au ballon. Je prends soin d’ignorer mes collègues à peu près aussi bien qu’eux-même le font. Lorsque Kato crache enfin ce qu’il a sur le cœur, je réprime l’envie de passer ma frustration sur lui et son côté je plane à 80 000 pieds au-dessus du sol terrestre. Je lâche en essayant d’observer tout le calme dont je suis capable à cet instant :
 
- Kato, quand on fout le dawa sur une route à heure de pointe en flinguant à tout va, on ne fait pas du bon boulot, du moins pour les huiles.
 
Par contre, je ne fais plus l’effort de garder mon calme lorsque Arnold « bons tuyaux » vient chambrer. Je lève un regard indéchiffrable sur son arrivée et le numéro qu’il nous sort et lui lance tandis qu’il met les voiles :
 
- C’est la différence entre les flics qui se bougent et ceux qui restent planqués dans les bureaux…
mais le COPS a déjà quitté le navire.

*Pathétique comme réplique* me dis-je à moi-même. *J’en viens même à perdre mon sens de la répartie.*
 
Direction l’antre de Skripnick lorsque ce dernier en a terminé avec le lieutenant. Et vu la tronche d’Hawkins, ça sent pas l’aimable partie de pétanque avant l’apéro. Je m’assois dès l’invitation à le faire et me garde bien de piper un mot tant qu’on ne me demande pas de le faire. La présence de mon oncle me fait comprendre pour quelle raison Hawkins ne m’a pas encore découpé en lamelles et celle du juge témoigne de ce que je savais déjà : l’affaire Gina Ruiz est une bombe prête à péter à la gueule de ceux qui s’en approche trop. Le problème, c’est que mon petit nem et moi, on est justement ceux qui ont mis la main sur la bombe et que les démineurs se sont barrés en vacances.
 
Une fois que l’ouragan Alfonzo Ruiz s’est déplacé pour ruiner un autre endroit de la ville, vient notre tour de s’expliquer. Inutile d’espérer de l’aide de Kato, son activité du moment consiste à essayer de s’oxygéner à la manière d’un poisson sorti de l’aquarium. Un bref regard vers mon oncle et je sais déjà qu’il ne faudra pas faire d’erreur.
 
- J’étais en patrouille dans Skidrow avec  Kato lorsque les Anges ont lancé l’appel de la poursuite qui se tenait sur la 7ème. Nous n’étions pas loin et sommes arrivés à contresens des fuyards. Nous avons fait le choix d’ouvrir le feu sur leur camionette, sans cela nous risquions de les perdre une fois de plus. Notre intervention les a dérouté de la 7ème  vers les ruelles de Skidrow et nous avons réussi à les suivre jusqu’à l’entrepôt. Si nous avions attendus les renforts, ils nous auraient échappé. Nous avons d’ailleurs eu une nouvel échange de coups de feu qui nous a permis de neutraliser l’un d’entre-eux, mais les autres se sont réfugiés dans le bâtiment. Lorsque nous avons investi l’entrepôt, ils avaient déjà pris la fuite par une issue dérobée. C’est en cherchant cette issue que nous avons découvert le corps de Madame la fille du juge Ruiz. Les renforts sont arrivés à ce moment-là. Tout est consigné dans le rapport que je viens de rédiger, Monsieur.
 
Présentation édulcorée de la vérité, mais Skripnick connaît déjà les moindres détails. Il veut juste tester la manière dont je suis capable de présenter les choses. Inutile de regarder mon oncle, je suis un grand garçon et je n’ai pas besoin de laisser croire au capitaine que j’ai besoin de son approbation. Aussi je fixe le capitaine en attendant la suite, parfaitement conscient que si je suis dans ce bureau en compagnie de mon oncle, c’est que ma tête ne va pas rouler au sol.
 
Du moins pas tout de suite….
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Re: Scène 1 : Saturday noon fever

Message  Faust le 2014-03-19, 9:31 am

Au fur et à mesure que tu présentes ta version des faits à ton supérieur, tu sens qu'il est effectivement plus intéressé par tes réactions que par le contenu de ton récit. Il finit par coller les paumes de ses mains l'une à l'autre devant lui et tapoter ses index quelques secondes au rythme d'une horloge derrière lui où est marqué "I ♥ my work", avant de stopper brutalement en te regardant au travers de ses lunettes fumées :
- Très bien.

Puis sa tête pivote de quelques degrés comme un robot pour se fixer sur Kato :
- Sun, vous avez rendez-vous au bureau du SAD avec le détective McKinley. Tout de suite. Je suppose que vous trouverez votre chemin..., dit-il avec un ton neutre, mais autoritaire.

Évidemment, le petit asiatique affiche une mine encore plus déconfite que précédemment, comme si toutes ses peurs étaient en train de se concrétiser :
- Mais Capitaine j'...

Sa phrase est arrêtée par un geste de la main de ton supérieur, et il ne prend même pas la peine de le regarder :
- Fichez moi l'camps, Sun.
Devant la paralysie du jeune détective, le regard de Skripnick finit par tomber sur lui comme un couperet :
- J'ai dit dehors. Maintenant, c'est un ordre, Détective.
Danny Sun pourrait passer pour un blanc à cet instant précis tellement il est livide. Il baisse la tête, te jette un regard, puis sort en claquant légèrement la porte.

La face anguleuse et burinée du Capitaine, impeccable dans son uniforme semble vous évaluer alors tous les deux un instant, le silence égrainé par le tic-tac de ce qui doit être un cadeau de mauvais goût du service. Puis il se décide à parler lentement, d'une voix monocorde :
- Je n'aime pas vos magouilles, Messieurs. Pour être honnête, je vais référer à mes supérieurs de toute cette histoire. Et au supérieur de mon supérieur, s'il le faut. Parce que juge ou pas juge j'en ai rien à secouer, on ne me dit pas comment mener ce service...
Il te semble qu'il plisse dangereusement les yeux en te regardant :
- ...Mais pour l'instant, j'ai les mains liées.
Il se tourne vers ton oncle avec une attitude de défi :
- Très bien, Monsieur l'ex-gouverneur. Votre poulain va courir. Mais sachez ceci : vous serez responsable de ce qui va se passer à partir de maintenant. Parce que si...Quand cette affaire partira en vrille, vous aurez le siège juste à côté de celui de votre neveu dans l'avion. Et j'hésiterais pas une seconde à jouer ma carrière pour vous faire tomber, parce que sincèrement, vous me filez la nausée.

Robert lève un instant ses lunettes d'un majeur détendu avec un sourire presque désarmant, comme si ce genre de menaces lui arrivaient tous les jours :
- C'est dûment noté, Capitaine. Toutefois...
Il semble choisir ses mots, les yeux légèrement plissé, comme s'il y voyait mal. Mais connaissant ton Oncle, tu sais qu'il est franchement contrarié :
- ...Et ne croyez pas que je prenne la défense du Détective Dane ici -il n'a aucun besoin de moi-, mais vous avez bien admis tout à l'heure devant le Chef Firmani et Mr le juge qu'il est sûrement le Cops le plus habilité pour réussir à contenir cette "bombe médiatique", selon vos propres termes, non ? De même que si ma mémoire est bonne c'est bien vous qui avez reconnu que son background à la criminelle en faisait un candidat possible sur cette affaire...Et rappelez-vous : c'est le juge Ruiz qui a insisté pour mettre le détective Dane et son coéquipier sur ce dossier. Ce n'était en aucun cas ma décision -ce qui aurait constitué un conflit d’intérêt flagrant. Je n'étais ici qu'à titre d'ami de la famille d'Alfonso. Même si je comprends tout à fait votre colère -justifiée-, je n'en suis en aucun cas responsable. Et croyez-moi, je me serais volontiers passer de tout ça. Cette tragédie l'a retourné, et je pense qu'il a confiance en mon neveu et en votre discernement. Et moi aussi., finit-il avec un air aimable, comme s'il allait lui mettre une petite claque dans le dos pour le féliciter.
Skripnick se referme comme une huître, en serrant les dents, et te regarde toi :
- Cette enquête va être un enfer, petit. Toutes les huiles vont attendre des résultats. Même un enquêteur chevronné risquerait d'y perdre des plumes...
Il se penche vers toi, les mains sur son bureau, ignorant superbement ton oncle :
...Écoutes, gamin. Je sais que t'es loin d'être aussi con que t'en donne l'air. Je commençais même à te trouver presque de bons côtés. Gâches pas tout. T'es de la maison, maintenant. Peu importe comment t'y es arrivé. Si t'as deux sous de jugeote -et je sais qu'tu les as-, tu laisses cette affaire à des flics qui peuvent la résoudre. C'est clairement pas de ton calibre tout ça, et tu l' sais...

Il te regarde intensément, attendant ta réaction, penché en avant sur son bureau, l'air sévère.
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Re: Scène 1 : Saturday noon fever

Message  Masika le 2014-03-20, 4:04 pm

Tic-tac, Tic-tac…

Les seconds s’égrènent, s’étirent jusqu’à en devenir étouffantes. Il me faut détacher les yeux de l’hideuse horloge pour me rendre compte que mon petit nem se fait fermement envoyer dans les griffes voraces du SAD. J’essaie de croiser son regard pour lui adresser mes encouragements silencieux, mais il ne parvient pas à détacher ses yeux de ses chausses, tel un condamné à mort que l’on conduit vers la faucheuse. Parfum amer dans la bouche, comme si Kato allait payer pour ses propres actes, mais aussi les miens, car lui n’a pas un ex-gouverneur dans sa famille. Lorsqu’il claque, légèrement, la porte, je reporte mon attention sur les deux huiles sans passer par la case horloge.

* Mais merde, qui a pu lui offrir un truc pareil ? Et surtout pourquoi le garde-t-il ?*

Tic-tac, Tic-tac…

Echange surréaliste entre Skripnick et mon oncle. Le capitaine a beau vouloir marquer son territoire, il n’a pas le choix et le fais savoir. Si les enjeux finaux m’échappent, je sens bien que la rixe verbale qui oppose les deux se justifie par bien plus que la simple résolution d’une enquête de police . De ce que je saisis, c’est Ruiz lui-même qui a fait la demande que je figure sur cette enquête. Sous l’influence de mon oncle ? Au moins avec sa bénédiction, ça c’est évident.

Reste LA question : pourquoi ?

Tic-tac, Tic-tac…

Le final. En forme de feu d’artifice façon intimidation paternaliste. Une arme que je ne connaissais pas chez Skripnick.  Report de pression sur mes épaules.

Répondre juste.

Coup d’œil rapide vers cette putain d’horloge.

I ♥ my work

*Vraiment ?*

Tic-tac, Tic-tac...

Fugitivement, je pense à ma frangine et à son retard. Je repense aussi à Gina et à son giron qui abritait la vie avant qu’un malade ne lui lacère pour en extraire le contenu. Un malade en liberté. Un malade qui pourrait s’en prendre à d’autres femmes. Alicia par exemple.

Je redresse mon regard vers le capitaine. Pas la moindre trace de défi dans mes prunelles, juste une profonde conviction que mes choix de vie m’ont conduit précisément ici. Pour prendre cette décision.

- Je sais que je peux compter sur votre soutien et celui de tous les hommes du LAPD pour m’aider à résoudre cette enquête, Monsieur. Avec votre aide et celui des enquêteurs chevronnés de ce département, je ne doute pas que je réussirai à obtenir les résultats attendus par la direction et le Monsieur le juge Alfonso Ruiz. Vous pouvez compter sur moi.

Imperceptible relâchement d’épaules.

Le Tic-tac est remplacé un bref instant dans mon esprit par le roulement de dés qui sont jetés pour finalement s’immobiliser. Mais de là où je suis, impossible d’en voir le résultat.

Coup d’œil vers la foutue horloge.

Tic-tac, Tic-tac…
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Re: Scène 1 : Saturday noon fever

Message  Faust le 2014-03-20, 7:50 pm

Le Capitaine te regarde d'un air glacial tandis que tu révèles ton choix. Puis l'attente. Le silence de ton supérieur semble s'éterniser dans le tic-tac de cette maudite horloge. Tu te demandes une seconde s'il ne le fait pas exprès. Mais il finit par fermer les yeux au travers de ses lunettes et soupire. Puis il te fixe, une esquisse de sourire sarcastique se formant sur son visage habituellement inexpressif :
- Je dois admettre que t'as des couilles, kiddo. Dommage que t'aies pas un cerveau pour aller avec...

Il se rassoit, et comme s'il ne venait pas de sortir une tirade insultante, il renchérit en vous regardant tous les deux :
- Très bien, Détective Dane. Vous êtes officiellement en charge de cette affaire, vous et le Détective Sun... Du moins pour le moment. Le service COPS se tient évidemment à entière disposition pour tous les besoins de l'enquête. Vous avez carte blanche pour résoudre ce dossier au plus vite. Comptez aussi sur moi pour poser une plainte au Chief concernant cette affectation., finit-il en tournant un visage demi-crispé sur toi.

Tu sens le poids de son regard furax rentré jusque dans tes tripes. Il n'est pas près de te lâcher, visiblement, et quant au soutien dont il parle, tu ne sais pas si il est sérieux, ou s'il ne va pas tout simplement s'arranger pour te pourrir la vie (et ton enquête) suite au coup que tu viens de lui porter.

D'ailleurs, comme s'il sentait que ça allait t'emmerder, il ajoute avec l'ombre d'un sourire :
- Vous devrez passer voir dès que possible le Détective McKinley du SAD. Procédure de routine en cas d'utilisation de son arme de service..., rajoute-t-il à l'intention de ton Oncle. Tu sais que c'est effectivement le cas, mais tu sais aussi que ces gars se divisent en deux catégories : casses burnes de première ou personnes adorables qui font juste leur boulot. Et McKinley n'est pas connue pour faire vraiment parti des adorables. Ce qu'il ne sait pas, c'est que tu as entrevu deux ou trois regards qui te font penser qu'elle est attirée par ton physique de beau gosse.

Finalement, le Capitaine s'enfonce dans sa chaise et vous annonce alors brutalement :
- ...Maintenant, si vous permettez, j'ai un service à faire tourner.

Ton Oncle se lève et te lance un regard. Mais sous son air interrogateur officiel,  tu repères clairement son discret index masqué à Skripnick par le manteau en cachemire qui pend négligemment à son bras, et qui pointe vers la sortie. Un message très clair pour toi : "dehors !".
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Re: Scène 1 : Saturday noon fever

Message  Masika le 2014-03-21, 7:06 pm

Je reste stoïque face à la rebuffade, prévisible, de Skripnick. Un moyen pour lui de passer ses nerfs et de ne pas perdre la face en dénonçant mon manque d’intelligence. Je préfère donc garder un calme neutre jusqu’à ce que cet entretien se termine. Ce qui finit par arriver. Avec deux mauvaises nouvelles : le rapport envoyé au chef et l’entretien avec McKinley du SAD.

Ca aurait pu être pire. Pour la première, je pense que « tonton » saura calmer le jeu et pour la seconde, et bien une petite levrette dans le bureau de Mc Kinley le soir quand tout le monde sera parti devrait là aussi détendre l'atmosphère (et pas que...).

Pas besoin de me dire deux fois de mettre les voiles. Je me lève presque aussi rapidement que si j’avais posé un bout de cul sur une clôture électrique, offre un hochement de tête à Skripnick agrémenté d’un formel « Monsieur » et quitte le bureau non sans un dernier regard vers l’hideuse horloge.

* Mais putain qui lui a offert une horreur pareille ?!!! Putain de Tic-Tac !!*

A la sortie, je réprime l’envie immédiate d’une garouche et attend poliment que Robert sorte. Mes tempes pulsent méchamment, traces indélébiles de mon mal de crâne qui veut pas me lâcher aujourd’hui.

Sachant très bien que nous sommes observés, même si personne ne sera dupe, je conserve la même attitude formelle matinée d’une tentative de tranquillité apparente.

- Monsieur le conseiller, je vous raccompagne ?

Alors que nous nous tenons devant l’ascenseur, que je peux sentir tout le service nous regarder tout en faisant semblant d’être occupé, je poursuis avec affabilité mais assez fort pour être audible :

-Pour ce que ça vaut, vous présenterez mes sincères condoléances au juge Alfonzo Ruiz, je crois savoir que vous êtes amis.

Bordel, elles vont s’ouvrir ces foutues portes !*
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Re: Scène 1 : Saturday noon fever

Message  Faust le 2014-03-23, 7:08 pm

Ton Oncle en bon politicien, n'affiche même pas un air surpris à ta phrase et répond sur le même ton :
- Merci, Détective. Je suis persuadé que votre sollicitude le touchera.

Le "Ding" sonore de l'ascenseur accompagné de l'ouverture des portes met fin à tes souffrances mentales. Robert te précède, et entre en se tournant vers toi avec un léger sourire narquois, tandis que tu appuies sur le bouton du rez-de-chaussée :
- Il faut croire que mes dons de psychologue n'étaient pas aussi fins que je le pensais : j'ai toujours dis à ton père que tu étais doué pour te faire des amis..., dit-il sur le ton du badinage, comme si rien de tout ceci ne venait d'arriver. Comme si tu n'avais pas hérité d'une bombe nucléaire déguisée en enquête. Comme si tu n'étais pas en train de te poser dix milles questions sur sa venue, et sur tout ce qui se joue ici et maintenant.

Il laisse l'ascenseur démarrer, et réajuste ses lunettes du majeur, l'air soudainement navré :
- Je suis sincèrement désolé pour toute cette histoire, Matt. Je n'ai pas eut une seule occasion de te prévenir. Tu as été...Plutôt occupé, il faut dire.
Il marque un petit silence, comme lorsqu'il prépare une phrase alambiquée pendant une réception :
- Contrairement à ce que tu peux penser, ce n'est pas moi qui ai mis en route tout ce manège. Il avait déjà démarré quand on m'a fait monter dedans. Alphonzo est venu me chercher sur le green. Il était à la fois effondré, et furieux comme je ne l'avais jamais vu. Il...
L'ex-gouverneur semble hésiter, comme si le sujet était délicat, ce dont tu ne doutes pas :
- ...Il voulait quelqu'un en qui il puisse avoir confiance dans le service COPS. Et vu qu'il te connait et qu'il sait que j'ai une certaine influence, il a bondi sur l'occasion comme un chien sur un os.

Tandis que l'ascenseur descend, tu sens le ton de ton Oncle descendre aussi, et devenir plus rauque, comme affecté. Chose rare chez cet homme d'un exceptionnel sang-froid. Il te fixe de ses prunelles noires et intenses :
- ...Il veut te parler. Il a...Demandé à te voir en personne. Je ne lui ai rien promis. Il sait qu'il risque sa carrière en jouant ce jeu. Mais il s'en moque...
Un voile triste passe devant son visage une seconde et il s'approche de toi :
- Ecoutes, Matthew, ce pauvre Alfie a complètement perdu la tête. Il est enragé, et il ne m'écoute même plus. Gina était la prunelle de ses yeux. Même quand elle a décidé de déménager au centre ville et de se faire cette vie de bohème, il n'a rien dit. Il n'a rien dit non plus quand elle a décidé d'épouser ce crétin...
Il ne finit pas sa phrase, mais tu sens qu'il ne le porte pas dans son coeur. Mais, bon orateur, il esquive la suite et se remet sur les rails en t'offrant un air sérieux :
- Bref, en discutant ensuite avec le Chief et le Capitaine de ton "coup d'éclat" du jour, j'ai tout de suite vu une opportunité de donner un petit coup de pouce à ta carrière, faute d'un meilleur choix.
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Re: Scène 1 : Saturday noon fever

Message  Masika le 2014-03-26, 1:20 pm

L’ascenseur se referme sur une intimité limitée à la descente du building du Central. Assez pour que mon oncle me lâche des infos sur la comédia dell’ arte qui vient de se dérouler dans le bureau du Capitaine. Ainsi Alfonso ne place qu’une confiance limitée dans les hommes du COPS. Intéressant. Plus vraisemblablement et malgré l’enrobage avec lequel Robert prend soin de me présenter ça, il a besoin d’une marionnette chez les COPS et je suis le candidat parfait dans ce cadre-là…
Mais après tout, comme dit, faute de mieux, bénéficier de l’appui de Ruiz et récupérer l’enquête est ce qu’il pouvait m’arriver de meilleur dans la situation présente. A moi ensuite de jouer ma partie du mieux possible.
C’est avec cette conviction que je réponds avant que l’ascenseur ne s’ouvre à nouveau sur du public :
 
- J’irai voir le juge Ruiz. A-t-il donner un lieu de Rendez-vous ?
 
J’ajoute alors que les portes s’entrouvrent :
 
- Merci Robert. C’est un pari osé, mais c’est aussi l’opportunité que j’attendais.
 
Alors que nous sortons, je lui tends la main et dis sur un ton plus audible :
 
- Merci de votre venue Monsieur le conseiller. Je vous souhaite un bon retour et nous vous tiendrons informé des avancées, comme de bien entendu.
 
Je le regarde, pensif, s’éloigner puis appelle de nouveau l’ascenseur. Les quelques secondes d’attente me permettent de faire le point. Régler le problème McKinley. Consulter le PARD [Hitel-Lotek p91] en m’attardant plus particulièrement sur le dossier de Shawn Parker. Rendre une petite visite à Norman Jiwenski pour le faire jacter avant de lui clouer le bec avec des dollars. Aller voir les gars du labo, sans grand espoir, mais sait-on jamais. Rendre visite à l’appart de Gina et à son jules.
 
Et ne pas oublier de passer checker ma frangine et son « retard »…
 
*Putain quand une journée est bonne, elle est bonne.*
 
J’appuie sur l’étage du SAD, de toute façon je connais le chemin jusqu’au bureau de Mc Kinley. Je réajuste ma tenue, passe une main dans mes cheveux pour les remettre un ordre et dégaine mon sourire « jeune garçon mutin qui aimerait tellement vous serrer dans mes bras ».
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Re: Scène 1 : Saturday noon fever

Message  Faust le 2014-03-31, 9:09 pm

La réponse de ton Oncle à ta question te donne quelques indications encore :
- Il voudrait que tu passes le voir chez lui, à sa résidence familiale à Beverly Hills. C'est à deux pas de chez ton père. Il avait une affaire cette après-midi, mais je pense qu'il va couper court, donc il y sera sûrement d'ici une petite heure, je pense
, finit-il en regardant sa discrète Rolex.

Tandis que les portes s'entrouvrent, il te fait un faible sourire mais ne rajoute rien, et te laisse le saluer de manière "officielle" pendant que vous sortez.

Lorsqu'il s'éloigne et que tu rappelles l'ascenseur, tu distingues alors la foule de journaliste devant l'entrée qui visiblement a commencé à investir l'affaire de manière plus poussée.

Tu remontes alors, pensif, les étages de l'immeuble du LAPD jusqu'à celui du SAD, avec pour seule compagnie les cliquetis métalliques de la cage. Espérant que cette scène n'est pas prophétique sur le reste de ta future carrière (seul dans une cage de 4m²), tu préfères te concentrer sur la façon de gérer ce qui s'annonce comme une des journées les plus merdiques de ton existence.

Le *DING* salvateur te ramène à la réalité, tandis que ton mal de tête qui avait disparu revient, et empire.

[Suite dans la Scène 2 : Musique, Maelström !]
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Re: Scène 1 : Saturday noon fever

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